Une flambée de violence à Goma alimente le scénario du pire /COLETTE BRAECKMAN – LE SOIR

Une flambée de violence à Goma alimente le scénario du pire

<span name=cutline_content dam:org_class=paragraph displayname=cutline_content dam:orgTag=cci:cutline_content><p dam:orgTag=cci:p>Des incendies ont éclaté lundi dans certains quartiers de Goma, </p><span xmlns:ccix=http://www.ccieurope.com/xmlns/ccimlextensions value=252 dam:orgTag=ccix:command></span><p dam:orgTag=cci:p>en marge des manifestations contre le régime. </p></span><p dam:orgTag=cci:p><span name=cutline_credit_c dam:org_class=character displayname=LEGENDE_CREDIT dam:orgTag=cci:cutline_credit_c>D.R.</span></p>

Des incendies ont éclaté lundi dans certains quartiers de Goma,

en marge des manifestations contre le régime.

D.R.

Un an, c’est trop pour les pauvres. ». Au lendemain du passage à Kinshasa et à Goma de Nikki Haley, ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU et envoyée spéciale du président Trump, Goma exprimé un sentiment largement répandu : la population renâcle devant le nouveau délai d’un an qui a été donné à la Commission électorale, la Ceni, pour organiser des élections qui auraient dû initialement avoir lieu en 2017.

Alors que des appels à la grève, à une nouvelle journée « Ville morte » avaient circulé dans tout le pays, lancés par le mouvement politico-citoyen Telema Ekoki, c’est à Goma que le mot d’ordre a été le plus suivi : une manifestation a été organisée par le collectif d’actions de la société civile (Casc) dont fait notamment partie le mouvement Lucha (Lutte pour le changement) et qui se plaint quelquefois d’être noyauté par des provocateurs à la solde du pouvoir.

Alors qu’elle se voulait pacifique, la manifestation a en tout cas dangereusement dérapé : un policier a été lapidé dans un quartier populaire, deux autres ont été blessés par des jets de pierres et dans le quartier Majengo, les corps de quatre civils ont été découverts baignant dans leur sang.

Les effets de la crise

Le « ras-le-bol » de Goma est d’autant plus profond que la ville ressent durement les effets de la crise : l’argent ne circule plus et les fonctionnaires ne sont pas payés, pas plus que les députés et les ministres provinciaux. Et, sur le plan sanitaire, le choléra a fait sa réapparition dans la région, car les gens vont puiser les eaux du lac Kivu, très polluées.

Cette manifestation représente la première réponse à la mobilisation lancée par les organisations populaires mais dans les autres villes du pays, et en particulier dans la capitale, Kinshasa, l’appel à manifester n’a été ni relayé ni suivi. A Lubumbashi, des jeunes ont été dispersés par la police à coups de matraques.

 COLETTE BRAECKMAN (AVEC AFP)

BRAECKMAN – LE SOIR

le soir 311017 goma telema ekoki

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