LA POSITION DE TELEMA EKOKI AU LANCEMENT DE LA CAMPAGNE ELECTORALE : La R.D.Congo ne va pas vers des élections crédibles, libres et apaisée mais vers le chaos d’un processus électoral non consensuel et imposé par défi

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DECLARATION N° TELEMAEKOKI/20182311

LA POSITION DE TELEMA EKOKI AU LANCEMENT DE LA CAMPAGNE ELECTORALE :

La R.D.Congo ne va pas vers des élections crédibles, libres et apaisée mais vers le chaos d’un processus électoral non consensuel et imposé par défi

La jeunesse consciente congolaise, que nous incarnons, est déterminée à libérer l’avenir de la République Démocratique du Congo.

Le futur nous appartient et nous ne permettrons plus qu’on nous inventorie, comme nos pères et grands parents, dans la liste ignominieuse des générations perdues du Congo.

Le Congo, notre cher pays, vit un moment très important de son histoire, car dans les semaines qui suivent, nous saurons si notre patrie continuera à évoluer comme un trou noir au cœur de l’Afrique ou bien si elle prendra un nouvel élan, vers un futur meilleur pour tous les congolais.

Notre génération est en train de payer le prix fort pour la lutte pro démocratie et pour sa liberté:
des jeunes ont été fauchés, dans la fleur de l’âge, d’autres ont rejoint les prisonniers politiques dans les geôles de ce pouvoir liberticide qui veut séquestrer notre avenir.

Nous disons NON! aux élites cleptocratiques, qui veulent continuer à maintenir le Congo parmi les pays les plus pauvres au monde, alors qu’il est potentiellement le plus riche!

Nous disons NON! à l’élite compradore composée par tous ceux qui se disent défenseurs du peuple, alors qu’il complotent contre lui, en échange d’une assiette de lentilles!

Nous sommes conscients que le processus de démocratisation du Congo-Kinshasa est dangereusement en panne, depuis des années.

Le constat est malheureux: nos leaders politiques sont emprisonnés à cause de leurs opinions politiques, le droit de manifestation est expressément maintenu flou, au point qu’aucune loi sur les manifestations publiques n’a été adoptées depuis 1996, alors que celle datant de l’époque mobutiste est anticonstitutionnelle, donc inapplicable, car régie par le principe de l’autorisation de l’autorité publique plutôt que celui constitutionnel de l’information. La loi Sessanga adoptée par le Parlement en 2015, a été renvoyée au parlement par M. Joseph Kabila qui a refusé de la promulguer et depuis, elle n’a plus jamais été discutée à l’Assemblée Nationale. Voilà pourquoi, privés de règles juridiques claires, les citoyens congolais sont aussi privés du droit à la libre manifestation politique, cela dépendant des humeurs changeants de gouverneurs où maires partisans, sans conscience républicaine, qui n’ont pas à répondre de leur interdictions recourantes à manifester, le cadre légal régissant cette colonne portante de la démocratie étant littéralement inexistant au Congo dit « Démocratique » .

TELEMA EKOKI, en tant que mouvement politico-citoyen, ne se contentera jamais de la simple alternance politique entre des personnalités portant la responsabilité du bilan catastrophique de l‘actuel régime: nous œuvrons pour une alternative politique au régime politique actuel. Voilà pourquoi, nous exigeons que le peuple congolais puisse choisir librement ses dirigeants, par un processus électoral crédible, démocratique, inclusif et transparent.

En effet, les expériences électorales de 2006 et 2011 ont prouvé, au peuple congolais, qu’il ne suffit pas de voter pour élire effectivement ses dirigeants.

La « vérité des urnes » si chère à feu Etienne Tshisekedi et à Eugène Diomi Ndongala, est une exigence incontournable pour que nous battions une vraie démocratie « gouvernante » et pas une démocrature  » gouvernée  » .

Nous avons opté pour la lutte pacifique et démocratique, malgré les graves entraves à la libre expression, consécutives à la répression politique généralisée en RDC.

Cette répression politique est, pour nous, emblématique des faiblesses du processus de démocratisation en R.D.Congo.

Véritable fléau qui empoisonne la vie politique congolaise, elle a trois manifestations récurrentes et symptomatiques de sa dangerosité:

  • Le maintien en prison des prisonniers politiques, toujours plus nombreux, en violation des Accords Politiques souscrits;
  • Les arrestations systématiques des militants pro démocratie;
  • L’invalidation illégale des candidatures dans les rangs de l’opposition politique aux prochaines élections.

Ces trois manifestations de la répression politique qui règne en RDC anéantissent toute avancée du processus de démocratisation dans notre pays et rendent le processus électoral en cours « non crédible » et surtout « non inclusif ».

TELEMA EKOKI se battra pour que le peuple congolais puisse choisir librement ses dirigeants car cela est un pilier incontournable de la démocratie et de la liberté.

L’histoire de notre pays nous apprend que des dirigeants issus de la lutte armée ou bien de la fraude électoral n’ont pas de comptes à rendre au peuple, ils n’ont aucune redevabilité à respecter et essayeront, par tous les moyens, de se maintenir au pouvoir, contournant les règles du jeu démocratique. Très concrètement, cela
s’accompagne à l’instrumentalisation de la justice, à la répression policière et militaire des droits fondamentaux des citoyens mais aussi à la crainte de quitter le pouvoir de la part de ceux qui l‘ont arbitrairement confisqué.

C’est cela la fondation de ce phénomène aberrant qui marque la vie politique des
citoyens congolais depuis 2016: nous parlons du « glissement », qui consiste à s’éterniser au pouvoir en dehors des limitations du nombre et de la durée du mandat présidentiel, des députés nationaux et sénateurs, telles que prévues par la Constitution de la RDC.

Nous disons à tous ceux qui veulent nous entendre:

« PLUS JAMAIS DE GLISSEMENT, PLUS JAMAIS DES ELECTIONS VICIEES, EXCLUSIVES ET FRAUDULEUSES ! ».

N’ayant pas de bilan positif à présenter au peuple, les incorrigibles veulent continuer à se maintenir au pouvoir par la tricherie électronique, l’exclusion et toutes sortes d’entraves à la liberté d’expression.

Voilà pourquoi TELEMA EKOKI s’oppose à l’utilisation de la machine à voter aux prochaines élections: pas seulement elle viole la loi électorale (art. 237-ter) mais elle constitue un véhicule de fraude électorale indétectable, surtout que personne ne connaît ni les auteurs ni concepteurs de son logiciel de fonctionnement.

Comme l’a si bien prouvé le Comité Laïc de Coordination, CLC, avec son décalogue qui résume exhaustivement les raisons qui justifient le rejet de cet instrument de fraude inadapté à l’environnement de vote au Congo Démocratique, nous disons NON à cet instrument de tricherie raffinée et qui serait le socle sur lequel le régime kabiliste ambitionne bâtir sa confiscation du pouvoir, sans redevabilité, sans transparence ( en refusant la présence d’observateurs internationaux) et surtout sans respecter la volonté du peuple congolais, qui, quant à lui, a soif d’alternance et d’ alternative politique.

Le manque de crédibilité de l’actuel processus électoral est aussi liée à la faiblesse de l’état de droit en République Démocratique du Congo. Certains candidats aux élections sont invalidés sur la base d’arguments non juridiques, d’autres sont validés par une Cour Constitutionnelle manifestement partielle, qui revient même sur ses propres décisions, changeant le contenu de ses arrêtés, à cause de la proximité certains candidats avec la majorité politique actuellement au pouvoir.
La Commission Électorale Nationale Indépendante, quant à elle, étonne pour son indifférence face aux dispositions de la loi électorale mais aussi pour son rejet du dialogue, confondant le concept « d’indépendance » avec celui de « suffisance » ; que dire, d’un Président de la CENI, M. Corneille Nangaa, trop proche d’une faction politique, qui nie le dialogue et qui manifeste toute son arrogance face aux revendications de respect des règles juridiques électorales, évoquées par l’opposition politique et la société civile? Au cours d’un débat public le 21/11/2018, M. Nangaa  à osé déclarer que la credibilité des élection n’est pas nécessaire, que les élections sont « un conflit » entre ennemis et que les élections apaisées ne sont pas nécessaires. Tout en reconnaisant la méfiance generalisée de la population envers la CENI, il a ajouté que » le mot consensus    n ‘est pas  inscrit dans la Constitution, dont il peut tout simplement s’en passer ».

A environs un mois de la date annoncée des élections déjà renvoyées à deux reprises, ni la logistique nécessaire à la distribution du matériel électoral, ni les moyens
financiers ne sont totalement disponibles.

TELEMA EKOKI craint que, encore une fois, la CENI, dirigée sans équilibre et impartialité par M. Nangaa, prépare le lit à un énième « glissement de fin d’ année», qui ne ferait que concrétiser l’octroie d’un mandat inconstitutionnel à M. Kabila lequel, certes, a personnellement investi, d’une manière très confuse et certainement peu démocratique, « son » candidat aux prochaines élections présidentielle ( un candidat qui s’est présenté comme indépendant à la CENI et qui est présenté, au même temps, comme candidat de la plateforme de la majorité présidentielle), mais ce cousin de M. Kabila, sanctionné par l’Union Européenne pour des graves violations des droits de l’homme, a récemment affirmé, à qui veut l’entendre, que cette plateforme de la majorité, appelée FCC, représente le gouvernement de la RDC, s’attirant ainsi les foudres de ceux qui assimilent cette grave affirmation à l’aveu de la reconstitution d’un parti état, formellement interdite par l’art.7 de la Constitution et frappée, par celui-ci, par les stigmates imprescriptibles de la haute trahison)…

Cette digression est nécessaire pour mettre en exergue le fait qu’en absence d’élections crédibles, transparentes, démocratiques et inclusives, le peuple congolais n’a pas à se réjouir autre mesure du fait que M. Joseph Kabila ne se soit représenté directement aux élections pour briguer officiellement un autre mandat; en effet, si ces élections ne vont pas se tenir, M. Joseph Kabila consumera de facto un énième mandat, sans coup férir, tout en prétextant de respecter la Constitution.

Sentinelle du peuple, la jeunesse consciente qui anime TELEMA EKOKI dit ceci, au peuple congolais:

NI DES ELECTIONS VICIÉES, NI DE GLISSEMENT !

Le peuple congolais, certainement parmi les plus martyrisé au monde, a droit à la paix et à la démocratie, comme sa jeunesse a le droit de se bâtir un futur digne dans son propre pays.

Nous ne laisserons personne nous voler notre avenir, soit par des élections truquées menaçant la paix en RDC, soit par l’organisation diabolique d’un énième « glissement » de la dernière heure .

Peut-on franchement espérer des élections libres, transparentes et équitables au moment où M. Joseph Kabila  s’accroche désespérément au pouvoir et a cessé de même de faire semblant de symboliser l’unité nationale, pour ne plus incarner qu’une fraction de la collectivité qui est sa plateforme électorale FCC , nourrie aux mammelles du tresor public et qui profite honteusement des biens de l’état pour sa propagande électorale ?

Cela étant, la jeunesse conscientes représentée par TELEMA EKOKI exige:

  • du Gouvernement de la RDC, la libération immédiate des prisonniers politiques, particulièrement les emblématique cités nommément dans l’Accord de la Saint-Sylvestre, ( M. Eugène Diomi Ndongala et M. Jean-Claude Muyambo) et le retour des exilés politiques (M. Moise Katumbi, M. Mbusa Nyamwisi et M. Floribert Anzuluni) conformément à son engagement formel souscrit lors de la signature de l’Accord politique de niveau constitutionnel du 31/12/02016, duquel l’actuel gouvernement ainsi que les autres institutions hors mandat tirent d’ailleurs leur légitimité et comme vient de demander formellement le Conseil National de Suivi de l’Accord, CNSA, enfin doté de personnalité juridique;
  • Nous exigeons de la CENI le retrait immédiat des machines à voter, instrument illégal de vote explicitement exclu par la loi électoral, et l’impression de bulletins de vote, comme prévu par le calendrier électoral.

Les actuels dirigeants hors mandat s’estimant des maîtres du temps, nous exigeons que les prisonniers politiques emblématiques soient libérés MAINTENANT et que les exilés politique aient les garanties nécessaires pour rentrer dans leur pays.

Si ce double EXIGENCE ne sera pas respecté, TELEMA EKOKI, ensemble avec les mouvements citoyens qui regroupent la jeunesse consciente de la R.D.Congo et les forces vives du pays, fera entendre sa voix, même si nous devrons faire face, dans la rue, les mains nues face aux kalachnikovs, aux balles réelles de ceux qui veulent voler notre avenir.

Vivre dans une dictature signifie, après tout, mourir chaque jour.

TELEMA EKOKI VIVA,
LA RDC VIVA,
LA DEMOCRATIE VIVA VIVA VIVA.

La Cellule de Communication de TELEMA EKOKI

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DECLARATION COMMUNE DES FORCES VIVES ET POLITIQUES SUR UN SCRUTIN CREDIBLE ET TRANSPARENT EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO / TELEMA EKOKI, MOUVEMENTS CITOYENS ET CANDIDATS PRESIDENTS DE LA REPUBLIQUE

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Les signataires:

DECLARATION COMMUNE DES FORCES VIVES ET POLITIQUES SUR LA MACHINE A VOTER ET SUR UN SCRUTIN CREDIBLE ET TRANSPARENT EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
1. Ce 02 novembre 2018, les forces politiques acquises à l’alternance par des élections crédibles se sont réunis à Kinshasa afin d’évaluer la situation qui prévaut en RDCongo à la veille du lancement de la campagne électorale et dresser ensemble la marche à suivre jusqu’à la tenue des élections libres, démocratiques, transparentes et inclusives en République Démocratique du Congo.
2. Pour la première fois, depuis notre accession à l’indépendance, des élections combinées mettront près de 40.000 candidats face à 40 millions d’électeurs.
3. Malheureusement, depuis la signature de l’accord de la Saint-Sylvestre, le régime n’a eu de cesse de violer ses engagements. Le non-respect des libertés civiles et politiques des citoyens et la répression aveugle ont pris le dessus sur la volonté de maintenir l’esprit du pacte républicain négocié lors de la Table ronde de 1960, de la Conférence Nationale Souveraine et du Dialogue Intercongolais de Sun City qui forgent l’unité et la force de la Nation.

4. Après s’être moqué de l’Eglise catholique à qui il avait confié la facilitation du dialogue de la Saint Sylvestre, le régime se moque désormais des appels de la Société Civile, de l’Opposition Politique et de la majorité des candidats à l’élection présidentielle qui exigent la révision du fichier électoral et le retrait de la machine à voter. Le maintien des prisonniers politiques Eugène Diomi Ndongala, Jean Claude Muyambo, Franck Diongo, Carbone Beni et tant d’autres en détention, l’arrestation des membres des mouvements citoyens Lucha, Filimbi et des Congolais Debout, l’organisation de procès expéditifs assortis de jugements iniques, la poursuite des actions judiciaires motivées politiquement contre certains hommes politiques, la mise à l’écart de certains candidats Présidents de la république par l’instrumentalisation des contentieux des candidatures d’une part et par la fermeture des frontières de l’Etat à l’encontre d’un autre candidat d’autre part, l’interdiction des manifestations pacifiques et l’invalidation de plusieurs candidats montrent que ce régime se moque des Congolais et de leur droit sacré de choisir librement leurs dirigeants.

5. Sous la dictée du pouvoir, la Commission Électorale Nationale Indépendante oppose le plus grand mépris aux appels répétés de la Société Civile et de l’Opposition politique pour des élections crédibles et transparentes. Elle veut ignorer l’existence de plus de 7 millions d’électeurs enregistrés sans empreintes digitales ainsi que la disparition inopinée de plusieurs centaines de milliers de cartes d’électeurs. Par une passation de marché opaque et violant tous les prescrits en la matière, la CENI a acquis des machines à voter à prix d’or pour conduire les Congolais à un vote électronique que la loi électorale ne reconnaît pas 1. En prenant
1 – Loi électorale, Art. 237 Ter.
(Loi n° 11/003 du 25 juin 2011, modifiant la loi numéro 6/006 du 09 mars 2006 portant organisation des élections présidentielles, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales).
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fait et cause pour le régime dans sa stratégie de se maintenir au pouvoir à tout prix, la CENI de Monsieur Nangaa a perdu son indépendance et sa crédibilité.

6. Outre son illégalité, la machine à voter ne réunit aucun consensus. Son imposition affectera la crédibilité des résultats du scrutin et la légitimité des institutions qui en seront issues. Elle ouvrira la porte à d’innombrables contestations qui, c’est à craindre, pourraient conduire à des violences et à un affaiblissement général de l’Etat.
De ce qui précède, et au nom des combattants de la liberté tombés pour que le peuple congolais reprenne en main son destin, notamment Floribert Chebeya, Armand Tungulu, Luc Nkulula, Rossy Tshimanga, Thérèse Kapangala, ainsi que toutes les autres victimes tombées pendant les marches pacifiques du CLC, et en la mémoire d’Etienne Tshisekedi, illustre figure du combat pour l’émergence d’un Etat de Droit, Nous, Représentants des Forces Politiques et Sociales réunis ce jour :
I. Appelons les leaders de la Société Civile et des Forces Politiques acquises au Changement à poursuivre de façon concertée, sans faillir et jusqu’à la victoire, le combat pour lequel nos martyrs sont tombés ;
II. Saluons et félicitons le peuple congolais qui s’est mobilisé ce vendredi 26 octobre 2018 sur toute l’étendue du territoire national pour refuser catégoriquement la machine à voter, instrument non prévu par la loi électorale que le régime de Kinshasa veut imposer pour confisquer au souverain primaire le pouvoir de choisir ses dirigeants ;
III. Réitérons notre adhésion au mémorandum déposé par les leaders politiques auprès de la CENI ;
IV. Invitons la population congolaise à signer massivement la pétition initiée par le Comité Laïc de Coordination pour rejeter la machine à voter ;
V. Exigeons de la CENI de retirer la machine à voter non prévue par la loi électorale, de nettoyer le fichier électoral corrompu et de rechercher activement le consensus entre toutes les parties prenantes pour un processus électoral apaisé, crédible et responsable ;
VI. Rappelons que seules des élections libres, démocratiques, transparentes, crédibles et inclusives donnent la légitimité aux dirigeants politiques ;
VII. Rappelons notre refus de tout report dilatoire des élections du 23 décembre 2018 ;
VIII. Invitons par conséquent la population à la mobilisation et à la vigilance et lui demandons de se tenir prête à répondre à toutes les actions que nous engagerons pour qu’elle se réapproprie son destin ;
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IX. Affirmons solennellement à notre peuple que nous ferons échec à tout projet
du pouvoir de s’éterniser par une parodie d’élections, en nous privant ainsi
du droit de désigner librement nos dirigeants légitimes, et annonçons la
reprise incessante des actions de masse pour exiger l’application de nos
droits fondamentaux.

SALLE REINE DE PAIX , GOMBE
Fait à Kinshasa, le 02 novembre 2018

  • TELEMA EKOKI ET D’AUTRES MOUVEMENT CITOYENS, 
  • LES CANDIDATS PRÉSIDENTS DE LA RÉPUBLIQUE

 

LA CHASSE AUX ACTIVISTES S’INTENSIFIE EN RDC: LE CAS DE L’ACTIVISTE GAEL LEMA DIAKIESE DE TELEMA EKOKI, HARCELE DEPUIS DES MOIS ET PORTE DISPARU APRES LA MARCHE DU 25/02/2018

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La famille de l’activiste Gaël Lema Diakiese, membre du mouvement politico-citoyen TELEMA EKOKI, est à la recherche de son fils qui, depuis sa participation au sit-in de TELEMA EKOKI, en octobre 2017 devant l’Ambassade des USA à Kinshasa, était devenu une cible privilégié des agents de sécurité, dans sa commune de résidence à Bandalungwa (Kinshasa).

A l’occasion de la marche organisée par le Comité Laïc de Coordination, le 31 décembre 2017, Gaël Lema Diakiese participa à cette initiative pacifique des catholiques dans la paroisse sait François de Sales où il fut arrêté, alors qu’il venait de changer de résidence pour échapper aux menaces grandissantes qu’il subissait à sa précédente résidence de Bandal.

Enlevé par les services de sécurité,  Gaël Lema  fut acheminé à Bakayau, au bureau de la police dit  »Mbata », où il fut soumis à un traitement cruel, inhumain et dégradant.

Gaël Lema fut ensuite acheminé à l’Ipkin, le mardi 02 janvier 2018, alors que sa famille cherchait son lieu de détention au secret.

Coffré dans la chaudière de l’Ipkin pendant 3 jours,  Gaël Lema resta coupé de tout contact avec l’extérieur. C’est dans la soirée du samedi 06 janvier 2018 qu’il fut relâché par un capitaine de police,  après avoir été  auditionné pour  la troisième fois sur son engagement au sein de TELEMA EKOKI. Pendant ce temps, personne n’avait plus de ses nouvelles ni la famille, ni la coordination de son mouvement TELEMA EKOKI.

Le  dimanche du 21/01/2018,  lors d’une promenade,  Lema Diakiese se fera enlever près de l’hôpital de Kintambo, par des hommes en tenue civile et conduisant une voiture  Hiace au vitres fumés où d’autres jeunes étaient entassés.  Tous  passèrent par des coups de bâton et cela pendant trois jours.  Par la suite, ils se feront violemment embarquer sur  des pick-up de la police et seulement à cette occasion comprendront d’être  au cachot de la commune de Ndjili (quartier 1).

Tous furent  transférés à l’Ipkin où, encore une fois,  Lema Diakiese fut traité comme un criminel, pourtant marié et intellectuel de son état. Ils y restèrent jusqu’au mercredi 28 janvier 2018. Sept jours après la marche organisé par les Catholiques, il sera libéré avec d’autres jeunes arrêtés tous à l’occasion de la marche pacifique des chrétiens du 21 janvier 2018. Il était affaibli,  à cause  des tortures physiques et morales endurées, sa détention au secret se déroulant  dans des lieux insalubres, sans contact avec l’extérieur et étant privé   d’eau et de nourriture.

La plus grande inquiétude guette encore sa famille et TELEMA EKOKI car notre camarade   Gaël Lema Diakiese est encore porté disparu depuis la marche pacifique du 25 février 2018 dernier, qui s’est soldée par l’exécution extrajudiciaire de deux jeunes, dont  l’activiste Rossy Mukendi du mouvement citoyen Collectif 2016 et par plusieurs arrestations.

TELEMA EKOKI dénonce, à l’intention de la communauté nationale et internationale, le harcèlement violent et de longue date dont est victime l’activiste Gaël Lema Diakiese, porté disparu depuis le 25/02/2018,  alors que tous ses numéros de téléphones sont toujours inaccessibles et  sa famille n’a aucun signe de vie depuis une semaine.

TELEMA EKOKI exige sa libération immédiate.

Fait à Kinshasa, le 03/03/2018

TELEMA EKOKI

COMMUNIQUE DE TELEMA EKOKI DU 27/02/2018: « Halte aux meurtres et tortures des activistes des mouvements citoyens! »

COMMUNIQUE DE TELEMA EKOKI DU 27/02/2018: « Halte aux meurtres et tortures des activistes des mouvements citoyens! »

Monsieur Adolphe TSHUNZA MUTOMBO, militant du mouvement politico-citoyen TELEMA EKOKI arrêté le dimanche 25 février 2018 au quartier 3 de Kingasani, a été par acheminé le même jour à l’Ipkin (Inspection générale de la police de Kinshasa) où il a subi des tortures morales et physiques (coups et blessures) pendant 48 heures, pour avoir tout simplement participé à la marche pacifique des chrétiens du 25/02/2018 contre la dictature en RDC. Il vient d’être relâché ce mardi 27 février, après avoir été gravement blessé  à son œil droit et dans d’autres partie de son corps.

Le camarade Adolphe TSHUNZA MUTOMBO a été arrêté avec quatre autres activistes qui militent dans les mouvements citoyens, dont on ignore le lieu de détention à ce jour ainsi que le sors que les forces « du désordre » leur ont réservé.

rossy mukendiTELEMA EKOKI tient aussi à dénoncer, avec la dernière énergie, l’exécution extrajudiciaire de notre camarade et ami Rossy MUKENDI, cadre du  mouvement citoyen « COLLECTI 2016 », lâchement exécuté par la police tirant à balles réelles,  alors qui se trouvait à l’ intérieur de l’ enceinte de la paroisse Saint Benoit, à Kinshasa, toujours la matinée du 25 février 2018.

TELEMA EKOKI rappelle que les assassinats, les enlèvements et les tortures infligées aux   militants pacifiques des mouvements citoyens ne peuvent continuer à rester impunis.

La jeunesse congolaise revendique la vérité et la justice pour la R.D.Congo.

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TELEMA EKOKI,

La voix du peuple

L’Afrique est le futur de l’Europe comme l’Europe est le futur de l’Afrique

Europe-Afrique

L’Afrique est le futur de l’Europe comme l’Europe est le futur de l’Afrique.

M. Kabila ne peut bloquer le droit à la libre circulation des congolais entre les deux continents à cause de son souverainisme daté et ombrageux, qui se solde par l’impossibilité, pour les citoyens congolais, d’obtenir un visa pour l’Europe, après la fermeture imposée de la Maison Schengen.

Résultat de recherche d'images pour La République Démocratique du Congo traverse une impasse politique dangereuse, consécutive à la faiblesse du leadership de M. Kabila, qui impose à notre pays une démarche isolationniste, centrée sur les stratégies fétichistes qu’il concocte dans les chaudrons de sa lugubre ferme de Kingakati, dans l’objectif inavouable de confisquer le pouvoir d’état par la force et faire de ce grand pays au cœur de l’Afrique sa « plantation personnelle ».

Même les signaux de décrispation politique les plus faciles à lancer, comme la libération des prisonniers politiques cités nommément par le Ch.5 de l’Accord de la Saint Sylvestre, restent un obstacle infranchissable par ce régime de l’imposture, qui affectionne la répression politique au plus haut niveau, au point de considère le rétablissement de la justice comme une faiblesse, ne respectant jamais les engagements librement souscrits.

Son Éminence le Cardinal Monsengwo Pasinya a fait sienne une image chère à Telema Ekoki: la RDC est réduite au stade d’immense « prison à ciel ouvert ». Les congolais, actuellement, sont privé du droit de circulation en Europe à cause de la diplomatie ombrageuse de M. Kabila, qui n’a pas peur de jeter « l’enfant avec l’eau sale » , pourvu qu’il puisse continuer à tonner dans le vide sur la scène internationale.

Telema Ekoki ne peut que soutenir, comme la majorité du peuple congolais, la « Révolution pacifique des Rameaux » initiée par l’Église Catholique et le Comité Laïc de Coordination, afin de dire « non » au délire de puissance absolue qui semble aveugler le président de fait de la République Démocratique du Congo, un pays en pleine débâcle économique et sécuritaire, où règne la loi de la jungle.

Un pays dépourvu d’infrastructures, à cause de la léthargie et de la boulimie de richesse des actuels dirigeants et qui a un besoin vital d’investissements et d’amélioration du climat des affaires. Malheureusement, dans la nouvelle jungle kabiliste, l’insécurité juridique bat tous les records, pas seulement polluant dangereusement le climat des affaires mais aussi et surtout anéantissant la sécurité des biens et des personnes.

Cela ne semble pas inquiéter le « Raïs » qui, après des années de silence, se découvre un humour noir logorrhéique à l’occasion de son dernier monologue devant la presse. Le message subliminal est clair: il est prêt à mettre l’Afrique Centrale à feu et à sang, pourvu qu’il demeure le Jupiter de Kingakati.

Des nouveaux anticorps se battent contre les virus qui tuent ce malade en phase terminal appelé RDC: des dignes filles et fils du Congo, qui croupissent en prison depuis des années, pour avoir dit « non » au système de prédation politique et économique que M. Kabila a instauré en RDC; les citoyens, toutes tendances politiques confondues, qui défient l’armada postée en position de tir devant les églises; l’élite catholique, protestante et dernièrement aussi musulmane, qui, dans sa nouvelle posture œcuménique et citoyenne, ose tenir tête au dictateur pour revendiquer les droits inaliénables du peuple congolais.

Faut-il s’attendre à une normalisation de la vie politique dans ce pays?

Rien ne le laisse présager.

Le Comité laïc, l’Église catholique, doivent continuer à maintenir la pression, défier l‘armée de mercenaires qui a déclaré la guerre au peuple congolais et continuer dans sa mission prophétique qui tire sa sève revigorante de la théologie de la libération, la théologie du peuple, chère au Saint Père François et, plus en général, de la théologie politique africaine.

Le Congo a besoin d’une deuxième indépendance, certainement de l’emprise prédatrice des multinationales mais aussi et surtout de l’élite africaine corrompue, qui veut dominer sur l’homme africain, s’alliant à ceux qui l’exploitent, plutôt que l’émanciper, le libérer du joug de la paupérisation et l’ouvrir au monde.

Les gravissimes violations des droits de l’homme en RDC dépassent même notre capacité à les énumérer toutes et à les condamner, en masse.

Terre de massacres, terre où la vie n’a plus de valeur, la RDC a besoin d’une révolution moralisatrice, qui remplace le système de antivaleurs prôné par ses dirigeants.

C’est un combat que la RDC ne peut mener seule: elle a besoin des autres leaders africains qui doivent hausser le ton face aux massacres à grande échelle qui endeuillent notre pays, frappé par la plus grande crise humanitaire au monde. Mais nous avons besoin aussi de l’Europe qui est, géographiquement et culturellement, la plus proche et la plus intéressée au déclenchement d’un vrai développement de l’Afrique Centrale.

Le vieux continent, dans la construction de sa nouvelle identité commune, a besoin de l’Afrique comme l’Afrique a besoin de l’Europe en termes d’échanges, de transferts de technologie, de connaissance ainsi que de commerce.

L’établissement d’une relation plus saine entre l’Afrique et l’Europe passe aussi par la libération du géant congolais de la dictature autiste installée dans ce pays depuis des décennies.

Le peuple congolais compte sur l’ambition de l’Europe à mener enfin sa propre politique étrangère, pour viser ses vrais intérêts à moyen et long terme.

La RDC ne peut être mise à l’écart dans cette dynamique, dans l’intérêt réciproque aussi bien du Congo que de l’Union Européenne.

Au moment où un régime politique décadent et myope se cloître dans un souverainisme de façade, privant les citoyens de la liberté de circulation, le peuple congolais, quant à lui, demande à l’Europe de le soutenir dans son élan vers l’émancipation d’une tyrannie centrée sur la recherche du pouvoir pour le pouvoir, l’enrichissement personnel des dirigeants et l’anéantissement de l’État qui en découle.

Les congolais sont debout: le futur de l’Europe étant l’Afrique, le vieux continent ne peut ignorer son appel de détresse

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TELEMA EKOKI

JOSEPH KABILA EST PRÊT A TRANSFORMER LA R.D.CONGO EN UN ABATTOIR, POURVU QU’IL SE MAINTIENNE AU POUVOIR: PLUS DE 12 MORTS, UNE CENTAINE DE BLESSES, 69 ARRESTATIONS ET 16 BÉBÉS INTOXIQUES AU GAZ LACRYMOGÈNE A LA MATERNITE DES SŒURS DE BINZA, SELON LE BILAN PROVISOIRE DE LA RÉPRESSION VIOLENTE DE LA MARCHE OEUCUMENIQUE, CITOYENNE ET NATIONALE DU 21 JANVIER 2018

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Les catholiques, les protestants, les musulmans congolais ont marché, au péril de leur vie, pour revendiquer leur dignité de femmes et hommes libres, ce 21 janvier 2018, dans une marche chrétienne devenue, par la suite, œcuménique, citoyenne et nationale.

Le premier bilan de la répression violente est très lourd: selon des sources de l’Église Catholique et de la Mission de l‘Onu au Congo, Monusco en sigle, il y aurait déjà 12 morts fauchés par des balles réelles tirées à bout portant contre les manifestants pacifiques, une centaine de blessés et plus de 69 arrestations. Certains corps ont été emportés dans des camions militaires et ils seront jetés dans le fleuve Congo ou bien ensevelis anonymement dans des fosses communes, comme les forces du désordre ont l’habitude d’opérer pour d’effacer les traces de leurs crimes.

kabatansthi tue le 210118

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KABATANTSHI Isaac, abattu par la GR sur le boulevard Lumumba à Kingasani, quartier 3 au coin de l’avenue Basoko. Père de sept enfants dont un bébé de trois mois, Mr Kabatansthi est un combattant qui prenait pacifiquement part à la marche du 21 janvier organisée par le CLC. Ayant pris part à la messe à la paroisse saint Marc de Kingasani, Isaac s’est éteint à la suite d’une fusillade de la GR venue appuyée la police qui était débordée et ne savait plus arrêter l’élan et l’engagement des habitants de la Tshangu.

 

kabatansthi 3 tue le 210118

C’est le cas d’un sympathisant de TELEMA EKOKI Isaac KABATANTSHI, un homme de 42 ans tué par balle ce 21 janvier 2018, au niveau de l’Avenue Lubua, sur le Boulevard Lumumba, à Kinshasa, dont le corps sans vie a été emporté par des militaires, contre la volonté de son père, présent sur place.

Une jeune fille de 22 ans, Thérèse Mwanza a été tuée, à bout portant, à l’intérieur de l’Eglise Saint François de Kitambo, alors qu’un jeune élève de 15 ans a été blessé à la tête, à Lemba, toujours à l’intérieur d’une Eglise.

THERESE TUE A SAINT FRANCOIS
Paix éternelle à cette jeune fille, Thérèse Mwanza Kapangala (Dechade), 22 ans. Elle était aspirante religieuse et devait porter son foulard de sœur en juillet de l’année en cours. Elle a été tuée d’une rafale de mitraillette ce 21 janvier 2018 dans la Paroisse Saint François de la Sales de Kitambo en marge de la marche pacifique des chrétiens. Elle était fille d’un policier!

therese morte a kitambo

BEBE

16 nourrissons de la Maternité des Sœurs de Binza, qui se trouve à coté de l’Église du Saint Sacrement de Delvaux, à Kinshasa, ont été gravement intoxiqués par le lancement, à l’intérieur de la maternité, de 8 gaz lacrymogènes, lancé d‘une manière criminelle et incontrôlée par les forces du désordre: la vie de 16 bébés intoxiqués a été mise gravement en danger et un nourrisson a du être réanimé, son pronostique vital restant encore engagé.

BINZA

La marche des Chrétiens à Binza Delvaux avec lancement de gaz lacrymogène dont 8 cartouches ont touché la maternité de Soeurs de Binza

Pour TELEMA EKOKI, Le pouvoir sanguinaire et liberticide a décidé de transformer la ville de Kinshasa en un enfer déjà la veille de la deuxième marche des chrétiens, ce 20 janvier 2018.
Des check points érigés un peu partout ont paralysé la ville de Kinshasa, créant des embouteillages monstrueux et une circulation tellement anarchique et incontrôlée que des graves accidents mortels de circulation sont survenus, comme celui d’un taxi bus à Ngaba, à Kinshasa, qui a provoqué la mort de 16 passagers.
Les kinois ont subi des fouilles, pendant des heures, accompagnées des vols habituels d’argent et téléphones portables: c’était un exemple de plus de la « chosification » des congolais dont les forces du désordre affectionnent l‘exercice, avec le but d‘imposer un climat de peur et de terreur. Les policiers bloquaient les véhicules en n’importe quelle position dans les avenues de la capitale, complètement indifférents aux files monstrueuses de véhicules qui se formaient derrière eux.

Le Pasteur Efoko de l’Église de christ au Congo n’a-t-il pas dit qu’il n y a plus d’État en RDC ? Et pour avoir dit la vérité sur la situation catastrophique de la RDC, lors de la dernière prêche à la Cathédrale du Centenaire, le doyen de la Faculté de Théologie de l’Université protestante est obligé d’entrer dans la clandestinité pour se protéger des menaces de mort.

Que cherchaient-ils au juste?

Les bibles, les chapelets ou bien les croix que les chrétiens allaient arborer le lendemain, telles des armes de « destruction massive », pendant la marche interdite des chrétiens qui revendiquent pacifiquement leur liberté? Probablement, comme est-il aussi possible que ces barrages généralisés dans une ville de 10 millions d’habitants visaient à arrêter les prêtres, les opposants qui ont soutenu publiquement la marche et surtout les membres du Comité Laïc de Coordination, le groupe d’intellectuels chrétiens catholiques qui ont appelés les congolais à marcher, encore une fois, le 21 janvier 2018, pour exiger la décrispation politique, et qui sont tous, à leur tour, sous le coup de mandats d’amener après avoir revendiqué la libération des prisonniers politiques et l’exercice du droit à manifester, confisqué arbitrairement en RDC depuis des années.

Ce 21 Janvier 2018, les congolais se sont réveillé au son des cloches à 6h30, alors que le régime Kabiliste, pour le deuxième fois en trois semaine, venait de couper complètement l’internet, sur l’ensemble du territoire national: « Silence, on tue ! ».

Les messes ont été dites très tôt le matin et les congolais ont affloué nombreux dans les paroisses, malgré le déploiement massif de militaires lourdement armés devant les portails des églises.
Les chrétiens de l’Église Saint Joseph de Matonge se sont mis en exergue par leur héroïsme: malgré les menaces et les tirs à balles réelles qui ont blessé au moins 12 paroissiens, ils ont marché, nombreux, arborant les enseignes sacrées: les uns les croix, les autres les chapelets ou bien les bibles. Des chants liturgiques ont défié les tirs incontrôlés de gaz lacrymogènes mais, malgré la violence incompréhensible et incontrôlée des militaires apostés en position de tir devant eux, les chrétiens de Saint Joseph ont marché, les abbés et les sœurs en première ligne, pour dire NON à M. Joseph Kabila, l’autocrate barbare qui souille les tabernacles, qui tues les chrétiens, pourvu qu’il confisque le pouvoir par la force.

A l’Église Saint Augustin la même scène héroïque s’est reproduite, avec les chrétiens catholiques en procession, dont beaucoup ont été blessés (plus de 10) alors qu’ils marchaient avec des branches de palmiers à la main, en chantant des hymnes sacrés.

Dans certaines églises les chrétiens ont été séquestrés à l’intérieur des paroisses, pendant des heures sans possibilité d’en sortir, comme à l’Église Saint Luc, afin qu‘ils ne marchent pas.

A l’Église Saint François de Kitambo une jeune fille de 22 ans a été tuée par balle à l’intérieur de l’Église alors qu’à Lemba, une jeune homme de 15 ans a été gravement blessé à la tête toujours à l’intérieur pas loin de l’autel.

Mais selon les membres de TELEMA EKOKI participant à la marche dans les quartiers très populaires de Masina, Kimbanseke et Kingasani, surtout près du marché de la Liberté, la force brute des Bana Moura n’a pas réussi à freiner les habitants déterminés de ces quartiers périphériques de la capitale congolaise.
A Limete aussi, près de l’ Échangeur, un bastion de l’opposition politique à Kinshasa, la population à marché pour revendiquer son droit de souverain primaire suspendu depuis septembre 2016.

A Lubumbashi, Kisangani, Goma et Beni et bien d’autres villes les congolais ont aussi affronté la répression brutale, manifestant pacifiquement au péril de leur vie.

Malgré la coupure total de l’internet et des SMS, décidée par le régime Kabila pour tuer à huis clos, à l’abri de l’œil critique de l’opinion publique nationale et internationale, les premières informations qui sont parvenues à TELEMA EKOKI font état d’une adhésion massive des congolais à la marche des chrétiens. S’érigeant en mur infranchissable face aux bourreaux qui veulent confisquer le pouvoir par la force, les congolais ont mélangé les chants religieux à ceux plus politiques, exigeant le départ d’un « président » hors mandat, illégitime et illégal et qui n’a aucune intention d’organiser des élections deux ans après la fin de son dernier mandat.

Tout un appareil militaire a été déployé ce 21 janvier 2018 pour empêcher le peuple congolais de réclamer ses droits et son refus catégorique de vivre dans une immense prison à ciel ouvert.
Malgré l’ordre donné de tirer à balles réelle sur des manifestants pacifiques et désarmés, les congolais ont démontré qu’ils sont de plus en plus nombreux à réclamer le départ d’alias Joseph Kabila, leur bourreau nécrophile qui n’hésite pas à transformer leur pays, béni de Dieu, en un enfer de terreur, massacres, violence, insalubrité, 4.000.000 de déplacés internes, famine et injustice pourvu qu’il se maintienne coûte que coûte au pouvoir, ivre des milliards détournés et de la jouissance d’un pouvoir désormais absolu.

Les congolais ont dit « NON » à alias Joseph Kabila, et ils continueront à résister pacifiquement, chaque fois plus nombreux, sans jamais reculer, jusqu’ au départ définitif du despote, dont les mains sont tachées avec le sang de nos martyrs.

Que Dieu bénisse la République Démocratique du Congo,

Fait à Kinshasa, le 22/01/2018

TELEMA EKOKI,
LA VOIX DU PEUPLE CONGOLAIS

 

RD Congo: face à Kabila, le cardinal Monsengwo, un «joker» inattendu / COLETTE BRAECKMAN – LE SOIR

RD Congo: face à Kabila, le cardinal Monsengwo, un «joker» inattendu

DANS CET ARTICLE
Le cardinal de Kinshasa, Laurent Monsengwo, jouit d’un large prestige moral auprès de la population congolaise.

Le cardinal de Kinshasa, Laurent Monsengwo, jouit d’un large prestige moral auprès de la population congolaise. – Photo News.

La société civile, combien de divisions aligne-t-elle ? La classe politique, depuis le décès d’Etienne Tshisekedi, quel leader incontestable, capable de faire descendre les foules dans la rue, peut-elle présenter ? Les pressions internationales, que signifient-elles ? Avec le soutien de la Chine, de la Russie, des voisins africains et peut-être de la France, il y a moyen de contrer les opposants d’autant plus que les Etats, quels qu’ils soient, ont plus d’intérêts que de principes…

Sur le « terrain de jeu » congolais, voici quelques semaines encore, Joseph Kabila, longtemps sous-estimé et enfin révélé dans sa vraie dimension, était incontestablement le plus fort. Arrivé au pouvoir en janvier 2001, il s’était révélé un bon élève de Mobutu, lui-même disciple de Machiavel : capable de diviser une classe politique vulnérable, comptant sur l’efficacité de ses services de renseignement et la capacité de répression de ses forces de sécurité. Tablant sur la bonne volonté des évêques congolais qui s’étaient proposés comme médiateurs, il avait même cru, avec eux aussi, pouvoir jouer au plus malin, retarder autant que possible les échéances électorales et ne pas tenir ses promesses de libération des détenus politiques.

Rôle social

Ayant grandi en Tanzanie, Joseph Kabila, malgré une épouse très croyante, aurait-il sous estimé la capacité de mobilisation de l’Eglise catholique, la puissance de ses réseaux associatifs, de ses relais internationaux ? N’aurait-il pas mesuré le fait que dans ce pays où l’Etat incarne plus l’extorsion et la contrainte que le bien commun, c’est l’Eglise catholique, aux côtés des autres confessions religieuses, qui assure une grande part des services sociaux, de l’enseignement, de la santé ?

Avoir donné à la conférence épiscopale le sentiment d’avoir été flouée après l’accord de la Saint-Sylvestre a représenté une erreur politique qui n’a pas pu être corrigée par la publication de la loi électorale. Mais il y eut pire : avoir porté la violence à l’intérieur des églises – gaz lacrymogènes, tirs à balles réelles et à bout portant sur des chrétiens en prière, arrestations – ressemble fort à une erreur fatale.

Car face au rusé président, poussé à la faute par la manifestation des laïcs chrétiens, le 31 décembre dernier, l’Eglise a sorti son joker, et il est de taille : Monseigneur Monsengwo est monté en ligne. Le cardinal de Kinshasa, indigné par les violences, n’a pas mâché ses mots : « barbarie », « mensonges systémiques » « brutalités policières ». Avec une conclusion accablante, qui vise peut-être toute la classe dirigeante congolaise : « que les médiocres dégagent ».

Le pouvoir a beau démontrer que le prélat avait rencontré à Bruxelles des chefs de l’opposition (dont Moïse Katumbi) et suggérer qu’il y aurait eu manœuvre concertée, rien n’y fera : au Congo comme à Rome, le jugement de Laurent Monsengwo Pasinyia sera considéré comme parole d’Evangile et il fera date.

Figure marquante

En effet, l’archevêque de Kinshasa est à la fois un très haut dignitaire de l’Eglise catholique et une figure marquante de la vie politique congolaise.

Originaire du Bandundu, Laurent Monsengwo, 78 ans, part pour Rome après ses études au grand séminaire de Kabwe et obtient un doctorat en Ecriture sainte à l’Institut biblique pontifical. Intellectuel de haut niveau, il maîtrise le latin, le grec mais aussi l’hébreu, l’araméen et d’autres langues anciennes. Nommé évêque auxiliaire à Inongo puis archevêque à Kisangani, cet aristocrate de l’Eglise ne sillonnera pas beaucoup les brousses abandonnées et les paroisses rurales car en 1984 déjà il est élu président de la conférence épiscopale du Zaïre. Après qu’en 1991 le président Mobutu a décrété la fin du parti unique, la Conférence nationale souveraine sera l’occasion d’un immense « examen de conscience » national au cours duquel s’exprimeront toutes les forces vives de la nation. Voix nasillarde et timbre assuré, « Monseigneur » est élu président de la CNS- Conférence nationale souveraine – dont il dirige les travaux avec autorité. Alors que le président Mobutu, assailli par les critiques, perd peu à peu le contrôle de la situation, qu’Etienne Tshisekedi, élu Premier ministre, refuse d’assumer ses responsabilités et multiplie les manœuvres dilatoires, l’évêque de Kisangani semble être la seule personne sensée de cette fin de règne. Prudent, il refuse même de publier les conclusions des commissions consacrées aux « biens mal acquis » et aux assassinats. Son sens de l’Etat lui vaudra, de 1992 à 1996, d’être président du Haut-Conseil de la République, érigé en Parlement de transition.

La fin du président Mobutu semble alors inéluctable : le « Guide » est miné par le cancer, il est incapable de faire face à l’avancée des troupes rebelles qui progressent inexorablement vers Kinshasa. Dans une ultime tentative, la France proposera même que l’évêque de Kisangani se voie confier, provisoirement, les rênes de l’Etat, mais il est trop tard : le 17 mai 1997 les rebelles entrent dans Kinshasa, Mobutu s’enfuit, Laurent Désiré Kabila devient président, une page est tournée.

« Mon pouvoir est supérieur »

Serein, Monseigneur Monsengwo retourne à ses charges ecclésiastiques, à son diocèse, puis il est élu président du symposium des conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar et vice président de Pax Christi. Il déclarera plus tard « je n’envie pas le pouvoir politique… Si je le voulais, je l’aurais pris en 1997, avec la chute de Mobutu mais je ne l’ai pas fait car mon pouvoir ecclésiastique est mille fois supérieur au pouvoir politique. »

De fait, l’Eglise catholique a besoin de cet intellectuel brillant, de cet homme d’expérience, qui n’a cependant jamais rejoint la théologie de la libération et Benoît XVI, lors du consistoire du 20 novembre 2010, l’élève au rang de cardinal.

A cette occasion, on mesure combien le pouvoir de Kinshasa mesure mal le fonctionnement de l’Eglise : dans un premier temps, par des manœuvres de coulisses, la présidence tente d’influencer la diplomatie vaticane afin d’empêcher la promotion de cet homme jugé trop proche des anciens de l’UDI (union des démocrates indépendants), des conservateurs. Cette tentative s’étant soldée par un échec prévisible, elle est remplacée par les grandes orgues : à grands frais, une importante délégation est envoyée à Rome pour célébrer l’événement et par la suite le nouveau prince de l’Eglise sera accueilli en grande pompe à Kinshasa.

Discret sur le plan politique, le cardinal Monsengwo poursuit son ascension au sein de l’Eglise catholique : il participe au conclave qui élit le pape François en 2013, puis, en signe de confiance, ce dernier le choisit pour représenter l’Afrique au sein d’un groupe de huit prélats chargés de l’épauler dans la réforme de la Curie romaine.

Au courant de tout

Malgré ses responsabilités au sein de l’Eglise, le cardinal de Kinshasa demeure l’un des hommes les mieux informés du pays : il rencontre régulièrement les évêques des autres diocèses et des 160 paroisses de Kinshasa remontent toutes les informations de la base. Il n’ignore rien des carences de l’Etat, des coupures d’eau et d’électricité, des hôpitaux défaillants, des écoles dont les élèves sont chassés s’ils ne peuvent payer le minerval. Il sait que la violence a déplacé quatre millions de citoyens, et que, plus que jamais le Congo ressemble au Zaïre de Mobutu, « un pays où tout se vend et tout s’achète ».

Mais le cardinal sait aussi qu’à l’abri des églises se rassemble la nouvelle génération. Des jeunes qui refusent la corruption du système, qui luttent pour le changement, et qui réagissent au quart de tour lorsque la conférence épiscopale déclare, après l’échec des négociations, que les citoyens devront « se prendre en charge » et qu’un « plan B » sera mis en œuvre.

Nous y voilà. Longtemps préparé dans l’ombre, le mouvement « Telema Ekoki » (Mettez-vous debout) est désormais lancé et l’appel des laïcs n’est que la face visible d’une vague de fond qui secoue le pays et qui pourrait déboucher sur une « transition sans Kabila », c’est-à-dire un pouvoir intérimaire.

Pour diriger cette « TSK » qui se traduirait par de nouvelles tractations politiques, le temps d’organiser de futurs scrutins, plusieurs noms sont cités, dont celui du Docteur Mukwege ou de l’archevêque de KInshasa. Reste à savoir si ces hommes d’expérience sont réellement tentés par cette aventure à hauts risques et ne préféreront pas préserver une posture morale qui les place au-dessus de la bataille…

Le soutien des protestants

 COLETTE BRAECKMAN ET C.B.

Alors que le Comité de concertation des laïcs chrétiens a appelé à une nouvelle manifestation le 21 janvier prochain, les positions de l’Eglise catholique ont obtenu un renfort inattendu. Lors des commémorations marquant le 17e anniversaire de l’assassinat du président Laurent-Désiré Kabila, le pasteur protestant François David Ekofo, s’exprimant face à tous les dignitaires du régime – dont le Premier ministre et l’épouse du président Kabila – dans la cathédrale du Cinquantenaire, a tenu des propos ressemblant à ceux du cardinal Monsengwo. Il a demandé aux dirigeants « de léguer à nos enfants un pays où l’Etat existe réellement » et jugé inadmissible « le fait de dépenser le peu de devises que le pays possède pour importer de la nourriture alors que seuls 10 % des terres potentiellement arables sont exploitées ». Il a aussi suggéré au chef de l ’Etat de « passer le bâton à un autre ». La télévision nationale, qui retransmettait la cérémonie, a interrompu ses émissions.

http://plus.lesoir.be/134620/article/2018-01-17/rd-congo-face-kabila-le-cardinal-monsengwo-un-joker-inattendu


Le soutien des protestants

 COLETTE BRAECKMAN ET C.B.

Alors que le Comité de concertation des laïcs chrétiens a appelé à une nouvelle manifestation le 21 janvier prochain, les positions de l’Eglise catholique ont obtenu un renfort inattendu. Lors des commémorations marquant le 17e anniversaire de l’assassinat du président Laurent-Désiré Kabila, le pasteur protestant François David Ekofo, s’exprimant face à tous les dignitaires du régime – dont le Premier ministre et l’épouse du président Kabila – dans la cathédrale du Cinquantenaire, a tenu des propos ressemblant à ceux du cardinal Monsengwo. Il a demandé aux dirigeants « de léguer à nos enfants un pays où l’Etat existe réellement » et jugé inadmissible « le fait de dépenser le peu de devises que le pays possède pour importer de la nourriture alors que seuls 10 % des terres potentiellement arables sont exploitées ». Il a aussi suggéré au chef de l ’Etat de « passer le bâton à un autre ». La télévision nationale, qui retransmettait la cérémonie, a interrompu ses émissions.