LA CHASSE AUX ACTIVISTES S’INTENSIFIE EN RDC: LE CAS DE L’ACTIVISTE GAEL LEMA DIAKIESE DE TELEMA EKOKI, HARCELE DEPUIS DES MOIS ET PORTE DISPARU APRES LA MARCHE DU 25/02/2018

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La famille de l’activiste Gaël Lema Diakiese, membre du mouvement politico-citoyen TELEMA EKOKI, est à la recherche de son fils qui, depuis sa participation au sit-in de TELEMA EKOKI, en octobre 2017 devant l’Ambassade des USA à Kinshasa, était devenu une cible privilégié des agents de sécurité, dans sa commune de résidence à Bandalungwa (Kinshasa).

A l’occasion de la marche organisée par le Comité Laïc de Coordination, le 31 décembre 2017, Gaël Lema Diakiese participa à cette initiative pacifique des catholiques dans la paroisse sait François de Sales où il fut arrêté, alors qu’il venait de changer de résidence pour échapper aux menaces grandissantes qu’il subissait à sa précédente résidence de Bandal.

Enlevé par les services de sécurité,  Gaël Lema  fut acheminé à Bakayau, au bureau de la police dit  »Mbata », où il fut soumis à un traitement cruel, inhumain et dégradant.

Gaël Lema fut ensuite acheminé à l’Ipkin, le mardi 02 janvier 2018, alors que sa famille cherchait son lieu de détention au secret.

Coffré dans la chaudière de l’Ipkin pendant 3 jours,  Gaël Lema resta coupé de tout contact avec l’extérieur. C’est dans la soirée du samedi 06 janvier 2018 qu’il fut relâché par un capitaine de police,  après avoir été  auditionné pour  la troisième fois sur son engagement au sein de TELEMA EKOKI. Pendant ce temps, personne n’avait plus de ses nouvelles ni la famille, ni la coordination de son mouvement TELEMA EKOKI.

Le  dimanche du 21/01/2018,  lors d’une promenade,  Lema Diakiese se fera enlever près de l’hôpital de Kintambo, par des hommes en tenue civile et conduisant une voiture  Hiace au vitres fumés où d’autres jeunes étaient entassés.  Tous  passèrent par des coups de bâton et cela pendant trois jours.  Par la suite, ils se feront violemment embarquer sur  des pick-up de la police et seulement à cette occasion comprendront d’être  au cachot de la commune de Ndjili (quartier 1).

Tous furent  transférés à l’Ipkin où, encore une fois,  Lema Diakiese fut traité comme un criminel, pourtant marié et intellectuel de son état. Ils y restèrent jusqu’au mercredi 28 janvier 2018. Sept jours après la marche organisé par les Catholiques, il sera libéré avec d’autres jeunes arrêtés tous à l’occasion de la marche pacifique des chrétiens du 21 janvier 2018. Il était affaibli,  à cause  des tortures physiques et morales endurées, sa détention au secret se déroulant  dans des lieux insalubres, sans contact avec l’extérieur et étant privé   d’eau et de nourriture.

La plus grande inquiétude guette encore sa famille et TELEMA EKOKI car notre camarade   Gaël Lema Diakiese est encore porté disparu depuis la marche pacifique du 25 février 2018 dernier, qui s’est soldée par l’exécution extrajudiciaire de deux jeunes, dont  l’activiste Rossy Mukendi du mouvement citoyen Collectif 2016 et par plusieurs arrestations.

TELEMA EKOKI dénonce, à l’intention de la communauté nationale et internationale, le harcèlement violent et de longue date dont est victime l’activiste Gaël Lema Diakiese, porté disparu depuis le 25/02/2018,  alors que tous ses numéros de téléphones sont toujours inaccessibles et  sa famille n’a aucun signe de vie depuis une semaine.

TELEMA EKOKI exige sa libération immédiate.

Fait à Kinshasa, le 03/03/2018

TELEMA EKOKI

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