COMMUNIQUE DE TELEMA EKOKI DU 29/11/17: TOUS A LA MARCHE DU 30/11/2017

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TELEMA EKOKI invite tous ses membres et sympathisants à se mobiliser massivement s’impliquant dans la participation à la marche pour exiger le départ immédiat de Kabila et rappeler au peuple qu’il doit se prendre en charge pour sauver la RDC des griffes prédatrices du dictateur.

A cet effet, les membres et sympathisants de TELEMA EKOKI sont invités à s’organiser dans leurs quartiers respectifs pour impliquer le plus grand nombre possible de congolais dans les marches sectorielles qui doivent déboucher dans la mobilisation massive vers le point de convergence, selon le programme prévu par les dirigeants du Rassemblement de l’Opposition

Ce n’est pas la communauté internationale qui sauvera la République Démocratique du Congo mais l’implication massive de tous les citoyens congolais dans leur propre libération.

Nous voulons un nouveau président maintenant !

Fait à Kinshasa le 29/11/2017,
TELEMA EKOKI,
La voix du peuple

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TELEMA EKOKI: « L’Église ne peut plus se placer au centre du village, quand celui – ci brûle » / RÉPONSE AU MESSAGE DES ÉVÊQUES DE LA CENCO DU 27/11/2017

LOGO TELEMATELEMA EKOKI: « L’Église ne peut plus se placer au centre du village, quand celui – ci brûle » 

TELEMA EKOKI a suivi avec intérêt les travaux de l’Assemblée Générale Extraordinaire de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo, CENCO en sigle, au point de sensibiliser messeigneurs les évêques sur l’importance de se placer aux côtés du peuple congolais, en ce moment si tragique et délicat de son histoire.

Nous avions décidé d’envoyer notre message au démarrage des travaux des Évêques, au centre Caritas, le 22/11/2017 afin de les sensibiliser par un sit-in in loco et par une lettre ouverte leur adressée, centrée sur l’appel du peuple congolais à ses pères spirituels, dans un moment de profonde détresse politique, sociale et surtout morale.

Grande a été notre déception de constater, dans le message rendu public le 27/11/2017 par la CENCO, que les messeigneurs n’ont pas osé prendre des risques, en allant jusqu’au bout de leur logique et de leur diagnostic grave sur l’état de déliquescence où est plongée la R.D.Congo en ce moment.

En effet, après le constat amer de la violation totale et complète de l’Accord de la Saint Sylvestre par le régime Kabila, qui a joué – selon les propos des évêques –  jusqu’au fond l’art de l’entorse et de l’embrouille pour se détourner de cet Accord et imposer sa politique du fait accompli, les évêques auraient du se placer aux cotés du faible, de ce peuple privé de ses droits fondamentaux, y compris le droit à la vie et à la libre expression.

Malheureusement, nos pères les Évêques ont préféré jouer aux équilibristes.

Tout en reconnaissant le climat de méfiance qui a entouré la publication d’un calendrier électoral truffé de contraintes et d’hypothèques, la CENCO démobilise le peuple en lui demandant de croire en ce processus électoral irréaliste qui constitue rien de plus qu’un énième étape de la stratégie du glissement.

C’est dommage que ces messeigneurs qui prêchent la vérité soient incapables de la chercher et de la dire dans des moments critiques de l’histoire de la RDC.

Plutôt que tirer toutes les conséquences logiques de ces prémisses désastreuses, les Évêques demandent au peuple congolais d’accepter ce calendrier électoral tout en exigeant le respect de l’Accord de la Saint Sylvestre; de plus, ils demandent que M. Kabila se prononce publiquement pour déclarer qu’il ne briguera un troisième mandat !

TELEMA EKOKI tient à souligner ce qui suit par rapport au message lancé par la CENCO au peuple congolais:

1. Il est contradictoire, de la part des Évêques, de vouloir soutenir l’Accord de la Saint Sylvestre et, au même temps, un processus électoral entouré de méfiance, structuré sur la base d’un calendrier électoral qui est en stricte contradiction avec l’Accord politique parrainé par la CENCO.
En effet l’Accord politique de la Saint Sylvestre prévoyait la tenue des élections avant le 31/12/2017 et la seule possibilité de modification de ce délai aurait du impliquer les nouvelles institutions issues de l’Accord, c.à.d. le gouvernement présidé par le Rassemblement de l’opposition, le CNSA encore présidé par le Rassemblement et une CENI «redynamisée». Alors que la CENCO reconnaît que l’Accord politique signé le 31/12/2017 n’a pas été respecté en ce qui concerne la formation du gouvernement, la mise en place du CNSA et la restructuration de la CENI – sans oublier les mesures de décrispation politique toujours inappliquées à ce jour – il est difficile de comprendre les vœux pieux que les Évêques demandent aux congolais de partager.

En réalité ces vœux pieux concerneraient un processus électoral manifestement incontrôlable car il ne serait pas encadré par les mécanismes politiques de contrôle – check and balance – prévus par l’Accord politique de la Saint Sylvestre.

2. La demande des Évêques, adressée à M. Kabila, de déclarer publiquement qu’il ne se représentera à l’ élections présidentielle pour briguer un nouveau mandat, est doublement étonnante car elle semble oublier qu’il existe une Constitution qui explicitement interdit à M. Kabila de se représenter pour briguer un nouveau mandat présidentiel; d’autant plus que cette demande apparaît, aux yeux de TELEMA EKOKI, plutôt paradoxale, lorsque on sait que M. Kabila, de facto, agissant par la ruse, l’embrouille et la stratégie du glissement, est en train de consommer un troisième mandat inconstitutionnel.

A quoi bon de demander à M. Kabila de déclarer de renoncer à un troisième mandat qui « de facto » il est en train de poursuivre et même de consommer?

3. Dans ce contexte politique où se mêlent méfiance, ruse et non respect du principe de bonne foi –  pacta sunt servanda -, l’appel des Évêques au Président sortant pour qu’il s’implique personnellement dans l’application des mesures de décrispation politique, sonne, aux oreilles des congolais, encore une fois comme un vœu pieux, quand on sait l’hostilité de M. Kabila à libérer ses otages personnels qui sont les prisonniers politiques de la RDC, sur lesquels il s’acharne depuis des années et qui sont soumis à toutes sortes de tortures physiques et morales. Malheureusement, après avoir pris connaissance de cette déclaration superficielle, les prisonniers politiques se considéreront abandonnés par la Cenco, une deuxième fois….

TELEMA EKOKI constate que nos pères spirituels les Évêques ont préféré s’aligner passivement sur la position contradictoire d’une certaine communauté internationale, plus soucieuse de ses intérêts économiques en RDC que de l’avenir du peuple congolais.

Le peuple congolais crie sa souffrance mais la CENCO ne l’écoute pas !

Plutôt que devenir la voix de son peuple opprimé, humilié, chosifié et dans la souffrance – comme la CENCO elle-même dénonce – nos Évêques ont préféré LE LAISSER FAIRE, sans se rendre compte, peut-être, du caractère contradictoire de leur prise de position et du fait qu’ils acceptaient d’assumer un rôle démobilisateur, le moment où les congolais avaient plus besoin d’être accompagnés, par leur pères spirituels, dans leur quête d’une deuxième indépendance face à l’oppression, la répression politique et la confiscation du pouvoir par la force.

Nos pères les Évêques n’ont – ils pas eu échos du scandale des enregistrements de l’Hôtel du Fleuve, une sorte de Watergate congolais qui fait resurgir, des méandres des stratégies maléfiques de la Majorité kabiliste au pouvoir, sa volonté d’imposer, par la corruption, la fraude électorale et la tricherie, une nouvelle forme de parti unique en RDC, tout en avouant d‘avoir volé la victoire aux précédentes élections?

Quelle confiance peut-elle encore susciter une CENI dont les principaux animateurs sont au service direct, prouvé et même publiquement affiché d’une faction politique, la même qui œuvre pour que les élections ne soient pas organisées?

TELEMA EKOKI remercie la CENCO pour le temps consacré à la grave crise institutionnelle, politique, sociale et morale qui frappe notre nation, mais il tient à lui signifier toute sa déception pour avoir ignoré son appel lui adressée par sa lettre ouverte du 22/11/2017: plutôt qu’une « théologie de la libération » les Évêques nous ont proposé une interprétation contradictoire et sans issu de la tragédie congolaise, qui friserait le désespoir si les forces vives et les élites résistantes du pays n‘étaient pas prêtes à relever le défi de la mobilisation des masses, conformément à l’article 64 de la Constitution toujours en vigueur en République Démocratique du Congo.

Peuple congolais, n’écoute pas les sirènes qui te conduiront à ta ruine définitive : tu dois te réapproprier, dans l’unité et la dignité, ta nouvelle Indépendance !

TELEMA EKOKI veut un nouveau président maintenant !

Nous rappelons que l’Église ne peut plus se placer au centre du village, quand celui – ci brûle.

TELEMA EKOKI,

La voix du peuple

 

RD Congo: Si la société civile traditionnelle demeure prudente, les mouvements citoyens ont le vent en poupe : Lucha, Filimbi, Telema Ekoki/ LE SOIR – COLETTE BRAECKMAN

Faire chuter la tension interne, gagner du temps et rassurer l’opinion internationale
: la Commission électorale vise trois objectifs avec la publication de son calendrier.

Faire chuter la tension interne, gagner du temps et rassurer l’opinion internationale : la Commission électorale vise trois objectifs avec la publication de son calendrier. – John Wessels/ AFP.

En publiant le calendrier électoral, qui prévoit que les élections auront lieu à plusieurs niveaux (législatif, provincial et présidentiel) le 23 décembre 2018, la Commission électorale nationale indépendante – Ceni – a tenté de calmer les tensions internes et essayé de gagner du temps en accordant un nouveau délai alors que le mandat du président Kabila est caduc depuis décembre 2016. Mais surtout, elle a voulu faire baisser la pression internationale et désamorcer les sanctions déjà exercées par l’Union européenne et les Etats Unis.

1.  Face au nouveau calendrier proposé, quelle est la réponse de l’Europe et des Etats Unis ?

Prenant au mot les engagements de la Ceni et passant au-dessus des difficultés d’exécution, Washington et l’Union européenne saluent l’engagement pris et le qualifient de « pas significatif » en vue d’une transition pacifique. Le département d’Etat relève que le président Kabila s’est engagé à respecter la Constitution et l’accord de la Saint-Sylvestre et a promis de ne pas briguer de troisième mandat. Mais derrière les encouragements perce aussi l’inquiétude : Kinshasa se voit prié, entre autres, de libérer les prisonniers politiques, de garantir la liberté de réunion et d’association. Tous les Occidentaux, y compris l’Union européenne et la Belgique, insistent aussi sur le fait que la date désormais proclamée sera la dernière à être acceptée. Bruxelles met également l’accent sur la nécessité d’atteindre un consensus entre le pouvoir et l’opposition.

2.  Quelle est la position de l’Union africaine ?

Dans une déclaration commune, l’Union africaine et le représentant des Nations unies à Kinshasa, de même que les organisations régionales africaines, saluent également la publication du calendrier électoral. Le feu vert n’est cependant pas inconditionnel : les autorités congolaises sont priées de prendre toutes les mesures, y compris logistiques, financières, sécuritaires pour permettre l’organisation des élections sur tout le territoire. Appel est également lancé en faveur des « mesures de décrispation », comme la libération des prisonniers politiques.

3.  Pourquoi la » communauté internationale » accepte-t-elle que Kinshasa prolonge ainsi les délais en dépit des engagements pris ?

La première raison est l’impuissance : en dépit des sanctions financières, des mesures ciblant des individus proches du pouvoir, Kinshasa a les moyens de déjouer les pressions, comptant sur d’autres partenaires plus conciliants – la Chine, la Russie, l’Afrique du Sud, entre autres. Une autre raison est la cohérence : est-il bien raisonnable de durcir le ton à l’égard d’un seul pays alors que tant d’autres chefs d’Etat africains sont au pouvoir depuis bien plus longtemps que M. Kabila ? En plus d’un certain « souverainisme » africain, habilement ranimé par le ministre des Affaires étrangères She Okintundu, joue aussi la peur du désordre : les neuf voisins du Congo (qui tirent profit de la situation actuelle en exploitant, chacun à sa manière, la faiblesse de Kinshasa) redoutent aussi les effets d’une guerre civile qui provoquerait des exodes de réfugiés.

4.  L’opposition est-elle en difficulté ?

Oui et non. Alors que la principale revendication des opposants, toutes tendances confondues, est d’exiger le départ de l’actuel chef de l’Etat d’ici la fin 2018, chacun sait que les partis d’opposition n’ont pas les moyens de mener campagne dans un aussi bref délai et ne se sont pas réellement mis d’accord sur la formule d’une « transition sans Kabila ». Si cette solution, qui vient d’être torpillée par la communauté internationale, devait être adoptée, il n’y a guère de consensus ni sur la direction de cette opposition, ni sur sa durée. Même s’ils ne l’avoueront jamais publiquement, les partis d’opposition sont peut-être secrètement soulagés de voir apparaître un nouveau « glissement » propice à toutes les manœuvres, sinon à l’émergence d’un nouveau leadership qui bousculerait les têtes de liste aujourd’hui assez discréditées. En effet, Jean Pierre Bemba est toujours en prison, Vital Kamerhe a perdu de sa crédibilité en participant au premier dialogue, Félix Tshisekedi est loin d’avoir l’aura de son père et se limite à inciter ses partisans à venir l’accueillir lorsqu’il revient de province ou de l’étranger. Quant aux Opérations « Ville Morte », où chacun est invité à ne pas sortir de chez soi pour se rendre au travail, elles ont montré leurs limites dans ce pays où l’on vit au jour le jour.

5.  D’où vient la contestation ?

Si la société civile traditionnelle demeure prudente, les mouvements citoyens ont le vent en poupe : Lucha, Filimbi, Telema Ekoki, d’innombrables groupes de jeunes, d’étudiants sont prêts à descendre dans la rue. Ils appellent à une première journée de protestation ce mercredi 15 novembre avec un mot d’ordre unique : Kabila doit partir. Mais la répression s’annonce implacable, menée par la police, l’armée et aussi des unités spéciales, difficilement identifiables. Une question cruelle et cynique s’impose : combien de morts la répression devra-t-elle faire pour que les pays voisins, les Occidentaux et l’opinion internationale s’émeuvent vraiment de la descente aux enfers du Congo et la jugent inacceptable ? Le fait que les guerres du Kivu, avec leur cortège de pillages, de viols, de massacres, aient été tolérées pendant d’aussi longues années incite au pessimisme : face à l’insoutenable, le seuil de tolérance, au Congo, est plus élevé qu’ailleurs.

Reste l’imprévu : au Congo, provoquée plus par les injustices sociales et les exactions économiques que par les exigences constitutionnelles, l’exaspération populaire est telle que la moindre étincelle pourrait provoquer l’explosion. Mais comme en tant d’autres occasions, lorsque la patience aura vraiment atteint ses limites, personne n’aura rien vu venir.

http://plus.lesoir.be/124283/article/2017-11-14/rd-congo-loppostion-daccord-pour-des-elections-en-2018-mais-sans-kabila

A travers une lettre ouverte : « Telema Ekoki » recommande aux évêques la « Théologie de la libération »/ TEMPETE DES TROPIQUES

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« Théologie de la libération »

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Ce mouvement politico-citoyen a profité de l’Assemblée générale extraordinaire de la CENCO qui se tient à Caritas pour faire entendre sa voix

Une centaine de jeunes membres du mouvement politico-citoyen « Telema Ekoki » étaient en sit-in, hier mercredi 22 novembre, devant le siège de la Caritas. C’était à l’occasion de l’ouverture de l’Assemblée Générale Extraordinaire des Évêques de la CENCO. Ils ont profité de cette circonstance pour adresser une lettre ouverte aux évêques catholiques, à qui ils demandent d’appliquer, désormais, une « Théologie de la libération » en faveur du peuple congolais.

Dans le préambule de cette correspondance, ces jeunes appellent les évêques à regarder ensemble les grandes failles, défaillances et blocages caractérisant le leadership ainsi que la gouvernance du pouvoir actuel, et exigent le départ du chef de l’Etat. « Dans votre vision prophétique, vous savez que ce pays possède un destin politique plus grand que les basses ambitions de ceux qui veulent le prendre en otage », lit-on.

Vu l’impossibilité affichée par la CENI d’organiser les élections à la date fixée par l’accord de la Saint Sylvestre, « Telema Ekoki » estime qu’il s’agit-là d’une preuve de plus que « le président sortant vient de prouver à la face du monde que non seulement il n’est pas capable de conduire ce grand pays vers une issue démocratique pacifique, mais aussi qu’ il n’est pas crédible quant à l’organisation des élections libres et démocratiques ».

Ce mouvement politico-citoyen reconnaît que la CENCO avait, pour le besoin supérieur de la nation, accepté la lourde tâche d’assumer les bons offices d’une médiation qui devait conduire le peuple congolais vers la paix et la prospérité. « Mais les espoirs des Congolais ont, encore une fois de plus, été trahis par le système décadent de Joseph Kabila dont le seul objectif est de se pérenniser au pouvoir ». Pour cette structure qui compte des milliers de jeunes, « Nous payons des taxes mais les services publics sont presque inexistants.

Dans un espace de corruption généralisée, nul n’ose dénoncer la médiocrité de la performance du gouvernement du fait que, dans ce système, tout le monde est clochardisé et mendie des grâces et faveurs d’une seule personne… », pense-t-on. Ils demandent ainsi aux Évêques et aux abbés de l’Église de « ne pas choisir le  silence, en tolérant un pouvoir illégitime, en laissant perpétuer un régime  qui inflige au Congo de s’enfoncer chaque jour un peu plus  dans la honte, le ridicule et la misère ! ».

 Et de rappeler, « chers pères les Évêques, vous savez qu’en plus du Kasaï, les fosses communes de Maluku, non loin de Kinshasa, sont demeurées un scandaleux mystère non élucidé. Le Congo a été transformé en un grand cimetière durant les 17 dernières années, avec des millions des Congolais qui ont perdu gratuitement leurs vies. Des bons dirigeants ne traitent pas la vie humaine sans honneur ni dignité ».

Une situation économique « catastrophique »

Pour ce mouvement, la situation économique de la RDC est, quant à elle, « catastrophique ». « N’est-ce pas étonnant que le nouveau premier ministre, à peine installé, commence déjà à mendier de l’argent en Occident pour faire fonctionner son administration ?», se demande-t-on.

Le Franc Congolais n’arrête pas sa chute libre. Entre 2009 et 2017, l’argent a perdu 300% de sa valeur. Et ce régime se vante d’avoir équilibré le système économique. Pas d’économie de production et de distribution saine capable d’assurer le respect de la nation congolaise dans le concert des nations.

Alors que la Gécamines a atteint un record historique de plus d’un million de tonnes de production de cuivre, sa contribution au budget national est estimée a plus ou moins 3%, contrairement à 70% vers les années 1980 quand elle ne produisait que moins de 500 mille tonnes par an. « Le rapport du Centre Carter nous en dit plus avec plus de 750 millions de dollars US disparus dans le vide, sans que personne ne soit inquiété ». Telema Ekoki demande, donc, aux évêques d’être auprès et à côté du peuple congolais face aux épreuves tragiques qu’il endure, pour qu’il puisse encore reconstituer son capital d’espoir et de dignité dans un meilleur délai.

Décrispation politique : un engagement non respecté

 « L’accroissement du nombre de prisonniers politiques est la preuve tangible de l’instrumentalisation de la justice à des fins de répression politique », à en croire ces jeunes qui rappellent que la CENCO a accepté d’assumer la charge de promouvoir la libération des prisonniers emblématiques, comme Eugène Diomi Ndongala, Jean-Claude Muyambo et tant d’autres, mais malgré la signature d’un accord politique le 31/12/2016 et son chapitre 5 dédié à la décrispation politique, cet engagement n’a jamais été respecté: les prisonniers politiques croupissent encore en prison.

Telema Ekoki conclut en disant que l’Etat congolais ne pourra pas continuer indéfiniment à être la risée des nations. Et si la vie du Congolais est sans valeur à l’intérieur du Congo, à cause de la brutalité du régime actuel, ou si le Congolais est traité sans dignité ni honneur à l’étranger, c’est à cause de du manque d’amour pour le pays et de respect pour son peuple, de la part de ses actuels dirigeants.

« Voilà pourquoi Telema Ekoki, en tant que voix des opprimés, vous demande, chers pères, d’appeler les chrétiens à se mettre debout comme une seul homme, pour combattre les antivaleurs,  car la faim qu’on impose à ce peuple, l’arbitraire, l’injustice ou le terrorisme d’état, sont des antivaleurs contraires au respect de la dignité humaine que vous prêchez chaque jour dans nos paroisses.

Telema Ekoki vous exhorte à ouvrir ensemble, un nouveau chapitre de la théologie de la libération, aidant le peuple congolais à écrire enfin son histoire en lettres de noblesse ».

Par LM

http://www.latempete.info/a-travers-une-lettre-ouverte-telema-ekoki-recommande-aux-eveques-la-theologie-de-la-liberation/

Enjeux de l’heure : « Telema Ekoki » sollicite de la Cénco l’application d’une « théologie de la libération »/ COURRIER DE KINSHASA

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Mercredi 22 Novembre 2017

Le mouvement politico-citoyen demande aux évêques d’appeler les chrétiens à se mettre debout comme un seul homme, pour combattre les antivaleurs. Il les exhorte à « ouvrir ensemble, un nouveau chapitre de la théologie de la libération, aidant le peuple congolais à écrire enfin son histoire en lettres de noblesse ».

 

Le mouvement « Telema Ekoki » a organisé, le 22 novembre, un sit-in devant le siège de la Caritas, à Gombe. Ses membres ont profité de l’ouverture de l’assemblée générale extraordinaire de la Commission épiscopale nationale du Congo (Cénco) pour adresser une lettre ouverte aux évêques catholiques à qui ils demandent l’application d’une « théologie de la libération » en faveur du peuple congolais.

Les évêques ont été invités à regarder ensemble les grandes failles, défaillances et blocages caractérisant le leadership et la gouvernance du pouvoir actuel. Il leur a été exigé de travailler pour le départ du chef de l’Etat. « Dans votre vision prophétique, vous savez que ce pays possède un destin politique plus grand que les basses ambitions de ceux qui veulent le prendre en otage », ont-ils rappelé aux prélats catholiques.

Pour « Telema Ekoki », l’impossibilité affichée par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) d’organiser les élections à la date fixée par l’Accord de la Saint-Sylvestre constitue une preuve de plus que « le président sortant vient de prouver à la face du monde que non seulement il n’est pas capable de conduire ce grand pays vers une issue démocratique pacifique, mais aussi qu’il n’est pas crédible quant à l’organisation des élections libres et démocratiques ».

Les espoirs des Congolais trahis

Ce mouvement politico-citoyen a, par ailleurs, reconnu que la Cénco avait, dans l’intérêt supérieur de la nation, accepté la lourde tâche d’assumer les bons offices pour le dialogue qui devait conduire le peuple congolais vers la paix et la prospérité. Mais, note ce mouvement, les espoirs des Congolais ont, encore une fois de plus, été trahis par le système décadent dont le seul objectif est de se pérenniser au pouvoir. « Toutes les institutions sont prises en otage par un seul homme  qui contrôle l’ensemble des ressources du pays. Nous payons des taxes mais les services publics sont presqu’inexistants. Dans un espace de corruption généralisée, nul n’ose dénoncer la médiocrité de la performance du gouvernement du fait que, dans ce système, tout le monde est clochardisé et mendie des grâces et faveurs d’un chef de l’Etat illégitime… », se convainc cette structure qui compte des milliers de jeunes.

Face à ce tableau, ces jeunes attendent des évêques et des abbés de l’Église catholique de « ne pas choisir le silence, en tolérant un pouvoir illégitime, en laissant perpétuer un régime prédateur qui inflige au Congo de s’enfoncer chaque jour un peu plus dans la honte, le ridicule et la misère ! ». «  Chers pères les Évêques, vous savez qu’en plus du Kasaï, les fosses communes de Maluku, non loin de Kinshasa, sont demeurées un scandaleux mystère non élucidé. Le Congo a été transformé en un grand cimetière durant les dix-sept dernières années, avec des millions des Congolais qui ont perdu gratuitement leurs vies. Des bons dirigeants ne traitent pas la vie humaine sans honneur ni dignité », ont-ils rappelé.

Notant également une situation économique « catastrophique » ainsi que la corruption généralisée, Telema Ekoki demande aux évêques d’être auprès et à côté du peuple congolais face à toutes ces épreuves tragiques qu’il endure, pour qu’il puisse encore reconstituer son capital d’espoir et de dignité dans un meilleur délai.

Des engagements non respectés

Le mouvement a également relevé l’accroissement du nombre de prisonniers politiques. Pour Telema Ekoki, en effet, cela serait la preuve tangible de l’instrumentalisation de la justice à des fins de répression politique. Rappelant à la Cénco que malgré l’acceptation de la libération des prisonniers emblématiques, comme Eugène Diomi Ndongala, Jean-Claude Muyambo et tant d’autres, pour décrisper la situation politique tel que convenu dans l’Accord du 31 décembre 2016, cet engagement ainsi que d’autres contenus dans ce pacte n’ont jamais été respectés. Les prisonniers politiques, précise cette organisation, croupissent encore en prison.

« Telema Ekoki » conclut que l’Etat congolais ne pourra pas continuer indéfiniment à être la risée des nations. « Si la vie du Congolais est sans valeur à l’intérieur du Congo, à cause de la brutalité du régime actuel, si le Congolais est traité sans dignité ni honneur à l’étranger, c’est à cause du manque d’amour pour le pays et de respect pour leur peuple, de la part de ses actuels dirigeants », a appuyé l’organisation. Aussi demande-t-elle aux évêques, en tant que voix des opprimés, d’appeler les chrétiens à se mettre debout comme une seul homme, pour combattre les antivaleurs. Car, a souligné le mouvement, la faim qu’on impose à ce peuple, l’arbitraire, l’injustice ou le terrorisme d’Etat sont des antivaleurs contraires au respect de la dignité humaine que les hommes de Dieu prêchent chaque jour dans leurs paroisses. « Telema Ekoki vous exhorte à ouvrir ensemble, un nouveau chapitre de la théologie de la libération, aidant le peuple congolais à écrire enfin son histoire en lettres de noblesse », a insisté ce mouvement dans sa lettre ouverte.

Lucien Dianzenza
Légendes et crédits photo : Photo: des jeunes du mouvement Telema Ekoki, devant le siège de Caritas Congo.
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SIT-IN DE TELEMA EKOKI DEVANT LA CARITAS ET REMISE DE LA LETTRE OUVERTE ADRESSEE AUX EVEQUES DE LA CENCO EN ASSEMBLEE GENERALE EXTRAORDINAIRE: « N’abandonnez vos enfants sombrer dans la souffrance et le désespoir. » – VIDEO/TEXTE ET IMAGES

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Kinshasa, 22/11/2017

PREAMBULE

Regardons ensemble, Messeigneurs les Évêques Catholiques congolais, les grandes failles, défaillances et blocages caractérisant le leadership et la gouvernance de Monsieur Kabila en RDC et ayons le courage de le dire tout haut: nous exigeons le départ de Monsieur Joseph KABILA, maintenant.
Dans votre vision prophétique, vous savez que ce pays possède un destin politique plus grand que les basses ambitions de ceux qui veulent le prendre en otage. En ce moment critique de l’Histoire de notre pays, TELEMA EKOKI vous adresse ce message, convaincu que vous, nos Pasteurs, animés d’un amour inconditionnel pour ce pays et son peuple, ne pourrez jamais abandonner vos enfants sombrer dans la souffrance et le désespoir.

Lettre ouverte de TELEMA EKOKI aux Évêques de l’Église Catholique Romaine réunis en Assemblée Générale Extraordinaire,
le 22/11/17 à Kinshasa

Messeigneurs les Évêques,

1. La Commission Nationale Électorale dite « Indépendante », CENI en sigle, a annoncé publiquement qu’ il lui sera impossible d’organiser les élections avant la fin de cette année 2017. Ce qui était pourtant le délai prévu dans les Accords avec l’Opposition politique, signés sous l’égide de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo, CENCO en sigle, à la Saint Sylvestre 2016. Ces Accords étaient censés éviter que le pays ne sombre dans le chaos, après la fin du deuxième mandat, le 19 Décembre 2016, de M. Kabila.

2. Une fois de plus, le président sortant vient de prouver à la face du monde que non seulement il n’est pas capable de conduire ce grand pays vers une issue démocratique pacifique, mais aussi qu’ il n’est pas crédible quant à l’organisation des élections libres et démocratiques. Ceci constitue un grand investissement pour l’avenir du pays et pour des générations de Congolaises et de Congolais en faveur desquels nous aimerions aujourd’hui tracer un chemin de vie digne, de liberté et de prospérité.

3. TELEMA EKOKI reconnaît que la CENCO avait, pour le besoin supérieur de la nation, accepté la lourde tâche assumer les bons offices d’une médiation qui devait conduire le peuple congolais vers la paix et la prospérité. Mais les espoirs des Congolais ont encore une fois de plus étaient trahis par le système décadent de Monsieur Kabila et ses animateurs a tous les niveaux et dont le seul objectif est de se pérenniser au pouvoir, par la violence, la loi de la force et non la force de la loi, les emprisonnements des leaders politiques ainsi que et des violations flagrantes des droits fondamentaux des citoyens congolais.

4. Vous-vous souviendrez qu’il n’était pas encore le 19 Décembre l’an dernier lorsque la population Congolaise dénonça les manigances du régime kabiliste pour opérer le glissement dans le calendrier des échéances électorales. Sa protestation fut réprimée par la police le 19 et 20 Septembre 2016. Le bilan des victimes en vies humaines est connu. Alors que M. Kabila avait toujours nié de vouloir manipuler les termes de notre contrat social, pour se maintenir au pouvoir: les faits sont là, pour prouver le contraire.

5. La Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) qui a accompagné le dialogue politique et la signature de l’accord de la Saint Sylvestre a aussi rappelé au peuple Congolais, dans sa lettre du 23 Juin 2017 : « Le pays va très mal ! ». Votre diagnostic, messeigneurs les Évêques de la CENGO, est clair: « Tous les symptômes sont là, notre pays est gravement malade et le mal c’est Joseph Kabila » !

Ce mal, que les actuels dirigeants ne ressent pas, le peuple en ressent le dard. C’est nous, le peuple, qui vivons les souffrances provoquées par la mauvaise gouvernance chaque jour, dans notre chair. Le diagnostic de la CENCO n’a rien de partisan. Il n’est ni Catholique, ni Protestant, ni Kimbanguiste, ni Musulman: il est partagé par tout le peuple congolais et tous les observateurs de bonne foi.

Du moment que les actuels dirigeants n’ont en rien respecté le contrat social qui les lie au peuple, qu’il nous soit donné une seule raison pour que nous les regardions passivement dilapider notre héritage commun sans mot dire. Il est temps que nous le leur rappelions haut et fort : Nous en avons marre!

Dans l’exposé des motifs de notre Constitution, le contrat social entre le peuple et ses dirigeants fonde sur l’engagement commun de tout faire pour résorber les crises à répétitions comme celles qui ont emmaillé l’histoire politique du Congo depuis son accession à l’Indépendance le 30 Juin 1960. La Constitution offre, parmi ses lignes maîtresses, une autre forte garantie pour protéger les principes démocratiques contre les aléas de la vie politique pour éviter de sombrer dans le chaos d’avant 2005. Elle est claire et ferme lorsqu’elle stipule que certaines dispositions ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle, y compris celles relatives (1) à la forme républicaine de l’État, (2) au principe du suffrage universel, (3) à la forme représentative du Gouvernement, (4) au nombre et à la durée des mandats du Président de la République, (5) à l’indépendance du pouvoir judiciaire, (6) au pluralisme politique et syndical. »

En plus de toutes les mesures fixées dans le textes, pour cimenter la démocratie en RDC, ce nouveau contrat social affirme et prévoit la séparation des pouvoirs. C’est grâce à ce nouveau cadre politique que le peuple devrait finalement se choisir des dirigeants légitimes pour éviter toutes formes d’usurpation de pouvoir par la gâchette et la violence, comme ce fut le cas par le passé.

Cependant, toutes les institutions sont prises en otage par un seul homme qui contrôle l’ensemble des ressources du pays. Nous payons des taxes mais les services publics sont presque inexistants. Dans un espace de corruption généralisée, nul n’ose plus dénoncer la médiocrité de la performance du gouvernement du fait que, dans ce système, tout le monde est clochardisé et mendie des grâces et faveurs d’un chef de l’état illégitime et incompétent.
Dans cet environnement délétère, la conscience civique collective s’en retrouve paralysée car, l’absence d’un projet collectif fragmente la société et pousse les individus à un agir égoïste, en imitation de ses chefs. C’est ainsi que le mauvais leadership asphyxie les aspirations de toute la nation à une certaine élévation et grandeur dans les valeurs morales et sociales. Heureusement, qu’il existe, dans notre Constitution, l’art. 64…

Analysant les réponses données au cours d’ une de ses rares interview au Journal Allemand Der Spiegel (le 3 Juin 2017), M. Kabila semble peu convaincu qu’il existe un contrat qui lie au peuple. Il ne renie pas seulement tout engagement qui le lie aux Accords de la Saint Sylvestre mais aussi il va jusqu’à insinuer l’idée qu’un changement de la Constitution reste une possibilité, lorsque le peuple, par referendum, choisit de le faire. Mais nous tenons à lui rappeler que l’actuelle Constitution verrouille directement certaines dispositions en ce qui concerne toute possibilité de changement, même par referendum (art.220 de la C.).

Messeigneurs les Évêques, est-il acceptable que le seul intérêt des actuels gouvernants soit celui de se maintenir au pouvoir ? Pour quelles raisons ? Depuis 20 ans, le peuple congolais est systématiquement dépouillé de ses droits. Le Congo-Kinshasa est plongé dans une spirale de guerres, d’insécurité, de tueries massives, d’instabilité institutionnelle et dans une permanente incertitude politique depuis l’année 2016. Tous les indicateurs socio-économiques sont désespérément au rouge. La pauvreté s’accentue et le pays se confirme comme l’un des plus pauvres du monde, en dépit de ses immenses ressources naturelles. Plus de 76% de sa population vit en dessous du seuil de pauvreté. La détérioration du Franc Congolais par rapport aux devises étrangères est le dernier signal de l’agonie d’un système économique de prédation et de pillages des ressources du pays entretenu délibérément.

Le désordre se ressent, se constate et se vit dans tous les domaines. Le tribalisme s’est institutionnalisé, entretenu par M. Kabila lui-même et ses thuriféraires alors qu’il ne cesse de clamer un nationalisme qui n’est qu’un slogan creux. Les actes de mépris de la vie et de la dignité de la personne humaine ne se comptent plus, la brutalité et l’arbitraire sont devenus des marques de fabrique de ce régime qui a en outre érigé la corruption et l’impunité en principes cardinaux de gouvernance. M. Kabila a réussi à instrumentaliser la justice qui a cessé d’être indépendante. De la base au sommet de l’État, l’incompétence et la médiocrité règnent comme jamais auparavant dans l’histoire de ce pays. Le Congo-Kinshasa brûle ! Partout et dans tous les domaines et secteurs de la vie nationale, le chaos s’installe ! Mais personne ne bouge dans le sens de sauver ce qui peut encore être sauvé. Messeigneurs les Évêques, Soyez aux côtés du peuple dans son indignation.

Nous demandons aux Évêques et aux abbés de l’Église de ne pas choisir le silence, en tolérant un pouvoir illégitime, en laissant perpétuer un régime prédateur qui inflige au Congo de s’enfoncer chaque jour un peu plus dans la honte, le ridicule et la misère !
Les ténors de ce régime d’oppression ont-ils oublié le serment solennelle, devant Dieu et toute la Nation Congolaise, de respecter et défendre la Constitution de la République, de sauvegarder l’indépendance et l’intégrité de notre territoire, l’unité nationale et la promotion du bien commun ainsi que la paix ?

TELEMA EKOKI rappelle que nombreux Congolais sont obligés de s’expatrier dans des pays qui n’ont même pas le dixième de ressources que possède la RDC.

TELEMA EKOKI épargnera de vous détailler les classifications honteuses qui voient la RDC à côté de la Somalie et d’autres états faillis, comme l’un des pays les plus pauvres au monde. Combien de nos compatriotes vivent sous une peur constante des invasions, des kidnappings, et des tueries à l’est du pays ? Combien de millions de déplacés interne compte la RDC? Eh bien, 3.8 millions des déplacés internes font de la RDC le pays avec le grand nombre de déplacés internes en Afrique.

La majorité factice au pouvoir attribue ces échecs sécuritaires aux forces négatives étrangères, fussent-elles les ADF, Interahamwe, ou autres, alors qu’il reste vrai que pendant 17 ans au pouvoir, M. Kabila n’a pas réussi à former une armée Républicaine pour défendre les intérêts nationaux. Au contraire, il a lui-même instauré une milice dite « Garde Républicaine » pour se protéger. N’est-ce pas une défaillance grave aux prérogatives d’un Chef de l’État ?

 Chers pères, comment éviter de parler des violences barbares au Kasaï? Un dossier sensible, mais dans lequel l’Église catholique s’est déjà penchée pour dénoncer l’honteuse dimension des tueries des civils. Vous n’êtes pas sans savoir que nombreux parmi nos compatriotes se sont enfouis dans les mois récents vers l’Angola pour fuir être à l’abri des violences entretenues dans les Kasaï ! Ce manque de sécurité généralisée est une preuve que le Congo n’existe plus pour le Congolais mais pour les intérêts de puissances extérieurs. Pourtant, les ténors du régime Kabiliste osent brandir l’existence d’une justice nationale pour empêcher une enquête indépendante et sérieuse sur la crise humanitaire qui secoue le Kasaï, et cela pour empêcher de soulever le voile d’omerta qui protège les responsables de ces . En réalité, chers pères les Évêques, comme à l’époque des violences perpétuées par le mouvement rebelle de « Proxy » nommé M23, la situation dans le grand Kasaï sert d’alibi pour ne pas organiser les élections. Au nom des victimes mortes gratuitement et enterrées dans des fosses communes à travers le pays, TELEMA EKOKI se demande:
Pourquoi devrions-nous accorder encore un minimum de foi en ce président sortant, qui ne fait rien pour le peuple congolais? L’évangile ne nous enseigne-t-il pas qu’on reconnaîtra l’arbre par ses fruits ?

Chers pères les Évêques, vous savez qu’en plus du Kasaï, les fosses communes de Maluku, non loin de Kinshasa, sont demeurées un scandaleux mystère non élucidé. Le Congo a été transformé en un grand cimetière durant les 17 années de règne de Monsieur Kabila, avec des millions des congolais qui ont perdu gratuitement leurs vies.
Des bons dirigeants ne traitent pas la vie humaine sans honneur ni dignité. Un signe de plus que M. Kabila n’a aucun respect pour le peuple, c’est la manière dont il a traité – par l’entremise de son gouvernement – les dossiers critiques comme la violence dans les Kasaï et à Kinshasa. Un premier constat est celui du silence qu‘il affiche, jusqu’à vouloir camoufler l’information par crainte de la pression qu’exerce la communauté internationale sur les institutions, toutes hors mandat, encore illégitimement en place. Combien de fois M. Kabila a-t-il adressé un message de condoléances aux familles Congolaises affligées par la violence ? Le Bilan des morts, le nombre des fosses communes, et la manière dont la communauté internationale est interdite d’enquêter sur ce dossier prouve à suffisance que l’exécutif Kabiliste a quelque chose à se reprocher.

 La situation sécuritaire n’a jamais été aussi alarmante. Pourquoi le disons-nous ? Parce que lorsque nous espérions avoir un pays qui lève une armée républicaine pour protéger le territoire et ses citoyens, nous constatons, avec la plus grande déception, que l’appareil militaire et policier sont au service d’un seul individu et ils se comportent comme des structures militaires d’occupation, d‘ailleurs étant truffées de mercenaires. Par conséquent, il apparaît, pour TELEMA EKOKI, que toutes les crises que nous connaissons dans ce pays, sont créées et entretenues pour nous martyriser et nous chosifier: Cela doit interpeller l’Église.

 La situation économique de notre pays est, quant à elle, catastrophique. N’est-ce pas étonnant que le nouveau Premier Ministre, à peine installé, commence déjà à mendier de l’argent en Occident pour faire fonctionner son administration ? Et si l’on disait aux Congolais ce qu’ils ont fait, pendant 17 ans de règne, pour ne pas organiser et diversifier notre économie ? D’ ailleurs, combien d’argent les apparatchiks du pouvoir n’ont-ils pas versé aux entreprises de lobbying internationales pour redorer l’ image de ce pouvoir corrompu à Washington ? Mais surtout, combien d’argent n’ont-ils pas placé dans les paradis fiscaux? C’est bien dommage que nous ayons un parlement issu de la fraude électoral, mou, incapable de vous forcer à rendre des comptes à la Nation pour lui expliquer comment ont-ils, arrivés à Kinshasa avec de bottes en caoutchouc et un kalachnikov, aient pu amasser autant de richesse en si peu de temps. De surcroît, le Franc Congolais n’arrête pas sa chute libre. Entre 2009 et 2017, l’argent a perdu 300% de sa valeur. Et ce régime se vante d’avoir équilibré le système économique? Celui de la prédation qui laisse nos ressources naturelles entre les mains des multinationales rapaces, oui. Pas celui d’une saine économie de production et de distribution capable d’assurer le respect de la nation Congolaise dans le concert des nations. Alors que la Gecamines a atteint un record historique de plus d’un million de tonnes de production de cuivre, sa contribution au budget national est estimée a plus ou moins 3%, contrairement à 70% vers les années 1980 quand la Gecamines ne produisait que moins de 500 mille tonnes par an. Le rapport du Centre Carter nous en dit plus avec plus de 750 millions de dollars US disparus dans le vide, sans que personne ne soit inquiété.
Mais ce qui est plus grave encore, Messeigneurs les évêques, ce n’est pas seulement l’incapacité de l’actuel président de garantir le respect de la Constitution, d’organiser les élections, ou de promouvoir la sécurité de notre nation.

Ce qui est plus grave, et que le peuple lui reproche, c’est le mépris pour le destin de notre nation et pour le peuple Congolais ; un peuple pourtant grand et noble d’esprit, capable de patience et de pardon. Un peuple en majorité chrétien, un peuple libre a jamais.
C’est ce mépris que le peuple ne pourra plus tolérer.

La crise Congolaise actuelle, vous le savez, est une conséquence directe de la politique menée par M. Kabila. Elle a érodé la confiance que les partenaires du Congo commençaient à placer dans nos institutions. Elle a aussi érodé le capital du self-esteem que le peuple Congolais commençait à bâtir pendant les dix dernières années. Et par conséquent, nous sommes retournés plus de vingt ans en arrière.
TELEMA EKOKI vous demande d‘être auprès et à côté du peuple congolais face aux épreuves tragiques qu‘il endure, pour qu’il puisse encore reconstituer son capital d’espoir et de dignité dans meilleur délais.
L’actuel président sortant se cache derrière la Cour Constitutionnelle comme la seule autorité habilitée à interpréter la Constitution. Mais vous savez que la justice a perdu toute son indépendance. L’accroissement du nombre de prisonniers politiques est la preuve tangible de l‘instrumentalisation de la justice à des fins de répression politique.

La CENCO a accepté d’assumer la charge de promouvoir la libération des prisonniers emblématiques, comme Eugène Diomi Ndongala, J. Claude Muyambo et tant d‘autres, mais malgré la signature d’un accord politique le 31/12/2016 et son chapitre 5 dédié à la décrispation politique, M. Kabila a encore triché, au point de ne pas respecter cet engagement: les prisonniers politiques, des innocents mais aussi des héros vivants ayant eu le courage de se placer à coté du peuple, les mains nues face aux kalachnikovs, croupissent encore en prison.

Le plus grave, Messeigneurs, c’est que ce régime liberticide a de nouveau pris en otage l’avenir de ce grand pays. Seul, abandonné à lui-même, le peuple ne pourra pas réagir; il a besoin que l’Église l’accompagne pour se réapproprier son destin. Vous, chers pères, et son Éminence le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, vous avez tous les soutiens, aussi bien à l’intérieur qu’ à l’extérieur du pays.

Le peuple sait, de conscience et de foi, qu’il demeure le souverain primaire.
Dans le passé, sa terre a été volée, violée, par les intérêts coloniaux. Ensuite, un dictateur l’a contrôlée pendant 32 ans pour les mêmes intérêts. Un autre despote incompétent voudrait maintenant se pérenniser au pouvoir à vie: soyez debout, à coté du peuple, pour dire « Non! » a une nouvelle dictature.

Comme un poète l’a si bien dit « Lorsqu’un jour, le peuple veut vivre, force est pour le Destin de répondre. Force est pour les ténèbres de se dissiper. Force est pour les chaînes de se briser. » L’état Congolais ne pourra pas continuer indéfiniment à être la risée des nations. Et si la vie du Congolais est sans valeur à l’intérieur du Congo, à cause de la brutalité du régime actuel, ou si le Congolais est traité sans dignité ni honneur à l‘étranger, c’est à cause de du manque d’amour pour le pays et de respect pour son peuple, de la part de ses actuels dirigeants.
Au nom de ce peuple meurtri, TELEMA EKOKI ne permettra plus jamais à personne de traiter le Congo et ses enfants avec légèreté, au gré des caprices d’un dictateur et il estime que tolérer M. Kabila au pouvoir pour un jour de plus après le 31 Décembre est une insulte à la mémoire des tous les innocents qui sont tombés sous son règne.
Assez, c’est assez ! Nous voulons vivre, et avec dignité et honneur !
Nos pères les évêques, vous nous avez récemment rappelé notre devoir citoyen de nous mettre debout et de ne pas vivre en esclaves. C’est cet appel que justifie la raison d’être de TELEMA EKOKI.
Voilà pourquoi TELEMA EKOKI, en tant que voix des opprimés, vous demande, chers pères, d’appeler les chrétiens à se mettre debout comme une seul homme, pour combattre les antivaleurs, car la faim qu’on impose à ce peuple, l’arbitraire, l’injustice ou le terrorisme d’état sont des antivaleurs contraires au respect de la dignité humaine que vous prêchez chaque jour dans nos paroisses.
TELEMA EKOKI vous exhorte à ouvrir ensemble, un nouveau chapitre de la théologie de la libération, aidant le peuple congolais à écrire enfin son histoire en lettres de noblesse.
Que Dieu bénisse les travaux de votre Assemblée Générale Extraordinaire.

Daignez, Messeigneurs les Évêques de la CENCO, agréer l’hommage de notre profond respect.

TELEMA EKOKI,
La Voix du Peuple.

accusée de reception courrier de kinshasa telema ekoki aux eve

Instantané 2 (22-11-2017 09-37)Instantané 1 (22-11-2017 09-25)LECTURE DE LA LETTRE OUVERTE CENCO

COMMUNIQUE DU 17/11/2017: TELEMA EKOKI ANNONCE DES ACTIONS DE MOBILISATION TOUS LES MERCREDI, A PARTIR DE LA SEMAINE PROCHAINE, JUSQU’ AU DÉPART DE M. KABILA

LOGO TELEMACOMMUNIQUE DU 17/11/2017: TELEMA EKOKI ANNONCE DES ACTIONS DE MOBILISATION TOUS LES MERCREDI, A PARTIR DE LA SEMAINE PROCHAINE, JUSQU’ AU DÉPART DE M. KABILA

Fidèle à son objectif  de concrétiser une dynamique de masse capable de se dresser contre la volonté du régime Kabila de confisquer le pouvoir d’état par la force en République Démocratique du Congo, TELEMA EKOKI annonce qu’à partir de mercredi prochain et chaque mercredi organisera des actions de mobilisation des congolais, aussi bien à Kinshasa qu’à l’intérieur du pays – sans oublier la diaspora congolaise – afin de donner l’occasion aux citoyens engagé de coordonner leurs actions pour le départ immédiat de l’imposteur Kabila, conformément à la volonté du peuple congolais et , dans le respect de la Constitution actuellement en vigueur en RDC.

Depuis décembre 2016, un chef de l’état illégal et illégitime se cramponne au sommet de l’état sans en avoir mandat, dressant les militaires et les policiers contre le peuple congolais, en violation du serment qui leur impose le sacrifice suprême pour la défense de la  nation et l‘ordre constitutionnel : « Makila pona Ekolo ». Les vrais congolais en uniforme sont désarmés, clochardisés, alors que des mercenaires sanguinaires, issus de milices et de groupes armés non assimilables à une armée républicaine,  grassement payés et les seuls à être correctement armés, répriment et tuent les citoyens congolais chaque jour.

TELEMA EKOKI demande aux  congolais de s’impliquer, toujours plus nombreux, afin d’exprimer pacifiquement leur volonté de s’approprier leur destin, par des manifestations de masse, des sit-in et des marches, et ainsi montrer la sortie à M. Kabila. Le peuple congolais doit reprendre ses prérogatives de souverain primaire, s’il veut éviter d’assister passivement à l’effondrement institutionnel, social et économique de la RDC,  et de l‘état congolais.

La grave crise institutionnelle  qui frappe le Congo-Kinshasa ne pourra  être surmontée par  la publication de faux calendriers électoraux dont le vrai objectif n’est pas celui de mettre en place un processus électoral crédible,  mais plutôt d’essayer d’endormir le peuple congolais et une communauté internationale distraite, jusqu’ au prochain calendrier électoral toujours fourré de dates hypothétiques et soumis à des contraintes irréalisables. En attendant, les libertés fondamentales sont toujours réprimées et les prisonniers politiques toujours embastillés.

De quel processus électoral crédible, démocratique et inclusif parle-t-on ?

Pour TELEMA EKOKI, la Commission Électorale Nationale dite « Indépendante » (CENI) a prouvé, à maintes reprises, que ses actuels animateurs œuvrent pour retarder les élections et qu’ils sont à la solde d’un président illégal et sans mandat et, à ce titre, se sont déjà disqualifiés.

 Cette perversion du rôle institutionnel conféré à la CENI par la Constitution de la RDC, prouve à suffisance que les congolais n’ont plus rien à attendre de cette Institution d’appui à la démocratie qui  est devenue, par la corruption et la déviation de ses compétences constitutionnelles, un organe au service de la confiscation du pouvoir par M. Kabila et sa bande de courtisans !

Vu la gravité de la situation, nous donneront la voix au peuple congolais pour qu’il puisse rappeler à M. KABILA que ce pays possède un destin politique plus grand que ses ambitions basses et lui crier sa rage : « Non, C’est trop, EKOKI.

Nos actions ne seront pas détaillées en avance, afin de ne pas donner l’occasion au pouvoir décadent qui gouverne à Kinshasa de réprimer nos activités par la force, lançant   ses mercenaires sanguinaires contre  les congolais qui désapprouvent pacifiquement le gouvernement Kabila.

Contrairement aux propos de M. Atundu et de la Majorité Présidentielle, ces mobilisations éclaires aboutiront, progressivement, à une mobilisation de masse d’ici fin décembre 2017.

En avant fier et plein de dignité: Peuple grand, peuple libre à jamais

TELEMA EKOKI,

La voix du peuple congolais