SIT-IN DE TELEMA EKOKI DEVANT LA CARITAS ET REMISE DE LA LETTRE OUVERTE ADRESSEE AUX EVEQUES DE LA CENCO EN ASSEMBLEE GENERALE EXTRAORDINAIRE: « N’abandonnez vos enfants sombrer dans la souffrance et le désespoir. » – VIDEO/TEXTE ET IMAGES

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Kinshasa, 22/11/2017

PREAMBULE

Regardons ensemble, Messeigneurs les Évêques Catholiques congolais, les grandes failles, défaillances et blocages caractérisant le leadership et la gouvernance de Monsieur Kabila en RDC et ayons le courage de le dire tout haut: nous exigeons le départ de Monsieur Joseph KABILA, maintenant.
Dans votre vision prophétique, vous savez que ce pays possède un destin politique plus grand que les basses ambitions de ceux qui veulent le prendre en otage. En ce moment critique de l’Histoire de notre pays, TELEMA EKOKI vous adresse ce message, convaincu que vous, nos Pasteurs, animés d’un amour inconditionnel pour ce pays et son peuple, ne pourrez jamais abandonner vos enfants sombrer dans la souffrance et le désespoir.

Lettre ouverte de TELEMA EKOKI aux Évêques de l’Église Catholique Romaine réunis en Assemblée Générale Extraordinaire,
le 22/11/17 à Kinshasa

Messeigneurs les Évêques,

1. La Commission Nationale Électorale dite « Indépendante », CENI en sigle, a annoncé publiquement qu’ il lui sera impossible d’organiser les élections avant la fin de cette année 2017. Ce qui était pourtant le délai prévu dans les Accords avec l’Opposition politique, signés sous l’égide de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo, CENCO en sigle, à la Saint Sylvestre 2016. Ces Accords étaient censés éviter que le pays ne sombre dans le chaos, après la fin du deuxième mandat, le 19 Décembre 2016, de M. Kabila.

2. Une fois de plus, le président sortant vient de prouver à la face du monde que non seulement il n’est pas capable de conduire ce grand pays vers une issue démocratique pacifique, mais aussi qu’ il n’est pas crédible quant à l’organisation des élections libres et démocratiques. Ceci constitue un grand investissement pour l’avenir du pays et pour des générations de Congolaises et de Congolais en faveur desquels nous aimerions aujourd’hui tracer un chemin de vie digne, de liberté et de prospérité.

3. TELEMA EKOKI reconnaît que la CENCO avait, pour le besoin supérieur de la nation, accepté la lourde tâche assumer les bons offices d’une médiation qui devait conduire le peuple congolais vers la paix et la prospérité. Mais les espoirs des Congolais ont encore une fois de plus étaient trahis par le système décadent de Monsieur Kabila et ses animateurs a tous les niveaux et dont le seul objectif est de se pérenniser au pouvoir, par la violence, la loi de la force et non la force de la loi, les emprisonnements des leaders politiques ainsi que et des violations flagrantes des droits fondamentaux des citoyens congolais.

4. Vous-vous souviendrez qu’il n’était pas encore le 19 Décembre l’an dernier lorsque la population Congolaise dénonça les manigances du régime kabiliste pour opérer le glissement dans le calendrier des échéances électorales. Sa protestation fut réprimée par la police le 19 et 20 Septembre 2016. Le bilan des victimes en vies humaines est connu. Alors que M. Kabila avait toujours nié de vouloir manipuler les termes de notre contrat social, pour se maintenir au pouvoir: les faits sont là, pour prouver le contraire.

5. La Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) qui a accompagné le dialogue politique et la signature de l’accord de la Saint Sylvestre a aussi rappelé au peuple Congolais, dans sa lettre du 23 Juin 2017 : « Le pays va très mal ! ». Votre diagnostic, messeigneurs les Évêques de la CENGO, est clair: « Tous les symptômes sont là, notre pays est gravement malade et le mal c’est Joseph Kabila » !

Ce mal, que les actuels dirigeants ne ressent pas, le peuple en ressent le dard. C’est nous, le peuple, qui vivons les souffrances provoquées par la mauvaise gouvernance chaque jour, dans notre chair. Le diagnostic de la CENCO n’a rien de partisan. Il n’est ni Catholique, ni Protestant, ni Kimbanguiste, ni Musulman: il est partagé par tout le peuple congolais et tous les observateurs de bonne foi.

Du moment que les actuels dirigeants n’ont en rien respecté le contrat social qui les lie au peuple, qu’il nous soit donné une seule raison pour que nous les regardions passivement dilapider notre héritage commun sans mot dire. Il est temps que nous le leur rappelions haut et fort : Nous en avons marre!

Dans l’exposé des motifs de notre Constitution, le contrat social entre le peuple et ses dirigeants fonde sur l’engagement commun de tout faire pour résorber les crises à répétitions comme celles qui ont emmaillé l’histoire politique du Congo depuis son accession à l’Indépendance le 30 Juin 1960. La Constitution offre, parmi ses lignes maîtresses, une autre forte garantie pour protéger les principes démocratiques contre les aléas de la vie politique pour éviter de sombrer dans le chaos d’avant 2005. Elle est claire et ferme lorsqu’elle stipule que certaines dispositions ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle, y compris celles relatives (1) à la forme républicaine de l’État, (2) au principe du suffrage universel, (3) à la forme représentative du Gouvernement, (4) au nombre et à la durée des mandats du Président de la République, (5) à l’indépendance du pouvoir judiciaire, (6) au pluralisme politique et syndical. »

En plus de toutes les mesures fixées dans le textes, pour cimenter la démocratie en RDC, ce nouveau contrat social affirme et prévoit la séparation des pouvoirs. C’est grâce à ce nouveau cadre politique que le peuple devrait finalement se choisir des dirigeants légitimes pour éviter toutes formes d’usurpation de pouvoir par la gâchette et la violence, comme ce fut le cas par le passé.

Cependant, toutes les institutions sont prises en otage par un seul homme qui contrôle l’ensemble des ressources du pays. Nous payons des taxes mais les services publics sont presque inexistants. Dans un espace de corruption généralisée, nul n’ose plus dénoncer la médiocrité de la performance du gouvernement du fait que, dans ce système, tout le monde est clochardisé et mendie des grâces et faveurs d’un chef de l’état illégitime et incompétent.
Dans cet environnement délétère, la conscience civique collective s’en retrouve paralysée car, l’absence d’un projet collectif fragmente la société et pousse les individus à un agir égoïste, en imitation de ses chefs. C’est ainsi que le mauvais leadership asphyxie les aspirations de toute la nation à une certaine élévation et grandeur dans les valeurs morales et sociales. Heureusement, qu’il existe, dans notre Constitution, l’art. 64…

Analysant les réponses données au cours d’ une de ses rares interview au Journal Allemand Der Spiegel (le 3 Juin 2017), M. Kabila semble peu convaincu qu’il existe un contrat qui lie au peuple. Il ne renie pas seulement tout engagement qui le lie aux Accords de la Saint Sylvestre mais aussi il va jusqu’à insinuer l’idée qu’un changement de la Constitution reste une possibilité, lorsque le peuple, par referendum, choisit de le faire. Mais nous tenons à lui rappeler que l’actuelle Constitution verrouille directement certaines dispositions en ce qui concerne toute possibilité de changement, même par referendum (art.220 de la C.).

Messeigneurs les Évêques, est-il acceptable que le seul intérêt des actuels gouvernants soit celui de se maintenir au pouvoir ? Pour quelles raisons ? Depuis 20 ans, le peuple congolais est systématiquement dépouillé de ses droits. Le Congo-Kinshasa est plongé dans une spirale de guerres, d’insécurité, de tueries massives, d’instabilité institutionnelle et dans une permanente incertitude politique depuis l’année 2016. Tous les indicateurs socio-économiques sont désespérément au rouge. La pauvreté s’accentue et le pays se confirme comme l’un des plus pauvres du monde, en dépit de ses immenses ressources naturelles. Plus de 76% de sa population vit en dessous du seuil de pauvreté. La détérioration du Franc Congolais par rapport aux devises étrangères est le dernier signal de l’agonie d’un système économique de prédation et de pillages des ressources du pays entretenu délibérément.

Le désordre se ressent, se constate et se vit dans tous les domaines. Le tribalisme s’est institutionnalisé, entretenu par M. Kabila lui-même et ses thuriféraires alors qu’il ne cesse de clamer un nationalisme qui n’est qu’un slogan creux. Les actes de mépris de la vie et de la dignité de la personne humaine ne se comptent plus, la brutalité et l’arbitraire sont devenus des marques de fabrique de ce régime qui a en outre érigé la corruption et l’impunité en principes cardinaux de gouvernance. M. Kabila a réussi à instrumentaliser la justice qui a cessé d’être indépendante. De la base au sommet de l’État, l’incompétence et la médiocrité règnent comme jamais auparavant dans l’histoire de ce pays. Le Congo-Kinshasa brûle ! Partout et dans tous les domaines et secteurs de la vie nationale, le chaos s’installe ! Mais personne ne bouge dans le sens de sauver ce qui peut encore être sauvé. Messeigneurs les Évêques, Soyez aux côtés du peuple dans son indignation.

Nous demandons aux Évêques et aux abbés de l’Église de ne pas choisir le silence, en tolérant un pouvoir illégitime, en laissant perpétuer un régime prédateur qui inflige au Congo de s’enfoncer chaque jour un peu plus dans la honte, le ridicule et la misère !
Les ténors de ce régime d’oppression ont-ils oublié le serment solennelle, devant Dieu et toute la Nation Congolaise, de respecter et défendre la Constitution de la République, de sauvegarder l’indépendance et l’intégrité de notre territoire, l’unité nationale et la promotion du bien commun ainsi que la paix ?

TELEMA EKOKI rappelle que nombreux Congolais sont obligés de s’expatrier dans des pays qui n’ont même pas le dixième de ressources que possède la RDC.

TELEMA EKOKI épargnera de vous détailler les classifications honteuses qui voient la RDC à côté de la Somalie et d’autres états faillis, comme l’un des pays les plus pauvres au monde. Combien de nos compatriotes vivent sous une peur constante des invasions, des kidnappings, et des tueries à l’est du pays ? Combien de millions de déplacés interne compte la RDC? Eh bien, 3.8 millions des déplacés internes font de la RDC le pays avec le grand nombre de déplacés internes en Afrique.

La majorité factice au pouvoir attribue ces échecs sécuritaires aux forces négatives étrangères, fussent-elles les ADF, Interahamwe, ou autres, alors qu’il reste vrai que pendant 17 ans au pouvoir, M. Kabila n’a pas réussi à former une armée Républicaine pour défendre les intérêts nationaux. Au contraire, il a lui-même instauré une milice dite « Garde Républicaine » pour se protéger. N’est-ce pas une défaillance grave aux prérogatives d’un Chef de l’État ?

 Chers pères, comment éviter de parler des violences barbares au Kasaï? Un dossier sensible, mais dans lequel l’Église catholique s’est déjà penchée pour dénoncer l’honteuse dimension des tueries des civils. Vous n’êtes pas sans savoir que nombreux parmi nos compatriotes se sont enfouis dans les mois récents vers l’Angola pour fuir être à l’abri des violences entretenues dans les Kasaï ! Ce manque de sécurité généralisée est une preuve que le Congo n’existe plus pour le Congolais mais pour les intérêts de puissances extérieurs. Pourtant, les ténors du régime Kabiliste osent brandir l’existence d’une justice nationale pour empêcher une enquête indépendante et sérieuse sur la crise humanitaire qui secoue le Kasaï, et cela pour empêcher de soulever le voile d’omerta qui protège les responsables de ces . En réalité, chers pères les Évêques, comme à l’époque des violences perpétuées par le mouvement rebelle de « Proxy » nommé M23, la situation dans le grand Kasaï sert d’alibi pour ne pas organiser les élections. Au nom des victimes mortes gratuitement et enterrées dans des fosses communes à travers le pays, TELEMA EKOKI se demande:
Pourquoi devrions-nous accorder encore un minimum de foi en ce président sortant, qui ne fait rien pour le peuple congolais? L’évangile ne nous enseigne-t-il pas qu’on reconnaîtra l’arbre par ses fruits ?

Chers pères les Évêques, vous savez qu’en plus du Kasaï, les fosses communes de Maluku, non loin de Kinshasa, sont demeurées un scandaleux mystère non élucidé. Le Congo a été transformé en un grand cimetière durant les 17 années de règne de Monsieur Kabila, avec des millions des congolais qui ont perdu gratuitement leurs vies.
Des bons dirigeants ne traitent pas la vie humaine sans honneur ni dignité. Un signe de plus que M. Kabila n’a aucun respect pour le peuple, c’est la manière dont il a traité – par l’entremise de son gouvernement – les dossiers critiques comme la violence dans les Kasaï et à Kinshasa. Un premier constat est celui du silence qu‘il affiche, jusqu’à vouloir camoufler l’information par crainte de la pression qu’exerce la communauté internationale sur les institutions, toutes hors mandat, encore illégitimement en place. Combien de fois M. Kabila a-t-il adressé un message de condoléances aux familles Congolaises affligées par la violence ? Le Bilan des morts, le nombre des fosses communes, et la manière dont la communauté internationale est interdite d’enquêter sur ce dossier prouve à suffisance que l’exécutif Kabiliste a quelque chose à se reprocher.

 La situation sécuritaire n’a jamais été aussi alarmante. Pourquoi le disons-nous ? Parce que lorsque nous espérions avoir un pays qui lève une armée républicaine pour protéger le territoire et ses citoyens, nous constatons, avec la plus grande déception, que l’appareil militaire et policier sont au service d’un seul individu et ils se comportent comme des structures militaires d’occupation, d‘ailleurs étant truffées de mercenaires. Par conséquent, il apparaît, pour TELEMA EKOKI, que toutes les crises que nous connaissons dans ce pays, sont créées et entretenues pour nous martyriser et nous chosifier: Cela doit interpeller l’Église.

 La situation économique de notre pays est, quant à elle, catastrophique. N’est-ce pas étonnant que le nouveau Premier Ministre, à peine installé, commence déjà à mendier de l’argent en Occident pour faire fonctionner son administration ? Et si l’on disait aux Congolais ce qu’ils ont fait, pendant 17 ans de règne, pour ne pas organiser et diversifier notre économie ? D’ ailleurs, combien d’argent les apparatchiks du pouvoir n’ont-ils pas versé aux entreprises de lobbying internationales pour redorer l’ image de ce pouvoir corrompu à Washington ? Mais surtout, combien d’argent n’ont-ils pas placé dans les paradis fiscaux? C’est bien dommage que nous ayons un parlement issu de la fraude électoral, mou, incapable de vous forcer à rendre des comptes à la Nation pour lui expliquer comment ont-ils, arrivés à Kinshasa avec de bottes en caoutchouc et un kalachnikov, aient pu amasser autant de richesse en si peu de temps. De surcroît, le Franc Congolais n’arrête pas sa chute libre. Entre 2009 et 2017, l’argent a perdu 300% de sa valeur. Et ce régime se vante d’avoir équilibré le système économique? Celui de la prédation qui laisse nos ressources naturelles entre les mains des multinationales rapaces, oui. Pas celui d’une saine économie de production et de distribution capable d’assurer le respect de la nation Congolaise dans le concert des nations. Alors que la Gecamines a atteint un record historique de plus d’un million de tonnes de production de cuivre, sa contribution au budget national est estimée a plus ou moins 3%, contrairement à 70% vers les années 1980 quand la Gecamines ne produisait que moins de 500 mille tonnes par an. Le rapport du Centre Carter nous en dit plus avec plus de 750 millions de dollars US disparus dans le vide, sans que personne ne soit inquiété.
Mais ce qui est plus grave encore, Messeigneurs les évêques, ce n’est pas seulement l’incapacité de l’actuel président de garantir le respect de la Constitution, d’organiser les élections, ou de promouvoir la sécurité de notre nation.

Ce qui est plus grave, et que le peuple lui reproche, c’est le mépris pour le destin de notre nation et pour le peuple Congolais ; un peuple pourtant grand et noble d’esprit, capable de patience et de pardon. Un peuple en majorité chrétien, un peuple libre a jamais.
C’est ce mépris que le peuple ne pourra plus tolérer.

La crise Congolaise actuelle, vous le savez, est une conséquence directe de la politique menée par M. Kabila. Elle a érodé la confiance que les partenaires du Congo commençaient à placer dans nos institutions. Elle a aussi érodé le capital du self-esteem que le peuple Congolais commençait à bâtir pendant les dix dernières années. Et par conséquent, nous sommes retournés plus de vingt ans en arrière.
TELEMA EKOKI vous demande d‘être auprès et à côté du peuple congolais face aux épreuves tragiques qu‘il endure, pour qu’il puisse encore reconstituer son capital d’espoir et de dignité dans meilleur délais.
L’actuel président sortant se cache derrière la Cour Constitutionnelle comme la seule autorité habilitée à interpréter la Constitution. Mais vous savez que la justice a perdu toute son indépendance. L’accroissement du nombre de prisonniers politiques est la preuve tangible de l‘instrumentalisation de la justice à des fins de répression politique.

La CENCO a accepté d’assumer la charge de promouvoir la libération des prisonniers emblématiques, comme Eugène Diomi Ndongala, J. Claude Muyambo et tant d‘autres, mais malgré la signature d’un accord politique le 31/12/2016 et son chapitre 5 dédié à la décrispation politique, M. Kabila a encore triché, au point de ne pas respecter cet engagement: les prisonniers politiques, des innocents mais aussi des héros vivants ayant eu le courage de se placer à coté du peuple, les mains nues face aux kalachnikovs, croupissent encore en prison.

Le plus grave, Messeigneurs, c’est que ce régime liberticide a de nouveau pris en otage l’avenir de ce grand pays. Seul, abandonné à lui-même, le peuple ne pourra pas réagir; il a besoin que l’Église l’accompagne pour se réapproprier son destin. Vous, chers pères, et son Éminence le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, vous avez tous les soutiens, aussi bien à l’intérieur qu’ à l’extérieur du pays.

Le peuple sait, de conscience et de foi, qu’il demeure le souverain primaire.
Dans le passé, sa terre a été volée, violée, par les intérêts coloniaux. Ensuite, un dictateur l’a contrôlée pendant 32 ans pour les mêmes intérêts. Un autre despote incompétent voudrait maintenant se pérenniser au pouvoir à vie: soyez debout, à coté du peuple, pour dire « Non! » a une nouvelle dictature.

Comme un poète l’a si bien dit « Lorsqu’un jour, le peuple veut vivre, force est pour le Destin de répondre. Force est pour les ténèbres de se dissiper. Force est pour les chaînes de se briser. » L’état Congolais ne pourra pas continuer indéfiniment à être la risée des nations. Et si la vie du Congolais est sans valeur à l’intérieur du Congo, à cause de la brutalité du régime actuel, ou si le Congolais est traité sans dignité ni honneur à l‘étranger, c’est à cause de du manque d’amour pour le pays et de respect pour son peuple, de la part de ses actuels dirigeants.
Au nom de ce peuple meurtri, TELEMA EKOKI ne permettra plus jamais à personne de traiter le Congo et ses enfants avec légèreté, au gré des caprices d’un dictateur et il estime que tolérer M. Kabila au pouvoir pour un jour de plus après le 31 Décembre est une insulte à la mémoire des tous les innocents qui sont tombés sous son règne.
Assez, c’est assez ! Nous voulons vivre, et avec dignité et honneur !
Nos pères les évêques, vous nous avez récemment rappelé notre devoir citoyen de nous mettre debout et de ne pas vivre en esclaves. C’est cet appel que justifie la raison d’être de TELEMA EKOKI.
Voilà pourquoi TELEMA EKOKI, en tant que voix des opprimés, vous demande, chers pères, d’appeler les chrétiens à se mettre debout comme une seul homme, pour combattre les antivaleurs, car la faim qu’on impose à ce peuple, l’arbitraire, l’injustice ou le terrorisme d’état sont des antivaleurs contraires au respect de la dignité humaine que vous prêchez chaque jour dans nos paroisses.
TELEMA EKOKI vous exhorte à ouvrir ensemble, un nouveau chapitre de la théologie de la libération, aidant le peuple congolais à écrire enfin son histoire en lettres de noblesse.
Que Dieu bénisse les travaux de votre Assemblée Générale Extraordinaire.

Daignez, Messeigneurs les Évêques de la CENCO, agréer l’hommage de notre profond respect.

TELEMA EKOKI,
La Voix du Peuple.

accusée de reception courrier de kinshasa telema ekoki aux eve

Instantané 2 (22-11-2017 09-37)Instantané 1 (22-11-2017 09-25)LECTURE DE LA LETTRE OUVERTE CENCO

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