TELEMA EKOKI / LE REGIME BARBARE D’ALIAS KABILA SOUILLE LES TABERNACLES AVEC SES MERCENAIRES LOURDEMENT ARMES, TUE LES MANIFESTANTS PACIFIQUES ET VIOLE LES SYMBOLES SACRES DES CHRÉTIENS : LE SALUT DU PEUPLE CONGOLAIS NE PEUT VENIR QUE DE  LA LEGITIME DEFENSE

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TELEMA EKOKI / LE REGIME BARBARE D’ALIAS KABILA SOUILLE LES TABERNACLES AVEC SES MERCENAIRES LOURDEMENT ARMES, TUE LES MANIFESTANTS PACIFIQUES ET VIOLE LES SYMBOLES SACRES DES CHRÉTIENS :

LE SALUT DU PEUPLE CONGOLAIS NE PEUT VENIR QUE DE  LA LEGITIME DEFENSE

Ce 31 décembre 2017, les congolais ont compris qu’il ne faut plus se faire des illusions:
le pouvoir despotique et liberticide d’ alias Joseph Kabila est prêt à tout pour conserver le pouvoir par la force; même la bienveillante et pacifique Église Catholique Universelle vient de le comprendre, d‘une manière on ne peut plus explicite, après les efforts de médiation consentis pendant deux ans de bons offices, à la demande de celui-la même qui tue aujourd’hui  ses fidèles et ses pasteurs.
Les chars de combat ont été déployés, depuis le soir du 30 décembre 2017,  dans les enceintes des églises et les militaires de la Garde  dite Républicaine assiègent la Cathédrale Notre Dame de Lingwala, dans la ville de Kinshasa mais aussi dans d‘autres villes de la RDC; les paroisses de Saint Luc, Lemba, Saint Joseph à Matonge et des dizaines d‘autres sont barricadées par des déploiements des militaires lourdement armés:
c’est une guerre déclarée par l’Anti-Christ contre le peuple des croyants.
Des scènes d’horreur défilent sous nos yeux; l’ imposture imposée à la tête de la RDC ne cache plus son vrai visage: celui de la violence brute, de la barbarie inculte et de la tyrannie la plus abjecte.
Des messes se sont tenues, malgré tout,  le matin du 31 décembre 2017 et les fidèles de certaines paroisses ont pu marcher, bibles et chapelets à la main, bravant les chars de combat et le tirs de lance-roquettes qui retentissent dans la ville de Kinshasa: ils ont manifesté leur soif de  liberté, de démocratie et du respect de la personne humaine. D’autres ont été pris en otage dans les églises, pendant des heures, car les militaires en position de tir devant les portes des lieux de culte  les ont empêchés de sortir et de marcher. D’autres sont morts, en martyrs de la foi et de la lutte pour la démocratie, ce jour historique de la Saint Sylvestre.
Pour TELEMA EKOKI, c’est une véritable guerre que M. Kabila déclare au peuple congolais.
Inutile de prétendre du bourreau de Tingi-Tingi un quelconque réflexe démocratique: il ne connaît que la force brute et il a détourné l’Armée Congolaises de sa mission constitutionnelle, en la réduisant au rôle de « chien de garde » de son pouvoir, lancé à l’attaque du peuple congolais plutôt qu’à la poursuite des vrais ennemis de la République, toujours plus nombreux et chaque jours plus agressifs.
Les FARDC n’ont plus la charge de la défense de l’État mais celle de la protection du pouvoir personnel, illégitime et illégale de M. Kabila et le groupe de thuriféraires inconscients qui l’entourent: des civils et militaires, aux mœurs légers, prêts à tout en échange du droit de se servir sur l’argent du contribuable congolais, assurés de toute impunité.
Alors que l’Église Catholique Universelle aurait bien voulu exorciser le régime sanguinaire qui sévit au Congo Kinshasa, celui-ci n’a aucune retenue :
les lieux de culte ont été envahis par les soudards, les tabernacles souillés et les abbés arrêtés, comme aux temps immémoriaux  où les chrétiens étaient massacrés dans les amphithéâtres des païens, il y a plus de deux mille ans !
Et tout cela se passe dans le principal pays catholique d’ Afrique !
Kabila et son goût immodéré pour la violence défie le monde civilisé, ses pairs africains, le Pape, le conseil de sécurité de l’Onu et chaque congolais épris de paix et justice: la seule parole qu’il écoute est celle des charlatans qui lui font boire le sang des congolais et faucher des vies en échange de fallacieuses promesses d‘éloigner, le plus possible, le moment où il sera inévitablement appelé à rendre des comptes. Cela ne l’empêche de vivre dans le cauchemar quotidien de la crainte d’être « tué par une balle dans la tête »,  comme il a lui-même l’habitude de confesser à ses proches.
L’imposteur, ivre de sang,  tétanisé par ses peurs, a tout détruit: la Constitution congolaise est réduite à un chiffon pour nettoyer ses bottes de dictateur; les lois ne s’imposent qu’aux adversaires politiques; les institutions publiques sont devenues des cercles d’applaudisseurs automatiques du geste le plus trivial  du « Raïs » ; les prisonniers politiques se multiplient et les leaders de l‘opposition politique sont toujours privés de liberté,  l’économie est à genoux: qu’importe, si les congolais meurent de faim, lorsque le dictateur peut amasser son immense fortune dans des paradis fiscaux et partager les miettes avec sa famille, ses courtisans et ses généraux d’opérette?
Les symboles sacrés de tout un peuple ont été violés, les tabernacles souillés, les rêves d’une solution pacifique à la gravissime crise institutionnelle et humanitaire  qui frappe la RDC se sont définitivement envolés. Kabila transforme le Congo en un enfer quotidien pour des millions de congolais et une « terra nullius » au cœur de l’Afrique, pour le reste du monde.
Le tyran n’a pas de parole. La nouvelle incarnation de Léopold II considère les congolais comme des sous-hommes qui habitent son domaine, la RDCongo, un pays qui  d’ailleurs lui appartiendrait en tant que bien privé.
Cela est contraire au principe de la dignité humaine, enseignée par l’évangile.
TELEMA EKOKI ne  cessera de lutter contre ces dérives et  la chosification du citoyen congolais.
Quand on déploie l’armée contre le peuple et surtout contre des hommes de paix, quand on prive tout un pays de la communication internet pour s’assurer que la répression sauvage puisse continuer à « huis clos » et sans témoins gênants des actes blasphématoires qui sont commis, des exécutions extrajudiciaires, des arrestations qui se sont multipliées ce 31 décembre 2017, des violences quotidiennes contre le peuple congolais devenu esclave dans son propre pays, alors tout dialogue devient pas seulement impossible mais surtout piégé: un poker menteur, dont seul le tyran dicte les règles.
Kabila n’a jamais respecté les principes de la démocratie: il n’ y aura jamais d’élections dans ce pays aussi longtemps qu’elles  ne soient transformées, par une Commission Électorale Nationale dite Indépendante (CENI) complice, en un énième plébiscite en faveur du despote.
Ceux qui parlent de la tenue de véritables élections alors que le peuple congolais est martyrisé, frappé même dans son âme, sont soit des ignares, soit des complices nourris aux mamelles nauséabondes  de la dictature.

 Les martyrs, bible à la main,  de la paroisse St. Alphonse de Matete (3 morts) et ceux de St. Adrien à Ngaba (2 morts),  du marché de la liberté de Masina (2 hommes et 2 femmes décédées), de Kananga (1 mort) et de Lubumbashi (2 morts), selon un bilan macabre encore provisoire, les nombreux blessés, les centaines de fidèles et prêtres  arrêtés, coupables de revendiquer leurs droits de souverain primaire suspendus depuis 2016, réclament Justice.

 Les tueries ignobles de ce 31 décembre 2017 et la guerre  que le régime Kabiliste a déclaré à l’Église Catholique Universelle et au peuple congolais, ont définitivement convaincu TELEMA EKOKI que nous vivons les affres de  la plus féroce dictature du 21ème siècle, détentrice du record mondial des fosses communes, et que le salut du peuple ne peut venir que de la   légitime défense.
Honneur et Gloire aux martyrs catholiques tombés le 31 décembre 2017.
Que Dieu bénisse le peuple congolais.
TELEMA EKOKI                                                                                                 
La voix du peuple
                                                                               LOGO TELEMA
 LES IMAGES DE LA MARCHE DES CHRETIENS DU 31/12/2017  – KINSHASA – BUKAVU

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Rapport de HRW : Telema Ekoki appelle à l’action des Congolais/ LE COURRIER DE KINSHASA

UNE COURRIER KINSHASA 111217 TELEMA EKOKIRapport de HRW : Telema Ekoki appelle à l’action des Congolais

Samedi 9 Décembre 2017 – 13:15

Dans un appel du 8 décembre, le mouvement politico-citoyen Telema Ekoki a dit prendre connaissance, sans surprise, du contenu gravissime du rapport de Human Right Watch (HRW), rendu public au début du mois et faisant état de la haute trahison du président Kabila « qui, accumulant chaque jour qui passe des forfaitures contre le peuple congolais, a commis un crime odieux de plus contre la nation congolaise, en sous-traitant les rebelles du mouvement de proxy filo-rwandais nommé M23, pour en faire une milice supplétive des Fardc et de la police nationale congolaise, afin de réprimer les manifestations pacifiques de l’opposition non armée qui, en septembre, octobre et novembre 2016 se mobilisait contre la violation intentionnelle de la Constitution ». Connus pour leur violence sanguinaire, a noté ce mouvement, les rebelles du M23, défaits par une coalition armée internationale et la Monusco, se sont réfugiés en Ouganda et au Rwanda afin d’échapper aux poursuites pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, demeurant ainsi à la disposition, comme un réservoir de mercenaires, aussi bien de l’Ouganda, du Rwanda, du Burundi que de M. Kabila lui-même.

Telema Ekoki rappelle également les révélations des enquêtes antérieures, qui ont accusé les officiers congolais d’armer ces rebelles du M23 pour semer désolation dans la population congolaise. « Il y a quelques années déjà, le groupe des experts de l’ONU sur la RDC, dont faisait partie  l’estimé Michael Sharp, éliminé dans des circonstances troublantes au Kasaï en 2016, avait mis en exergue et dénoncé la complicité du général Amisi Tango Four, accusé d’armer les M23 en lui vendant les stocks d’armes des Fardc. Selon le rapport très détaillé de HRW, c’est le même général Amisi Tango Four, resté impuni, qui est cité comme le recruteur des rebelles du M23 stationnés en Ouganda et Rwanda. Après les avoir travestis illégalement avec les uniformes de la PNC », a regretté Telema Ekoki. L’organisation a noté que « cette légion étrangères supplétive a été grassement payée pour tuer les Kinois et les Lushois, à l’occasion de la tenue des manifestations populaires pacifiques de l’opposition, fin 2016 ».

S’indigner, se révolter, s’assumer

Après avoir décrit cette situation ainsi que d’autres encore, le mouvement politico-citoyen fait observer aux Congolais qu’ils sont des esclaves dans leur propre pays. « Suivez ce qui se passe dans cette Assemblée nationale de la honte, issue du hold-up électoral de 2011, dont ce régime liberticide voudrait pérenniser les équilibres par l’adoption d’une loi électorale censitaire, qui exclut les vrais représentants du peuple et qui voudrait nous ramener à l’époque du MPR / PPRD parti état par l’introduction de seuils d’éligibilité anticonstitutionnels, sataniques et surtout incompatibles avec la géopolitique multiethnique de notre pays », a relevé Telema Ekoki qui souligne que les équilibres de l’Accord politique de Pretoria, fondation de l’actuelle Constitution, sont piétinés alors que l’Accord politique de la Saint-Sylvestre demeure inappliqué à ce jour.

Telema Ekoki, le régime de Kinshasa serait en guerre contre le peuple congolais, pas seulement pour confisquer le pouvoir d’Etat par la force mais prêt à tout pour mater l’esprit de révolte de ce peuple si fier et si meurtri. Cette association pense que le régime continue à s’enrichir honteusement, bradant les richesses naturelles du pays, sa terre, mais aussi l’argent du contribuable congolais qu’il considère comme un citron qu’on presse à fond pour l’abandonner ensuite à sa misère. Le mouvement politico-citoyen estime qu’ il est temps pour que chaque composante de la nation congolaise s’inspire de sa situation pour réclamer son dû. Il s’indigne également du fait que la communauté internationale, le Conseil de sécurité de l’ONU, à l’unisson avec les évêques catholiques, s’accommodent du travail de l’actuel chef de l’Etat « au point de lui faire un cadeau d’une année de plus de pouvoir prétendument légitimé par un Accord politique inappliqué, en échange d’un faux calendrier électoral qui contient dix-sept contraintes et qui est déjà caduc car, à peine pondu par une soi-disant Commission électorale nationale indépendante, certaines de ses échéances sont déjà dépassées et son financement est toujours incomplet ».

La déclaration relève que des leaders de l’opposition  embastillés, dont le nombre ne fait qu’accroître, sont toujours détenus et les manifestations pacifiques de l’opposition et des mouvements citoyens systématiquement interdites. Quant aux medias publics, poursuit la déclaration, ils sont des organes de propagande au service du régime et aucun droit fondamental n’est garanti et le plus important de tous, celui de la liberté d’expression, est le plus réprimé. Telema Ekoki pense que dans ce contexte, il est impossible que des élections libres et démocratiques puissent se tenir. Ce qui l’amène à lancer un appel à l’action populaire.

« Indignez-vous, chers frères congolais, car ils vous mentent, encore une fois. Indignez-vous, chers Congolais, car sous d’autres cieux, les peuples assument leur responsabilité face à l’histoire et ils arrivent ainsi à arracher leur libération. Armons-nous de notre indignation pour trouver le courage de briser les chaînes de cette dictature sanguinaire et son système d’asservissement, avant que la gorge insatiable de la bête ne dévore complètement notre Congo, émiettant, balkanisant, vendant la seule patrie que nous avons », a souligné ce mouvement.

Après avoir pris connaissance du rapport de HRW : « Telema Ekoki » condamne la « sous-traitance » des rebelles du M23 / LA TEMPETE DES TROPIQUES

Après avoir pris connaissance du rapport de HRW : « Telema Ekoki » condamne la   « sous-traitance » des rebelles du M23

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Dans un message du 8 décembre, le mouvement politico-citoyen Telema Ekoki dit avoir pris connaissance, « sans surprise », du contenu « gravissime » du rapport de Human Right Watch, rendu public au début de ce mois de décembre 2017, relatant la « haute trahison du régime » qui, accumulant chaque jour qui passe les forfaitures contre le peuple congolais, a commis un crime odieux de plus contre la nation congolaise, en « sous-traitant » les rebelles du M23 afin de réprimer les manifestations pacifiques contre la violation de la Constitution de septembre, octobre et novembre 2016.

Telema Ekoki demande au peuple congolais de s’indigner car il est devenu esclave dans son propre pays. Il accuse l’Assemblée nationale de voter une loi électorale qui fait du PPRD le parti unique, excluant ainsi tous les vrais représentants du peuple en introduisant un seuil d’éligibilité « anticonstitutionnel, satanique et incompatible avec la géopolitique multiethnique de la RDC ».

Le peuple congolais doit s’indigner, poursuit ce mouvement politico-citoyen, car il est en train de perdre sa prérogative de souverain primaire. Sur le plan humanitaire, selon le dernier rapport du Haut commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés (HCR), il y a beaucoup plus de déplacés internes en République démocratique du Congo qu’en Syrie, Iraq ou Yemen.

Ce nombre très élevé est le résultat de derniers éléments sanglants au Kasaï, qui se sont soldés par plus de 5 000 personnes massacrées à l’arme blanche, en environ plus de 4 millions de personnes errant à l’Est et à l’Ouest du Congo-Kinshasa, sans logement, ni nourriture, ni eau. Ils sont donc des réfugiés dans leur propre pays.

Ce mouvement rappelle aux Congolais que « la communauté internationale ne fera rien pour nous ». Car elle manque de volonté politique de mettre un terme au « génocide que subissent des Congolais depuis des décennies ». Le nouveau slogan de la Majorité présidentielle, « Cap vers les élections », n’est qu’un bluff, selon Telema Ekoki. Le nombre de leaders politiques en prison ne fait qu’augmenter. Les manifestations pacifiques de l’Opposition et des mouvements citoyens toujours interdites.

Les médias publics transformés en instruments de propagande au service du régime.

Comment, dans ce climat de dictature, peut-on tenir des élections libres, démocratiques et apaisées ? Se demande Telema Ekoki. Il s’agit d’un « mensonge » de plus, estime-t-il, avant de dire au peuple congolais de briser les chaînes de cette dictature sanguinaire et son système d’asservissement.

Par LM

CONGOLAIS, INDIGNEZ-VOUS !

CONGOLAIS, INDIGNEZ-VOUS !indignez-vous

Le moment est venu pour tous les congolais d’aller audelà des diagnostics sur la situation catastrophique dans laquelle est  plongé notre pays: maintenant, il faut agir pour que le changement s’impose en RDC; les congolais doivent s’indigner, se révolter, s’assumer.

TELEMA EKOKI a pris connaissance, sans surprise, du contenu gravissime du rapport de Human Right Watch, rendu public au début du mois de décembre 2017, relatant la haute trahison de M. Kabila qui, accumulant chaque jour qui passe des forfaitures contre le peuple congolais, a commis un crime odieux de plus contre la nation congolaise, en sous-traitant les rebelles du mouvement de proxy filo-rwandais nommé M23, pour en faire une milice supplétive des FARDC et de la Police Nationale Congolais, PNC, afin de réprimer les manifestations pacifiques de l’Opposition non armée qui, en septembre, octobre et novembre 2016 se mobilisait contre la violation intentionnelle de la Constitution, perpétuée par M. Kabila pour s‘accrocher au pouvoir par la force et au prix du sang du peuple congolais.

Connus pour leur violence sanguinaire, les rebelles du M23, défaits par une coalition armée internationale et la Monusco, se sont réfugiés en Ouganda et Rwanda afin d’échapper aux poursuites pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, demeurant ainsi à la disposition, comme un réservoir de mercenaires, aussi bien de l’Ouganda, du Rwanda, du Burundi que de M. Kabila lui-même.

Il y a quelques années déjà, le Groupe des Experts de l’Onu sur la RDC, dont faisait partie l’estimé Michael Sharp, éliminé dans des circonstances troublantes au Kasaï en 2016, avait mis en exergue et dénoncé la complicité du Général Amisi Tango Four, accusé d’armer les M23 en lui vendant les stocks d’armes des Fardc. Selon le rapport très détaillé de HRW, c’est le même Général Amisi Tango Four, resté impuni, qui est cité comme le recruteur des rebelles du M23 stationnés en Ouganda et Rwanda. Après les avoir travestis illégalement avec les uniformes de la PNC, cette légion étrangères supplétive a été grassement payée pour tuer les Kinois et les Lushois, à l’occasion de la tenue des manifestations populaires pacifiques de l‘opposition, fin 2016.

Selon les rapports aussi bien de la Monusco que de HRW, ces manifestations pacifiques se sont soldées par une répression féroce qui a causé la mort de plus de 62 civils, abattus, les mains nues face aux kalachnikovs, par les soudards du M23 reconvertis en mercenaires à la rescousse de ce même pouvoir qui prétendaient combattre en 2013 et 2014.

TELEMA EKOKI vous dit, chers frères congolais: « Indignez-vous! »car vous êtes des esclaves dans votre propre pays.

Suivez ce qui se passe dans cette Assemblée Nationale de la honte, issue du hold-up électoral de 2011, dont ce régime liberticide voudrait pérenniser les équilibres par l’adoption d’une loi électorale censitaire, qui exclue les vrais représentants du peuple et qui voudrait nous ramener à l’époque du MPR / PPRD parti état par l’ introduction de seuils d’éligibilité anticonstitutionnels, sataniques et surtout incompatibles avec la géopolitique multiethnique de notre pays.

Les équilibres de l’Accord politique de Pretoria, fondation de l’actuelle Constitution, sont piétinés alors que l’Accord politique du Nouvel An demeure inappliqué à ce jour.

Cela ne vous suffit-il pas encore pour vous indigner?

Comme dans une maison close, les « nominés » de Kabila et Ngoy Mulunda vendent régulièrement leur vote, se souciant le moins du monde de leurs « électeurs » car ils ne doivent rien au peuple et tout à leur maître.

Des marchandages, des achats de conscience qu’un congolais indigné est arrivé à enregistrer, il y a quelques jours, au cours d’une messe noire des membres de la majorité factice au pouvoir, à l‘Hôtel du Fleuve. Les révélations sont choquantes. Dans un pays normal, elles constituerait un « Watergate » congolais, avec toutes ses conséquences légales et politiques.

Nous avons découvert que notre pays est considéré, par les ténors du kabilisme, comme un gâteau dont le PPRD, à lui seul, doit pouvoir avaler la totalité des morceaux, refusant de partager même les miettes  avec ses propres alliés:
voilà le seul et vrai projet de société des oligarques au pouvoir en RDC, après 16 ans de « démocrature ».

Inutile de se demander pourquoi il n‘y a pas d’emplois, d’ industries, d’ hôpitaux, d’ écoles et surtout de bien être en République Démocratique du Congo…

Pour M. Kabila et ses courtisans cleptocrates, nous tous congolais nous ne sommes rien de plus que des miettes d’un gâteau qu’ils veulent avaler tout entier, avec l’aide de leurs complices, ces dirigeants de la CENI qui sont désormais devenus des agents du glissement, partisans et corrompus, plutôt que les organisateurs indépendants d’élections libres, inclusives et démocratiques.

Encore une fois, la Constitution est violée, l’état de droit s’écroule sous le poids du chaos organisé par les irresponsables qui nous gouvernent.

Congolais, Indignez – vous! Car vous n’avez plus de droits, vous étés en train de perdre votre prérogative de souverain primaire et surtout vous êtes en train de léguer à vos enfants un pays à la dérive, colonisé et exploité par une bande de criminels qui n’ont aucun souci pour l’avenir de la République Démocratique du Congo.

TELEMA EKOKI vous exhorte à réfléchir sur la gravité des accointances de ce régime liberticide avec certains pays voisins, comme l’Ouganda, le Burundi et le Rwanda, dont l’agenda de balkanisation la RDC et de contrôle de ses richesses naturelles est connu depuis des décennies.

Si M. Kabila est capable d’exploiter une rébellion de proxy ougando-rwandaise pour essayer de mater la soif de liberté des congolais, jusqu’où ne pourrait-il aller dans sa complicité pour la concrétisation du plan machiavélique de la balkanisation de la RDC ?

Congolais, indignez-vous car selon les derniers rapports du Haut Conseil pour le Réfugiés, HCR en sigle, il y a plus de déplacés internes en RDC qu’ en Syrie, Iraq ou Yemen. Ce nombre très élevé est le résultat des derniers événements sanglants au Kasaï qui se sont soldés avec plus de 5000 personnes  massacrées à l’arme blanche et environ 4 millions de congolais errant, à l’Est et à l’Ouest du Congo-Kinshasa sans logement, nourriture, eau, en tant que réfugiés dans leur propre pays!

Congolais, indignez-vous!

TELEMA EKOKI vous rappelle que le régime Kabila est en guerre contre le peuple congolais, pas seulement pour confisquer le pouvoir d’état par la force, prêt à tout pour mater l’esprit de révolte de ce peuple si fier et si meurtri, mais aussi pour continuer à s’enrichir honteusement bradant les richesses naturelles du Congo, sa terre, mais aussi l’argent du contribuable congolais, considéré, par ce régime, comme un citron qu’on presse jusqu’au fond pour l’abandonner ensuite à sa misère.

Vous aussi, soldats et policiers de la RDC, qui avaient prêté le serment « Makila pona ecolo » vous devez vous indigner, car votre prétendu « commandant suprême » ne vous fait plus confiance pour vous utiliser comme « snipers » aux trousses de vos frères, sœurs, filles et fils qui manifestent pour un futur meilleur. Mal équipés, mal payé, votre « commandant suprême » préfère monnayer grassement des anciens rebelles sanguinaires plutôt que mettre en place une armée républicaine digne, fonctionnelle et surtout, respectueuse de la Constitution de la RDC.
Faut-il encore se demander pourquoi les meilleurs parmi vous sont éliminés? Mbuza Mabe, Mamadou Ndala, Banza et combien d’autres doivent-ils s’ajouter à la liste des hommes d’armes qui ont été éliminés à cause de leur loyauté à la patrie ?

Indignez-vous, chers frères et sœurs congolais, car la communauté internationale ne fera rien pour nous. Derrière les discours intrinsèquement contradictoires de l’Onu, de la France, des Etats-Unis, de la Belgique, de l’Union Européenne, il n’y a pas de volonté politique de mettre un terme au génocide que subissent les congolais depuis des décennies.

Cette communauté internationale, le Conseil de Sécurité de l’Onu, à l’unisson avec les évêques catholiques, s’accommodent du travail de M. Kabila au point de lui faire un cadeau d’une année de plus de pouvoir prétendument légitimé par un Accord Politique du Nouvel An inappliqué, en échange d’un faux calendrier électoral qui contient 17 contraintes et qui est déjà caduc car, à peine pondu par une soi-disant Commission Électorale Nationale  « Indépendante », certaines de ses échéances sont déjà dépassées et son financement est toujours incomplet.

Indignez-vous, congolais, car un « président » qui tue son peuple et viole la Constitution pour confisquer le pouvoir par la force, ne peut jamais garantir un processus électoral sérieux, au bout duquel il devra partir.

Les griots du kabilisme ont désormais un nouveau slogan, après celui des « 5 chantiers« , de la « révolution de la modernité » , le dernier mensonge sonne désormais ainsi : « Cap vers les élections ».

Les leaders de l’opposition détenus, les prisonniers politiques restent embastillés et leur nombre ne fait qu‘accroître; les manifestations pacifiques de l’opposition et des mouvements citoyens sont systématiquement interdites; les media publics sont des organes de propagande au service du régime; aucun droit fondamental n’est garanti et le plus important de tous, celui de la liberté d’expression, est le plus réprimé; qui pourrait croire, dans ce contexte dictatorial, que des élections libres et démocratiques pourraient sérieusement se tenir?

Indignez-vous, chers frères congolais, car ils vous mentent, encore une fois.

Indignez-vous, chers congolais, car sous d’autres cieux les peuples assument leur responsabilité face à l’histoire et ils arrivent ainsi à arracher leur libération.

Armons-nous de notre indignation pour trouver le courage de briser les chaînes de cette dictature sanguinaire et son système d’asservissement, avant que la gorge insatiable de la bête ne dévore complètement notre Congo, émiettant, balkanisant, vendant la seule patrie que nous avons.

TELEMA EKOKI,

La voix du peuple

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COMMUNIQUE DE TELEMA EKOKI DU 29/11/17: TOUS A LA MARCHE DU 30/11/2017

LOGO TELEMACOMMUNIQUE DE TELEMA EKOKI DU 29/11/17: TOUS A LA MARCHE DU 30/11/2017

TELEMA EKOKI invite tous ses membres et sympathisants à se mobiliser massivement s’impliquant dans la participation à la marche pour exiger le départ immédiat de Kabila et rappeler au peuple qu’il doit se prendre en charge pour sauver la RDC des griffes prédatrices du dictateur.

A cet effet, les membres et sympathisants de TELEMA EKOKI sont invités à s’organiser dans leurs quartiers respectifs pour impliquer le plus grand nombre possible de congolais dans les marches sectorielles qui doivent déboucher dans la mobilisation massive vers le point de convergence, selon le programme prévu par les dirigeants du Rassemblement de l’Opposition

Ce n’est pas la communauté internationale qui sauvera la République Démocratique du Congo mais l’implication massive de tous les citoyens congolais dans leur propre libération.

Nous voulons un nouveau président maintenant !

Fait à Kinshasa le 29/11/2017,
TELEMA EKOKI,
La voix du peuple

TELEMA EKOKI: « L’Église ne peut plus se placer au centre du village, quand celui – ci brûle » / RÉPONSE AU MESSAGE DES ÉVÊQUES DE LA CENCO DU 27/11/2017

LOGO TELEMATELEMA EKOKI: « L’Église ne peut plus se placer au centre du village, quand celui – ci brûle » 

TELEMA EKOKI a suivi avec intérêt les travaux de l’Assemblée Générale Extraordinaire de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo, CENCO en sigle, au point de sensibiliser messeigneurs les évêques sur l’importance de se placer aux côtés du peuple congolais, en ce moment si tragique et délicat de son histoire.

Nous avions décidé d’envoyer notre message au démarrage des travaux des Évêques, au centre Caritas, le 22/11/2017 afin de les sensibiliser par un sit-in in loco et par une lettre ouverte leur adressée, centrée sur l’appel du peuple congolais à ses pères spirituels, dans un moment de profonde détresse politique, sociale et surtout morale.

Grande a été notre déception de constater, dans le message rendu public le 27/11/2017 par la CENCO, que les messeigneurs n’ont pas osé prendre des risques, en allant jusqu’au bout de leur logique et de leur diagnostic grave sur l’état de déliquescence où est plongée la R.D.Congo en ce moment.

En effet, après le constat amer de la violation totale et complète de l’Accord de la Saint Sylvestre par le régime Kabila, qui a joué – selon les propos des évêques –  jusqu’au fond l’art de l’entorse et de l’embrouille pour se détourner de cet Accord et imposer sa politique du fait accompli, les évêques auraient du se placer aux cotés du faible, de ce peuple privé de ses droits fondamentaux, y compris le droit à la vie et à la libre expression.

Malheureusement, nos pères les Évêques ont préféré jouer aux équilibristes.

Tout en reconnaissant le climat de méfiance qui a entouré la publication d’un calendrier électoral truffé de contraintes et d’hypothèques, la CENCO démobilise le peuple en lui demandant de croire en ce processus électoral irréaliste qui constitue rien de plus qu’un énième étape de la stratégie du glissement.

C’est dommage que ces messeigneurs qui prêchent la vérité soient incapables de la chercher et de la dire dans des moments critiques de l’histoire de la RDC.

Plutôt que tirer toutes les conséquences logiques de ces prémisses désastreuses, les Évêques demandent au peuple congolais d’accepter ce calendrier électoral tout en exigeant le respect de l’Accord de la Saint Sylvestre; de plus, ils demandent que M. Kabila se prononce publiquement pour déclarer qu’il ne briguera un troisième mandat !

TELEMA EKOKI tient à souligner ce qui suit par rapport au message lancé par la CENCO au peuple congolais:

1. Il est contradictoire, de la part des Évêques, de vouloir soutenir l’Accord de la Saint Sylvestre et, au même temps, un processus électoral entouré de méfiance, structuré sur la base d’un calendrier électoral qui est en stricte contradiction avec l’Accord politique parrainé par la CENCO.
En effet l’Accord politique de la Saint Sylvestre prévoyait la tenue des élections avant le 31/12/2017 et la seule possibilité de modification de ce délai aurait du impliquer les nouvelles institutions issues de l’Accord, c.à.d. le gouvernement présidé par le Rassemblement de l’opposition, le CNSA encore présidé par le Rassemblement et une CENI «redynamisée». Alors que la CENCO reconnaît que l’Accord politique signé le 31/12/2017 n’a pas été respecté en ce qui concerne la formation du gouvernement, la mise en place du CNSA et la restructuration de la CENI – sans oublier les mesures de décrispation politique toujours inappliquées à ce jour – il est difficile de comprendre les vœux pieux que les Évêques demandent aux congolais de partager.

En réalité ces vœux pieux concerneraient un processus électoral manifestement incontrôlable car il ne serait pas encadré par les mécanismes politiques de contrôle – check and balance – prévus par l’Accord politique de la Saint Sylvestre.

2. La demande des Évêques, adressée à M. Kabila, de déclarer publiquement qu’il ne se représentera à l’ élections présidentielle pour briguer un nouveau mandat, est doublement étonnante car elle semble oublier qu’il existe une Constitution qui explicitement interdit à M. Kabila de se représenter pour briguer un nouveau mandat présidentiel; d’autant plus que cette demande apparaît, aux yeux de TELEMA EKOKI, plutôt paradoxale, lorsque on sait que M. Kabila, de facto, agissant par la ruse, l’embrouille et la stratégie du glissement, est en train de consommer un troisième mandat inconstitutionnel.

A quoi bon de demander à M. Kabila de déclarer de renoncer à un troisième mandat qui « de facto » il est en train de poursuivre et même de consommer?

3. Dans ce contexte politique où se mêlent méfiance, ruse et non respect du principe de bonne foi –  pacta sunt servanda -, l’appel des Évêques au Président sortant pour qu’il s’implique personnellement dans l’application des mesures de décrispation politique, sonne, aux oreilles des congolais, encore une fois comme un vœu pieux, quand on sait l’hostilité de M. Kabila à libérer ses otages personnels qui sont les prisonniers politiques de la RDC, sur lesquels il s’acharne depuis des années et qui sont soumis à toutes sortes de tortures physiques et morales. Malheureusement, après avoir pris connaissance de cette déclaration superficielle, les prisonniers politiques se considéreront abandonnés par la Cenco, une deuxième fois….

TELEMA EKOKI constate que nos pères spirituels les Évêques ont préféré s’aligner passivement sur la position contradictoire d’une certaine communauté internationale, plus soucieuse de ses intérêts économiques en RDC que de l’avenir du peuple congolais.

Le peuple congolais crie sa souffrance mais la CENCO ne l’écoute pas !

Plutôt que devenir la voix de son peuple opprimé, humilié, chosifié et dans la souffrance – comme la CENCO elle-même dénonce – nos Évêques ont préféré LE LAISSER FAIRE, sans se rendre compte, peut-être, du caractère contradictoire de leur prise de position et du fait qu’ils acceptaient d’assumer un rôle démobilisateur, le moment où les congolais avaient plus besoin d’être accompagnés, par leur pères spirituels, dans leur quête d’une deuxième indépendance face à l’oppression, la répression politique et la confiscation du pouvoir par la force.

Nos pères les Évêques n’ont – ils pas eu échos du scandale des enregistrements de l’Hôtel du Fleuve, une sorte de Watergate congolais qui fait resurgir, des méandres des stratégies maléfiques de la Majorité kabiliste au pouvoir, sa volonté d’imposer, par la corruption, la fraude électorale et la tricherie, une nouvelle forme de parti unique en RDC, tout en avouant d‘avoir volé la victoire aux précédentes élections?

Quelle confiance peut-elle encore susciter une CENI dont les principaux animateurs sont au service direct, prouvé et même publiquement affiché d’une faction politique, la même qui œuvre pour que les élections ne soient pas organisées?

TELEMA EKOKI remercie la CENCO pour le temps consacré à la grave crise institutionnelle, politique, sociale et morale qui frappe notre nation, mais il tient à lui signifier toute sa déception pour avoir ignoré son appel lui adressée par sa lettre ouverte du 22/11/2017: plutôt qu’une « théologie de la libération » les Évêques nous ont proposé une interprétation contradictoire et sans issu de la tragédie congolaise, qui friserait le désespoir si les forces vives et les élites résistantes du pays n‘étaient pas prêtes à relever le défi de la mobilisation des masses, conformément à l’article 64 de la Constitution toujours en vigueur en République Démocratique du Congo.

Peuple congolais, n’écoute pas les sirènes qui te conduiront à ta ruine définitive : tu dois te réapproprier, dans l’unité et la dignité, ta nouvelle Indépendance !

TELEMA EKOKI veut un nouveau président maintenant !

Nous rappelons que l’Église ne peut plus se placer au centre du village, quand celui – ci brûle.

TELEMA EKOKI,

La voix du peuple

 

RD Congo: Si la société civile traditionnelle demeure prudente, les mouvements citoyens ont le vent en poupe : Lucha, Filimbi, Telema Ekoki/ LE SOIR – COLETTE BRAECKMAN

Faire chuter la tension interne, gagner du temps et rassurer l’opinion internationale
: la Commission électorale vise trois objectifs avec la publication de son calendrier.

Faire chuter la tension interne, gagner du temps et rassurer l’opinion internationale : la Commission électorale vise trois objectifs avec la publication de son calendrier. – John Wessels/ AFP.

En publiant le calendrier électoral, qui prévoit que les élections auront lieu à plusieurs niveaux (législatif, provincial et présidentiel) le 23 décembre 2018, la Commission électorale nationale indépendante – Ceni – a tenté de calmer les tensions internes et essayé de gagner du temps en accordant un nouveau délai alors que le mandat du président Kabila est caduc depuis décembre 2016. Mais surtout, elle a voulu faire baisser la pression internationale et désamorcer les sanctions déjà exercées par l’Union européenne et les Etats Unis.

1.  Face au nouveau calendrier proposé, quelle est la réponse de l’Europe et des Etats Unis ?

Prenant au mot les engagements de la Ceni et passant au-dessus des difficultés d’exécution, Washington et l’Union européenne saluent l’engagement pris et le qualifient de « pas significatif » en vue d’une transition pacifique. Le département d’Etat relève que le président Kabila s’est engagé à respecter la Constitution et l’accord de la Saint-Sylvestre et a promis de ne pas briguer de troisième mandat. Mais derrière les encouragements perce aussi l’inquiétude : Kinshasa se voit prié, entre autres, de libérer les prisonniers politiques, de garantir la liberté de réunion et d’association. Tous les Occidentaux, y compris l’Union européenne et la Belgique, insistent aussi sur le fait que la date désormais proclamée sera la dernière à être acceptée. Bruxelles met également l’accent sur la nécessité d’atteindre un consensus entre le pouvoir et l’opposition.

2.  Quelle est la position de l’Union africaine ?

Dans une déclaration commune, l’Union africaine et le représentant des Nations unies à Kinshasa, de même que les organisations régionales africaines, saluent également la publication du calendrier électoral. Le feu vert n’est cependant pas inconditionnel : les autorités congolaises sont priées de prendre toutes les mesures, y compris logistiques, financières, sécuritaires pour permettre l’organisation des élections sur tout le territoire. Appel est également lancé en faveur des « mesures de décrispation », comme la libération des prisonniers politiques.

3.  Pourquoi la » communauté internationale » accepte-t-elle que Kinshasa prolonge ainsi les délais en dépit des engagements pris ?

La première raison est l’impuissance : en dépit des sanctions financières, des mesures ciblant des individus proches du pouvoir, Kinshasa a les moyens de déjouer les pressions, comptant sur d’autres partenaires plus conciliants – la Chine, la Russie, l’Afrique du Sud, entre autres. Une autre raison est la cohérence : est-il bien raisonnable de durcir le ton à l’égard d’un seul pays alors que tant d’autres chefs d’Etat africains sont au pouvoir depuis bien plus longtemps que M. Kabila ? En plus d’un certain « souverainisme » africain, habilement ranimé par le ministre des Affaires étrangères She Okintundu, joue aussi la peur du désordre : les neuf voisins du Congo (qui tirent profit de la situation actuelle en exploitant, chacun à sa manière, la faiblesse de Kinshasa) redoutent aussi les effets d’une guerre civile qui provoquerait des exodes de réfugiés.

4.  L’opposition est-elle en difficulté ?

Oui et non. Alors que la principale revendication des opposants, toutes tendances confondues, est d’exiger le départ de l’actuel chef de l’Etat d’ici la fin 2018, chacun sait que les partis d’opposition n’ont pas les moyens de mener campagne dans un aussi bref délai et ne se sont pas réellement mis d’accord sur la formule d’une « transition sans Kabila ». Si cette solution, qui vient d’être torpillée par la communauté internationale, devait être adoptée, il n’y a guère de consensus ni sur la direction de cette opposition, ni sur sa durée. Même s’ils ne l’avoueront jamais publiquement, les partis d’opposition sont peut-être secrètement soulagés de voir apparaître un nouveau « glissement » propice à toutes les manœuvres, sinon à l’émergence d’un nouveau leadership qui bousculerait les têtes de liste aujourd’hui assez discréditées. En effet, Jean Pierre Bemba est toujours en prison, Vital Kamerhe a perdu de sa crédibilité en participant au premier dialogue, Félix Tshisekedi est loin d’avoir l’aura de son père et se limite à inciter ses partisans à venir l’accueillir lorsqu’il revient de province ou de l’étranger. Quant aux Opérations « Ville Morte », où chacun est invité à ne pas sortir de chez soi pour se rendre au travail, elles ont montré leurs limites dans ce pays où l’on vit au jour le jour.

5.  D’où vient la contestation ?

Si la société civile traditionnelle demeure prudente, les mouvements citoyens ont le vent en poupe : Lucha, Filimbi, Telema Ekoki, d’innombrables groupes de jeunes, d’étudiants sont prêts à descendre dans la rue. Ils appellent à une première journée de protestation ce mercredi 15 novembre avec un mot d’ordre unique : Kabila doit partir. Mais la répression s’annonce implacable, menée par la police, l’armée et aussi des unités spéciales, difficilement identifiables. Une question cruelle et cynique s’impose : combien de morts la répression devra-t-elle faire pour que les pays voisins, les Occidentaux et l’opinion internationale s’émeuvent vraiment de la descente aux enfers du Congo et la jugent inacceptable ? Le fait que les guerres du Kivu, avec leur cortège de pillages, de viols, de massacres, aient été tolérées pendant d’aussi longues années incite au pessimisme : face à l’insoutenable, le seuil de tolérance, au Congo, est plus élevé qu’ailleurs.

Reste l’imprévu : au Congo, provoquée plus par les injustices sociales et les exactions économiques que par les exigences constitutionnelles, l’exaspération populaire est telle que la moindre étincelle pourrait provoquer l’explosion. Mais comme en tant d’autres occasions, lorsque la patience aura vraiment atteint ses limites, personne n’aura rien vu venir.

http://plus.lesoir.be/124283/article/2017-11-14/rd-congo-loppostion-daccord-pour-des-elections-en-2018-mais-sans-kabila