DECLARATION COMMUNE DES FORCES VIVES ET POLITIQUES SUR UN SCRUTIN CREDIBLE ET TRANSPARENT EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO / TELEMA EKOKI, MOUVEMENTS CITOYENS ET CANDIDATS PRESIDENTS DE LA REPUBLIQUE

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Les signataires:

DECLARATION COMMUNE DES FORCES VIVES ET POLITIQUES SUR LA MACHINE A VOTER ET SUR UN SCRUTIN CREDIBLE ET TRANSPARENT EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
1. Ce 02 novembre 2018, les forces politiques acquises à l’alternance par des élections crédibles se sont réunis à Kinshasa afin d’évaluer la situation qui prévaut en RDCongo à la veille du lancement de la campagne électorale et dresser ensemble la marche à suivre jusqu’à la tenue des élections libres, démocratiques, transparentes et inclusives en République Démocratique du Congo.
2. Pour la première fois, depuis notre accession à l’indépendance, des élections combinées mettront près de 40.000 candidats face à 40 millions d’électeurs.
3. Malheureusement, depuis la signature de l’accord de la Saint-Sylvestre, le régime n’a eu de cesse de violer ses engagements. Le non-respect des libertés civiles et politiques des citoyens et la répression aveugle ont pris le dessus sur la volonté de maintenir l’esprit du pacte républicain négocié lors de la Table ronde de 1960, de la Conférence Nationale Souveraine et du Dialogue Intercongolais de Sun City qui forgent l’unité et la force de la Nation.

4. Après s’être moqué de l’Eglise catholique à qui il avait confié la facilitation du dialogue de la Saint Sylvestre, le régime se moque désormais des appels de la Société Civile, de l’Opposition Politique et de la majorité des candidats à l’élection présidentielle qui exigent la révision du fichier électoral et le retrait de la machine à voter. Le maintien des prisonniers politiques Eugène Diomi Ndongala, Jean Claude Muyambo, Franck Diongo, Carbone Beni et tant d’autres en détention, l’arrestation des membres des mouvements citoyens Lucha, Filimbi et des Congolais Debout, l’organisation de procès expéditifs assortis de jugements iniques, la poursuite des actions judiciaires motivées politiquement contre certains hommes politiques, la mise à l’écart de certains candidats Présidents de la république par l’instrumentalisation des contentieux des candidatures d’une part et par la fermeture des frontières de l’Etat à l’encontre d’un autre candidat d’autre part, l’interdiction des manifestations pacifiques et l’invalidation de plusieurs candidats montrent que ce régime se moque des Congolais et de leur droit sacré de choisir librement leurs dirigeants.

5. Sous la dictée du pouvoir, la Commission Électorale Nationale Indépendante oppose le plus grand mépris aux appels répétés de la Société Civile et de l’Opposition politique pour des élections crédibles et transparentes. Elle veut ignorer l’existence de plus de 7 millions d’électeurs enregistrés sans empreintes digitales ainsi que la disparition inopinée de plusieurs centaines de milliers de cartes d’électeurs. Par une passation de marché opaque et violant tous les prescrits en la matière, la CENI a acquis des machines à voter à prix d’or pour conduire les Congolais à un vote électronique que la loi électorale ne reconnaît pas 1. En prenant
1 – Loi électorale, Art. 237 Ter.
(Loi n° 11/003 du 25 juin 2011, modifiant la loi numéro 6/006 du 09 mars 2006 portant organisation des élections présidentielles, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales).
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fait et cause pour le régime dans sa stratégie de se maintenir au pouvoir à tout prix, la CENI de Monsieur Nangaa a perdu son indépendance et sa crédibilité.

6. Outre son illégalité, la machine à voter ne réunit aucun consensus. Son imposition affectera la crédibilité des résultats du scrutin et la légitimité des institutions qui en seront issues. Elle ouvrira la porte à d’innombrables contestations qui, c’est à craindre, pourraient conduire à des violences et à un affaiblissement général de l’Etat.
De ce qui précède, et au nom des combattants de la liberté tombés pour que le peuple congolais reprenne en main son destin, notamment Floribert Chebeya, Armand Tungulu, Luc Nkulula, Rossy Tshimanga, Thérèse Kapangala, ainsi que toutes les autres victimes tombées pendant les marches pacifiques du CLC, et en la mémoire d’Etienne Tshisekedi, illustre figure du combat pour l’émergence d’un Etat de Droit, Nous, Représentants des Forces Politiques et Sociales réunis ce jour :
I. Appelons les leaders de la Société Civile et des Forces Politiques acquises au Changement à poursuivre de façon concertée, sans faillir et jusqu’à la victoire, le combat pour lequel nos martyrs sont tombés ;
II. Saluons et félicitons le peuple congolais qui s’est mobilisé ce vendredi 26 octobre 2018 sur toute l’étendue du territoire national pour refuser catégoriquement la machine à voter, instrument non prévu par la loi électorale que le régime de Kinshasa veut imposer pour confisquer au souverain primaire le pouvoir de choisir ses dirigeants ;
III. Réitérons notre adhésion au mémorandum déposé par les leaders politiques auprès de la CENI ;
IV. Invitons la population congolaise à signer massivement la pétition initiée par le Comité Laïc de Coordination pour rejeter la machine à voter ;
V. Exigeons de la CENI de retirer la machine à voter non prévue par la loi électorale, de nettoyer le fichier électoral corrompu et de rechercher activement le consensus entre toutes les parties prenantes pour un processus électoral apaisé, crédible et responsable ;
VI. Rappelons que seules des élections libres, démocratiques, transparentes, crédibles et inclusives donnent la légitimité aux dirigeants politiques ;
VII. Rappelons notre refus de tout report dilatoire des élections du 23 décembre 2018 ;
VIII. Invitons par conséquent la population à la mobilisation et à la vigilance et lui demandons de se tenir prête à répondre à toutes les actions que nous engagerons pour qu’elle se réapproprie son destin ;
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IX. Affirmons solennellement à notre peuple que nous ferons échec à tout projet
du pouvoir de s’éterniser par une parodie d’élections, en nous privant ainsi
du droit de désigner librement nos dirigeants légitimes, et annonçons la
reprise incessante des actions de masse pour exiger l’application de nos
droits fondamentaux.

SALLE REINE DE PAIX , GOMBE
Fait à Kinshasa, le 02 novembre 2018

  • TELEMA EKOKI ET D’AUTRES MOUVEMENT CITOYENS, 
  • LES CANDIDATS PRÉSIDENTS DE LA RÉPUBLIQUE

 

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«Je veux un nouveau Président maintenant !» / LANCEMENT DE LA CAMPAGNE CITOYENNE DE TELEMA EKOKI

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«Je veux un nouveau Président maintenant !» 

LANCEMENT DE LA CAMPAGNE CITOYENNE DE TELEMA EKOKI

CONFÉRENCE DE PRESSE TENUE LE 4 OCTOBRE 2017 A 11H00 AU CEPAS,
 A KINSHASA, GOMBE, PAR "TELEMA EKOKI"

Nous, Jeunes congolais engagés dans le mouvement politico – citoyen TELEMA EKOKI, unissons notre voix à celle des élites résistantes de la RDC pour crier haut et fort :

« Nous voulons un nouveau Président maintenant ! »

En ce 04 octobre 2017, TELEMA EKOKI lance sa campagne citoyenne sous le thème mobilisateur « Je veux un nouveau président maintenant ! ».

Les mois de septembre 2016 et 2017 sont passés sans que la Commission Électorale Nationale Indépendante ne convoque le corps électoral de la République Démocratique du Congo.

Cela constitue, selon notre mouvement, une violation inadmissible aussi bien de la Constitution en vigueur que des droits civils et politiques des congolais.

Voilà pourquoi, dans les jours qui suivent, TELEMA EKOKI lancera une série d’actions pacifiques pour marquer la détermination du peuple congolais de reprendre en mains ses responsabilités et de jouer pleinement son rôle de souverain primaire.

Nous ne défendons pas un Accord Politique quelconque tombé en désuétude et qui constitue, malheureusement, une excuse pour reporter indéfiniment la tenue de l‘élection présidentielle, alors que tous les Accords politiques signés depuis des années demeurent inappliqués à ce jour, aussi bien dans l’esprit que dans la lettre. Peut-on croire à un processus électoral sans décrispation politique ? Où sont-ils, aujourd’hui, les prisonniers politiques emblématiques qui incarnent la lutte pour l’alternance politique et la vérité des urnes exigée par tout le peuple congolais ? Ils sont toujours en prison ; et nous refusons de rester passifs face à la volonté d’un pouvoir de facto de transformer la RDC en une immense prison à ciel ouvert !

TELEMA EKOKI est un mouvement citoyen différent. Sa stabilité repose sur son fonctionnement basé sur le principe hégélien de la pyramide inversée : la base décide et les ainés encadrent et accompagnent la lutte.

Dans cette optique, nous refusons l’hypocrisie de ceux qui maquillent leurs engagements politiques derrière une fausse neutralité : au contraire, nous revendiquons ouvertement notre identité de mouvement politico – citoyen.

TELEMA EKOKI estime que le rôle du souverain primaire ne se limite pas à être convoqué en tant que corps électoral (même si les congolais sont aussi privé de cette prérogative élémentaire) ; TELEMA EKOKI revendique le rôle actif de souverain primaire, qui doit pouvoir exprimer son mécontentement envers des dirigeants confisquant le pouvoir d’état par la force et la répression politique. Sous d’autres cieux cela s’appelle dictature…

M. Kabila voudrait priver les congolais de leur droit à la libre expression, de leur droit à manifester pacifiquement ainsi que de leur droit de protester contre un régime dont le bilan est largement négatif en termes de développement social, économique, sécuritaire et qui pratique une politique « autiste » sur le plan diplomatique.

Le peuple congolais, en tant que souverain primaire, a le droit de revendiquer la bonne gestion des ressources que génère le pays et il est de son droit le plus légitime de dénoncer par tous les moyens démocratiques la corruption endémique qui mine la gouvernance du régime actuel, d’autant plus que les représentants du peuple ont simplement démissionné de leur rôle de contre-pouvoir et ne se gênent pas d’occuper des fonctions électives, tout en étant hors mandat.

« Je veux un nouveau Président maintenant ! », car l’actuel, ni légal ni légitime, prive tout le peuple congolais, et plus particulièrement la jeunesse, de toute opportunité et de tout espoir pour un futur meilleur. Nous ne voulons pas nous accommoder de la médiocrité des dirigeants actuels, dont le seul souci est celui de l’enrichissement personnel au détriment du développement de toute une nation.

« Je veux un nouveau Président maintenant ! », car le peuple congolais mérite mieux : il mérite d’avoir de quoi manger, d’avoir accès à l’énergie, d’avoir de quoi scolariser les enfants, d’avoir accès aux soins de santé, de jouir de ses droits humain les plus fondamentaux dont le droit à la vie, à la libre expression et le droit de se choisir ses propres dirigeants.

« Je veux un nouveau Président maintenant ! » car les conditions de vie inhumaines, humiliantes et dégradantes imposées au peuple congolais par ses dirigeants—dans un pays au sol et au sous-sol extrêmement riches, et dans ces provinces qui sont de véritables coffre-fort de matières premières et de minerais précieux qui font la puissance économique des pays occidentaux et asiatiques » —révoltent.

« Je veux un nouveau Président maintenant ! », car le pays est devenu, depuis une vingtaine d’années, une société de violence où personne n’est plus en paix : des guerres sont déclenchées et utilisées comme stratégie politique, avec leurs lots de morts en masse et de déplacements des populations faisant aujourd’hui du Congo un des pays ayant le plus grand nombre de déplacés internes au monde.

« Je veux un nouveau Président maintenant ! », car les assassinats ciblés des personnalités (politiciens, journalistes, magistrats, religieux, médecins, défenseurs des droits de l’homme…) comme des citoyens ordinaires sont devenus courants et banalisés. Des enquêtes pour retrouver les assassins aboutissent rarement à des résultats, à des arrestations.

« Je veux un nouveau Président maintenant !», car le Congo « Démocratique » a besoin d’être correctement représenté dans le concert des nations ;

« Je veux un nouveau Président maintenant ! », car les potentialités du Congo sont étouffées par l’absence d’un leader visionnaire et empathique, ayant un projet économique partagé avec l’ensemble du peuple congolais, et capable d’assurer la gestion de ce grand et beau pays ;

« Je veux un nouveau Président maintenant ! », car la Justice est réduite au rôle de simple instrument de répression politique et elle n’existe plus en tant que pouvoir indépendant en République Démocratique du Congo ;

« Je veux un nouveau Président maintenant ! » car la RDC n’est pas un bien privé qu’on acquiert en héritage de père en fils : elle appartient à son peuple !

« Je veux un nouveau Président maintenant ! » car TELEMA EKOKI veut un Congo ouvert au monde, cela étant un objectif programmatique irréalisable par un président qui ignore les intérêts supérieurs du peuple congolais et qui ne prouve, envers ce peuple, aucune forme de sympathie.

« Je veux un nouveau Président maintenant ! » car TELEMA n’a aucune confiance en la capacité des anciens seigneurs de guerre de développer le Congo ; excepté si on veut voir les fosses communes se multiplier et assister à une population des congolais devenus de plus en plus pauvres et chosifiés dans leur propre pays !

« Je veux un nouveau Président maintenant ! » car les autorités en place exacerbent chaque jour leur comportement prédateur au détriment du contribuable congolais (le détournement de l’argent destinée à l’organisation des élections, l’affaire des passeports et de permis de conduire congolais, pour ne citer que ces faits les plus récents).

« Je veux un nouveau Président maintenant ! » car, en dehors de la République de la Gombe, le Congo se meurt et régresse depuis 20 ans !

Trop c’est trop !

Le temps du changement est arrivé !

TELEMA EKOKI lancera dans les semaines à venir des actions de masse et de grande envergure pour la concrétisation de sa campagne « Je veux un nouveau Président maintenant ! ». TELEMA EKOKI est convaincu qu’il revient au souverain primaire aussi bien de se choisir ses dirigeants que de les sanctionner.

Et rien ne sera plus comme avant !

Telema Ekoi, Oyé !

Le peuple congolais , Oyé !!!

La Jeunesse engagée de la RDC, Oyé !

Les élites résistantes, Oyé !!!

Oyé, Oyé Oyé: « Je veux un nouveau Président maintenant !!! »

Pour la Coordination de TELEMA EKOKI,

M. Cédric Mudiantu, M. Makiese Augustin,

M. Adolph Amisi, M. Medard Tshipadi,

M. Ibrahim Matenda, M. Melchior Bukasa,

M. Makiese Augustin,

M. Medard Tshipadi,

M. Melchior Bukasa



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CONSTITUTION DE « TELEMA EKOKI » – POINT DE PRESSE DU 28/07/2017

« Décidons de ce fait de créer une plateforme politico-citoyenne, dénommée TELEMA EKOKI pour identifier, conscientiser et ambitionner un leadership politique de rupture, avec des jeunes totalement dévoués, désintéressés et intègres, capables de porter la noble mission de transformation économique et sociale de la RDC, en étant eux-mêmes à la fois les exemples et les modèles d’abnégation, de droiture, de compétence et de patriotisme dont notre société a tant besoin … »

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CONSTITUTION D’UN MOUVEMENT POLITICO-CITOYEN :

« TELEMA EKOKI »

Mesdames et Messieurs,

Chers compatriotes,

  1. Après trente-deux ans de dictature sanguinaire sous le régime de Mobutu, le peuple congolais est toujours paupérisé, humilié et damné sur la terre de ses ancêtres. Il sent continuellement dans sa chair les vestiges d’une gouvernance chaotique tant sur les plan politique, économique que social. Des générations entières des jeunes sont délibérément sacrifiées et utilisées comme marchepieds pour des politiciens qui n’ont aucun projet pour le Congo et le peuple congolais.

  1. L’ Alliance des Forces Démocratique pour la Libération du Congo (ADFL) que le peuple congolais croyait être le mouvement de libération qui allait mettre fin à ce chaos en instaurant la démocratie avait plutôt des agendas cachés qui n’avaient rien du bien-être du peuple congolais. L’espoir placé en elle pour bâtir un Congo fort et prospère au cœur de l’Afrique s’est vite envolé avec le déclenchement d’une nouvelle guerre à l’Est du pays juste une année après.

  1. Entre 2001 et 2003, l’histoire dénote les aspirations du peuple congolais à se doter des institutions fortes et légitimes à même d’enclencher un processus de développement avec l’obtention du pacte républicain de Sun City, consécutif aux rivières de sang versé suite aux guerres instigatrices et factices de la partition du pays.

  1. Ce pacte, avec son compromis politique de 2003, a conduit au contrat social qui nous gouverne, la constitution du 18 février 2006. L’esprit et la lettre de cette constitution ont consacré définitivement la fin du pouvoir autocratique éternel et sa prise par la force. Les élections de 2006 et 2011 ont permis aux congolais de « voter » mais pas d ‘élire  leurs dirigeants.

  1. Curieusement, en lieu et place d’un véritable avancement du processus de démocratisation,  l’élection présidentielle subira une atteinte substantielle grâce à la manipulation des prétendus « élus », lesquelles passeront de deux tours en 2006 à un seul en 2011, faisant du Président de la République le Représentant d’une minorité de la population. D’ autres stratagèmes seront par la suite apprêtés pour saboter les élections présidentielles et législatives prévues en 2016.

  1. Cette négation grave du sens de notre histoire est une insulte inadmissible à la mémoire des victimes congolaises qu’est la jeunesse congolaise tombée pour l’instauration de la démocratie durant les troubles des années 90, pendant les multiples guerres précédant la signature de l’accord de Sun City, les massacres des manifestants civils au mois de janvier 2015 et en septembre 2016.

  1. Les institutions politiques, pourtant issues des élections, ont démontré l’intention de torpiller notre contrat social par une loi électorale subordonnant l’enrôlement des électeurs au recensement des citoyens congolais. D’ autre part, la cour constitutionnelle, qui est la dernière instance judiciaire en matière de droit, est devenue une caisse de résonance du Président de la République, avec des arrêts rendus au-delà de sa mission, prouvant ainsi son incapacité à dire le droit d’un manière independante.

  1. Dépourvue de ses deux ceintures de sécurité, la constitution ne compte, en dernier recours pour sa protection, que sur la mobilisation de la jeunesse conformément à l’article 64 et qui ne peut se faire que par la constitution d’un grand mouvement permettant de fédérer toutes les énergies vives de notre nation et plus particulièrement les énergies de la jeunesse congolaise qui a été et reste le porteur incontesté de la flamme de la démocratie en République Démocratique du Congo.

CONSTITUTION DU MOUVEMENT POLITICO-CITOYEN  « TELEMA EKOKI »

  1. Considérant que plus de cinquante-sept ans après son accession à l’indépendance, la République Démocratique du Congo, notre pays, se trouve dans une situation d’impasse politique, économique et sociale et, en conséquence, classé comme le pays le plus pauvre de la planète ;

  2. Considérant qu’à l’heure actuelle tous les indicateurs économique, social et humain pointent au rouge et laissent croire que notre pays poursuit inexorablement une trajectoire d’insécurité, de pauvreté et de misère, d’oppression, d’aliénation et de violation manifeste des libertés individuelles et des droits humains dans un environnement institutionnel orchestré par ceux qui sont considérés comme les garants de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale ;

  3. Considérant que la mauvaise gouvernance, le dysfonctionnement et la désintégration des structures institutionnelles de l’Etat continuent de faire obstacle au développement intégral et à la modernisation de ce grand, riche et beau pays au cœur de l’Afrique ;

  1. Considérant que les échecs de différents régimes politiques et gouvernements qui se sont succédé ont eu comme conséquences la destruction, l’humiliation et la chosification de l’homme congolais ;

  1. Considérant que les Partis et Organisations politiques, en dépit de leur existence en surnombre, sont loin d’œuvrer pour l’éclosion du nationalisme congolais, pour l’émancipation politique du peuple et pour l’éclosion de la citoyenneté de participation démocratique ;

  1. Considérant par ailleurs, que beaucoup de  dirigeants politiques ont déserté tous les chantiers sociaux au profit de l’enrichissement personnel, comme en témoigne un déficit de conscience nationale, justifiant le désespoir du peuple et sa soif pour une nouvelle génération de politiciens capables d’être de porteurs d’un changement démocratique et qualitatif au niveau des hommes, des institutions et de la gouvernance ;

  1. Considérant que si le problème de leadership au sommet de l’Etat est résolu de manière durable, les ressources humaines et naturelles de la RD Congo devraient incontestablement lui permettre de s’élever au rang des pays les plus prospères de la planète ;

  1. Considérant que, de ce fait, le Congolais doit redevenir l’artisan incontournable de son bien-être politique et le défenseur jaloux du patrimoine national par l’usage judicieux de tous ses droits tels que repris dans la constitution ;

  1. Considérant, de surcroît, que l’intégrité territoriale, la souveraineté nationale, ainsi que la démocratie sont en danger ;

  1. Que malgré de nombreux accords de paix, les conflits armés et l’insécurité continuent d’être alimentés par des convoitises régionales et internationales amplement documentées ;

  1. Etant donné que le Congolais doit se mettre debout (TELEMA EKOKI) et s’engager pour son avenir ;

  1. Considérant qu’il est impératif de rétablir la paix en reconnaissant la diversité de nos origines comme une force, en renonçant à toute conquête du pouvoir politique par des armes, à tout exercice dudit pouvoir par la force, et, ce faisant, à l’institutionnalisation des milices privées visant à perpétuer des conflits armés ;

  1. Considérant, en outre, que le malheur de notre peuple est imputable à l’irresponsabilité, l’incompétence et l’amateurisme de la classe dirigeante qui se distingue par le manque de patriotisme et de vision ; l’absence d’un leadership éclairé, discipliné et intègre, la mauvaise gouvernance économique et politique, ainsi que l’entretien d’un environnement socio-politique d’oppression ;

  1. Que l’émergence d’un État de droit et d’une société démocratique est incompatible avec l’institutionnalisation de la corruption, de l’impunité, de l’injustice, du non-respect des engagements et des lois, de l’improvisation, du tribalisme, du régionalisme, et de tant d’autres antivaleurs ayant conduit à la faillite de l’Etat et à la rupture totale avec les valeurs républicaines ;

  1. Qu’en effet, tous les jeunes mobilisés au sein de TELEMA EKOKI sont aussi la voix des sans-voix et les défenseurs des millions de femmes violées, des citoyens congolais condamnés à l’errance puisque délogés de leurs terres et fuyant leurs villages ensanglantés par des envahisseurs et agresseurs alimentés par des guerres de rente ; des leaders politiques torturés, muselés et détenus illégalement en prison puisqu ’ils ont osé prendre position pour un peuple chosifié et humilié dans ses droits les plus fondamentaux. C’est notamment le cas  des honorables EUGENE DIOMI NDONGALA, Franck DIONGO et  MUYAMBO: des symboles vivant de la résistance à l’oppression.

  1. Considérant qu’un projet qui regroupe les jeunes de tous bords, venant des villes et des campagnes, vivant sur le territoire national ou à l’étranger, qui pensent qu’il est temps de mettre en place une alternative politique crédible, doit être ouvert à tous les Jeunes congolaises et congolais désireux de contribuer au développement durable du pays ;

  1. Persuadés qu’un tel engagement de la jeunesse congolaise rassemblée permet finalement de :

  1. Répondre aux attentes du peuple congolais qui ne croit plus en la classe politique actuelle ;

  1. Concevoir et mettre en place un projet politique innovant, à travers un grand mouvement, composé de mouvements citoyens, d’organisations de la société civile, de partis politiques et de personnalités indépendantes ;

  1. Placer l’action politique sous les signes de l’éthique, de l’intégrité, du service et de la compétence ;

  1. Consolider l’Etat de droit et garantir le respect de la loi par tous les citoyens, y compris les élites dirigeantes, en assurant l’Egalité de tous devant la justice ;

  1. Promouvoir la reconstruction de notre socle de valeurs, pour mieux vivre ensemble ;

  1. Placer la bonne gouvernance et l’obligation de rendre compte au cœur de la gestion publique ;

  1. Réhabiliter l’administration publique et garantir la fourniture de biens et services publics de qualité aux citoyens et usagers, quels que soient leur niveau de vie, leur condition sociale et leur localité de résidence ;

  1. Entreprendre des reformes de première et seconde générations indispensables à une véritable émergence économique, sociale et culturelle de notre pays ;

  1. Assurer la gestion équilibrée et la préservation de nos multiples ressources naturelles ;

  1. Lutter contre la pauvreté sur toutes ses formes par la promotion d’un secteur privé fort et dynamique ;

  1. Restructurer l’économie congolaise par la relance de tous les secteurs de production, en réservant une place de choix a l’entreprenariat féminin et à l’emploi des jeunes ;

  1. Formuler des politiques de développement appropriées à la structure de notre économie et permettant d’assurer de grands équilibres macroéconomiques, la cohérence des stratégies sectorielles, l’amélioration du niveau de vie des populations et le renforcement des capacités du secteur privé national, le seul gage de création de la richesse et le seul moteur d’une croissance équilibrée ;

  2. Susciter un éveil de conscience au sein de la population qui concoure à une dynamique de développement participative, s’appuyant sur l’implication de tout citoyen à contribuer au bien-être de sa communauté par le biais des noyaux sociaux de base et sans attendre comme toujours une main extérieure parfois étrangère aux réalités locales ;

  1. Considérant la place de la RDC en Afrique et dans le monde ;

  2. Persuadés que les jeunes rassemblés au sein de TELEMA EKOKI se doivent d’être exemplaires à tous points de vue et que le projet doit reposer sur les valeurs que sont le dévouement à l’intérêt général, l’ardeur au travail, l’intégrité, la réceptivité aux préoccupations concrètes des congolais, la transparence dans les actions et l’obligation de rendre compte ;

  3. Nous, jeunesse congolaise, refusons solennellement d’être utilisés comme des marches-pieds pour servir des intérêts des politiciens égoïstes et sans projet réel pour note pays ;

Décidons de ce fait de créer une plateforme politico-citoyenne, dénommée TELEMA EKOKI pour identifier, conscientiser et ambitionner un leadership politique de rupture, avec des jeunes totalement dévoués, désintéressés et intègres, capables de porter la noble mission de transformation économique et sociale de la RDC, en étant eux-mêmes à la fois les exemples et les modèles d’abnégation, de droiture, de compétence et de patriotisme dont notre société a tant besoin ;

  1. Notre décision est la conséquence du constat d’une carence d’hommes dotés d’un projet politique couplé d’un sens élevé de responsabilité et d’un amour profond pour la République ;

  1. Notre mission est la construction d’une société profondément reformée, en harmonie avec elle-même et offrant des opportunités d’épanouissement individuel et collectif à tous. Ce rêve doit être porté par une nouvelle race de jeunes congolaises et congolais ayant à cœur le devenir de la République démocratique du Congo et épris des valeurs de liberté, de solidarité et de justice sociale ;

  1. C’est pourquoi nous faisons un appel solennel a tous les jeunes congolaises et congolais de joindre massivement et sans délais le mouvement TELEMA  EKOKI et d’en faire, enfin, le dernier chantier pour la refondation de notre patrie et de consacrer la rupture longtemps attendue par tout notre peuple ;

  1. La rupture, dans le contexte de TELEMA EKOKI, est en effet cette prise de conscience que le peuple congolais doit désormais se prendre en charge dans l’esprit de l’article 64 de la constitution et conformément à l’esprit de la lettre de la CENCO : « LE CONGO VA TRES MAL—DEBOUT CONGOLAIS » face à une majorité politique irresponsable et au comportement mercenaire ;

  1. C’est pourquoi nous devons enfin accomplir notre émancipation politique, en nous engageant à libérer tout notre peuple de l’état permanent d’esclavage, de la pauvreté, de la privation et de la discrimination tribale car le temps est venu de panser nos blessures, l’heure de la réjouissance a sonné et l’heure de la construction est arrivée ;

  1. Prenant Dieu et toute la nation à témoin, nous nous engageons à construire une paix réelle et durable pour tous, nous allons insuffler l’espoir dans les cœurs des millions de nos compatriotes congolais partout où ils se trouvent et nous allons travailler dur pour créer la justice distributive. C’est au prix de grands efforts et sacrifices que nous décidons de donner à notre nation le précieux cadeau de notre prise de conscience : LA LIBERATION ;

  1. Enfin, pour la toute la jeunesse que nous représentons sans distinction aucune, TELEMA EKOKI est un nouvel ordre politico-citoyen dont l’unique but est de libérer le pays de l’Etat d’occupation et lui permettre de se construire et se projeter vers un avenir meilleur.

Que vive la jeunesse consciente ;

Que vive le nouvel ordre politico-citoyen « TELEMA EKOKI»

Que vive la RDC.

Fait à Kinshasa, le 28/07/2017,

Cedric Mudiantu,

Porte-Parole

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