LETTRE OUVERTE DES ELITES RESISTANTES AU PRESIDENT JOSEPH KABILA / TELEMA EKOKI

ENTETE LETTRE OUVERTE A KABILA

Monsieur le Président,

Le peuple congolais ploie encore sous le poids de la misère ; ses conditions de vie sont inhumaines, humiliantes, et dégradantes plus de 57 ans après l’indépendance ; ses dirigeants sont égoïstes et narcissiques. A gorge déployée, le peuple vous crie sa rage. Bientôt, il va se lever, redresser son front longtemps courbé, et clamer à la face des auteurs de sa misère qu’il en a marre : Assez, c’est Assez… Jamais Plus ça !

Profondément affligées par la misère et la souffrance sans précédent qui étreignent le peuple congolais, effrayées par le spectre de désintégration du pays et excédées par l’immobilisme du chef de l’Etat, premier magistrat du pays, tourmentées par les silences froids et les discours troublants du garant constitutionnel de la souveraineté internationale et de l’intégrité territoriale, les élites résistantes du Congo, longtemps à l’écoute des gémissements du peuple congolais, le souverain primaire, décident de s’engager dans la croisade pour sa libération intégrale et définitive. Elles vous disent : Assez…Jamais Plus !

Comme vous avez toujours revendiqué quelque veine révolutionnaire, elles choisissent de vous l’exprimer sans ambages en empruntant la voix et la marche de certains authentiques révolutionnaires qui ont marqué les siècles derniers, vous offrant ainsi l’occasion de vous remémorer peut-être les idéaux entendus jadis dans votre berceau d’enfant de révolutionnaire mais probablement chassés de la mémoire d’adulte une fois dans les matelas d’opulence débordante de la « ravageuse puissance capitaliste et impérialiste » tant honnie ! Et comme les Français en 1789, les élites résistantes du Congo s’engagent à convier le vaillant peuple congolais au même effort libérateur, celui de « couper, pour ainsi dire, en deux leur destinée, et de séparer par un abîme ce qu’ils ont été jusque-là de ce qu’ils veulent être désormais » : d’un côté la réalité de la misère déshumanisante, que vous leur imposez, et de l’autre côté, leur aspiration au bonheur – la sécurité, … et le bien-être, qui sont le principe et fondement de ce cri de rage.

Depuis 20 ans, le peuple congolais est systématiquement dépouillé de ses droits. Le Congo-Kinshasa est plongé dans une spirale de guerres, d’insécurité, de tueries massives, d’instabilité institutionnelle et dans une permanente incertitude politique depuis l’année 2016. Tous les indicateurs socio-économiques sont désespérément au rouge. La pauvreté s’accentue et le pays se confirme comme l’un des plus pauvres du monde, en dépit de ses immenses ressources naturelles. Plus de 76% de sa population vit en dessous du seuil de pauvreté. La détérioration du Franc Congolais par rapport aux devises étrangères est le dernier signal de l’agonie d’un système économique de prédation et de pillages des ressources du pays que vous entretenez délibérément.

Pays-continent peuplé de quelque 100 millions d’âmes et potentiellement l’un des plus riches du monde, le Congo ne s’est jamais affranchi du nanisme chronique de son budget, actuellement bien en-deçà de l’équivalent de 8 milliards de dollars US. Le désordre se ressent, se constate et se vit dans tous les domaines. Le tribalisme s’est institutionnalisé, entretenu par vous-même et vos thuriféraires alors que vous ne cessez de clamer un nationalisme qui n’est qu’un slogan creux. Les actes de mépris de la vie et de la dignité de la personne humaine ne se comptent plus, la brutalité et l’arbitraire sont devenus des marques de fabrique de votre régime qui a en outre érigé la corruption et l’impunité en principes cardinaux de gouvernance. Vous avez réussi à instrumentaliser la justice qui a cessé d’être indépendante et excelle par des jugements iniques contre ceux que vous considérez à tort comme vos ennemis politiques.

De la base au sommet de l’Etat où vous trônez comme le nouveau « Roi du Congo » avec vocation à une « présidence éternelle » dont le « Raïs » a toujours rêvé, l’incompétence et la médiocrité règnent comme jamais auparavant dans l’histoire de ce pays. Le Congo-Kinshasa brûle ! Partout et dans tous les domaines et secteurs de la vie nationale, le chaos s’installe ! Mais personne ne bouge dans le sens de sauver ce qui peut encore être sauvé. Où est passé le garant de la Nation ? Les Chinois avec qui vous avez signé de nombreux contrats léonins qui bénéficient avant tout à vous-même et à vos proches n’ont pas eu tort de penser que « le poisson pourrit par la tête ».

Selon votre propre aveu public, après seize ans d’exercice de pouvoir sans partage, vous aurez été incapable d’identifier quinze personnes passionnées du Congo dans un système que vous avez vous-même malicieusement tissé. Est-ce vraiment le pays qui manquerait de cadres bien formés, compétents et consciencieux ou est-ce finalement les mauvais choix que vous faites de vos collaborateurs ? Sur quels critères vous basez-vous pour les nommer ? La dure réalité est que l’incompétence et le manque de passion pour le Congo se situeraient d’abord dans le chef de son Président ! Et pourquoi, a posteriori, ne les sanctionnez-vous jamais devant des cas d’incompétences criantes, de discours et comportements indignes, de détournements des biens et des deniers publics, et de divers crimes économiques et financiers ? Tenez : Votre conseiller spécial en matière de bonne gouvernance rendrait des rapports étayant les malversations de vos hommes et vous n’en faites pas de suivi. Monsieur Marcellin Cishambo vient de quitter le gouvernorat de Bukavu en emportant près de douze mois de salaires des fonctionnaires provinciaux et vous l’avez repris dans cercle fermé de conseiller. Comment pouvez-vous promettre quelque mieux-être à la population et compter que ses programmes de gouvernement donnent des résultats probants pendant que vous alignez et entretenez intentionnellement des gestionnaires publics notoirement indélicats, qui jouissent insolemment d’une impunité totale de la part du premier magistrat du pays ? Comment interpréter autrement votre silence devant de telles forfaitures si ce n’est que vous êtes – au bas mot – complice vous-même ?

Vous ne pouvez revêtir le costume de révolutionnaire et de patriote congolais si vos faits, gestes et silences trahissent la prédation et la trahison.

Monsieur le Président,

Aux nombreux fléaux qui minent profondément la société congolaise et placent le congolais dans un état de mort civile, s’ajoutent le rétrécissement de l’espace démocratique, la privatisation des médias et des services de sécurité, les violences, les tortures, les violations massives des droits de l’homme, les exécutions sommaires, les massacres, les crimes contre l’humanité, les arrestations arbitraires des opposants politiques et des acteurs de la société civile, les violations récurrentes de la Constitution cautionnées de façon systématique et honteuse par une Cour constitutionnelle asservie et devenue une simple chambre d’enregistrement des volontés d’un président qui devait pourtant être le garant de la Constitution et qui, aux yeux du peuple congolais, s’est rendu coupable du crime imprescriptible de haute trahison contre l’Etat et la Nation après avoir trahi son propre serment constitutionnel .

Monsieur le Président,

Démocratie et participation, droits de l’homme et bien-être social sont reconnus dans et par le monde entier comme des besoins vitaux de tous les peuples. Tout gouvernement qui ne respecte pas les droits fondamentaux du peuple doit compter avec l’indignation, le mépris, la rage et la colère voire même l’insurrection du peuple.

Selon les prescrits constitutionnels, le mandat présidentiel en R.D.Congo est de 5 ans renouvelable une seule fois. Malheureusement, les Congolais constatent avec ahurissement que vous refusez d’admettre l’évidence de la fin de votre deuxième et dernier mandat. Ce sentiment est conforté et par votre silence et par vos multiples propos ainsi que ceux de certains de vos proches collaborateurs, et cela malgré vos promesses répétées de n’avoir aucune intention de réviser l’article 220 de notre Constitution pour vous représenter à la présidence de la République. Le peuple congolais ne se fait plus aucun doute sur le manque de sincérité et de respect de la parole dans le chef de celui qui est présenté comme le « Père de la Nation » et qui se targue d’être le premier magistrat du pays.

Depuis votre avènement à la tête du pays en 2001 dans les conditions que vous connaissez, vous vous êtes subrepticement octroyé les pouvoirs qui vous permettent de tout régenter dans le pays et installent, en vous un sentiment d’omnipotence voire, d’invincibilité et même d’éternité. Pareil sentiment narcissique finit le plus souvent par oblitérer la lucidité des dirigeants dépourvus de sens de la mesure, sourds à la voix de la raison et abusant gravement de leurs prérogatives.

A l’évidence, votre cour compte nombre de collaborateurs zélés qui vous flattent plus qu’ils ne vous servent, vous répétant à longueur des journées : « Monsieur le Président, tout va bien, nous maîtrisons la situation, nous viendrons à bout de toute résistance » ou encore « vous êtes né pour diriger et vous devez gouverner pour toujours » selon des prophéties réinventées pour les besoins de la cause et qui ne sont que fantasmes et le fruit d’une certaine masturbation intellectuelle. Ces durs de votre régime et partisans de la politique du ventre, assurés de recevoir de vous toutes sortes de faveurs, en plus de l’impunité dont ils jouissent ostentatoirement, estiment donner le gage de leur fidélité au « Guide » en délivrant un discours mensonger, outrageant, virulent et belliqueux à l’endroit de tout adversaire du chef, « ennemi de la république », poussent l’outrecuidance de leur « nationalisme » épidermique jusqu’à énerver la Nation. Certains de ceux que votre entourage qualifie d’ennemi de la république ne sont que des prisonniers politiques dont le peuple exige la libération.

Pourtant, votre cour a éventuellement compté quelques rares collaborateurs qui si vous ne les aviez pas éloignés pour plaire à vos courtisans, auraient probablement réussi à vous empêcher de tomber dans la folie du pouvoir, à vous ramener à la raison, à vous accompagner dans le respect de l’Accord de la Saint-Sylvestre et vous aurez préparé psychologiquement à quitter le pouvoir avant que le pouvoir ne vous quitte définitivement en 2017 !

Monsieur le Président,

Le Congo-Kinshasa, longtemps mis en coupe réglée par de puissants lobbies prédateurs, est tombé plus bas que terre. Il y gît sans espoir de se relever. Le discours démagogique, ambivalent et complice ressassé sous des airs faussement nationalistes par des dirigeants prétendus révolutionnaires et nationalistes a fini par désillusionner le peuple congolais au point de se demander : A quoi sert un président ?

Les options que vous avez levées, celles de fouler aux pieds la Constitution et l’Accord de la Saint-Sylvestre, d’instrumentaliser la CENI à vos desseins et d’humilier aux yeux du monde le vaillant peuple congolais, sont politiquement suicidaires. Ces options, sachez-le, ne font qu’aggraver l’insécurité, l’isolement diplomatique, le mépris d’un président totalement désapprouvé qui se maintient au pouvoir par défi, la détérioration de l’économie et la misère sociale. Au fil des années, les Congolais voient leur pays humilié. Le Congo-Kinshasa a cessé d’être un pays normal comme conséquence d’une gouvernance pathétique d’un « président anormal ».

Vos pourfendeurs d’hier devenus vos encenseurs se présentent en porte-étendard de la souveraineté nationale et internationale au point de s’arroger le droit de propriété sur l’homme congolais ! Pourtant, eux comme vous n’êtes pas le peuple congolais. Usant et abusant d’un discours ultra-nationaliste pompeux, souverainiste à fleur de peau, anti-Occident à souhait, discours sur lequel qu’empruntent allègrement les nombreux communicateurs de la Majorité Présidentielle, vos collabos qui vous bernent d’illusions de la reconquête au forceps de la légitimité perdue depuis décembre 2016 ! Ce discours n’enthousiasme guère les Congolais, pas plus qu’il ne les mobiliserait en votre faveur, car plus personne n’a de doute sur les origines réelles actuelles de la catastrophe nationale.

Le mal du Congo-Kinshasa, c’est vous, Mr. Le président ! Il est, en effet, inquiétant de constater que ce nationalisme est le plus souvent invoqué contre l’Occident qui s’émeut quand votre régime faussement nationaliste fait subir à ses propres compatriotes des traitements inhumains et dégradants qui rivaliseraient en inhumanité et en cruauté avec les sévices endurés sous le joug colonial belge ! Vous êtes resté indiffèrent quand vos milices privées massacrent des populations à Beni, au Congo centrale et même au Kasaï. On a compris qu’elles étaient en mission ordonnée par leur « commandant suprême ». Dès lors, évoquer allègrement les noms des illustres combattants de la liberté tels que Simon Kimbangu et Patrice-Emery Lumumba qui ont versé leur sang pour affranchir le Congo-Kinshasa de ce joug colonial pour cacher les crimes, les pillages, les violences et les fosses communes à tout regard inquisiteur des empêcheurs-de-tourner-en-rond occidentaux n’est qu’une vilaine et impudique entourloupette !

Le premier responsable de tous les maux qui minent le Congo-Kinshasa et hypothèquent son avenir et celui de ses enfants, c’est vous, Mr. Le Président ! Vous êtes et serez toujours comptable des crimes commis par vos services qui agissent sous votre autorité et vos ordres. Le rejet général de votre gestion politique – teintée d’arrogance, d’humiliation et de mépris pour le peuple congolais tout entier et pour tous ceux qui tentent de vous ramener sur la voie de la raison – ne fera que s’exacerber, avec l’expansion fulgurante du ‘lumpenprolétariat.’ Contrairement à ce que vous pensez et à ce que croient vos analystes politiques, le peuple congolais n’est plus dupe. Il a identifié le responsable de tous ses maux et promet de lui exercer une résistance à la mesure de son opiniâtreté.

La non-tenue des élections en décembre 2017 entamera irrémédiablement votre crédibilité tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Vous serez partout traité en paria. Votre cercle de légitimité se réduira aux seuls palais de ceux de vos compères africains. L’adversité politique à l’intérieur du pays décuplera très rapidement. La violence des forces de police et des services ne viendra pas à bout de la détermination d’un peuple déchaîné contre la dictature. Et corollairement, la tension s’exacerbant, les villes seront plus animées, avec davantage de manifestations publiques, de journées villes mortes, d’arrestations et de tueries. L’indignation de la communauté internationale gagnera en intensité et avec elle, la spirale des sanctions contre les ténors du régime, et éventuellement contre vous-même, et surtout que vous occupez la fonction de président de manière irrégulière.

Des rébellions armées encouragées nuitamment par votre régime se multiplieront et viendront renforcer les cohortes des tribulations à l’instar des afflictions endémiques qui ont élu domicile dans les régions orientales du pays depuis plus de 16 ans. Le monde entier constatera finalement – y compris les dirigeants des pays amis ayant soutenu le Congo-Kinshasa dans sa croisade de Genève contre l’envoi d’une commission d’enquête internationale sur les tueries au Kasaï – que non seulement vous n’avez jamais été capable, depuis longtemps, de diriger ce pays-continent mais également et surtout que vous êtes en fait vous-même le grand obstacle au retour de la paix politique dans le pays et le plus grand ennemi de la renaissance africaine. Un consensus international viendra renforcer le sentiment général des Congolais pour votre départ immédiat (car vous êtes sans légitimité depuis le mois de décembre 2016), lequel arrive au pas de course et d’une façon ou d’une autre !

Monsieur le Président,

Cette grande humanité a dit assez et s’est mise en marche. (Fidel Castro).

Vous êtes, à côté de votre fonction de président de la République, mari et père de famille. Votre épouse et vos enfants, dont vous assumez une primordiale et éternelle responsabilité, souhaiteraient sans nul doute que vous vous consacriez entièrement à eux après votre mandat contesté à la tête du Congo-Kinshasa. Eux seront et resteront avec vous, quelles que soient les circonstances. Par contre, beaucoup de vos prétendus partisans et « défenseurs » au PPRD et dans la Majorité présidentielle dont la trahison et le vagabondage politique n’est plus à démontrer vous lâcheront, sans état d’âme, aussitôt que la roue de l’Histoire aura tourné contre vous.

Alors, puisque vous êtes le seul maître de votre destin, puisque vous manipulez tout le monde autour de vous, la présente lettre ouverte vous recommande de vous retirer du pouvoir et de laisser aux congolais le soin de reconstruire leur pays. Un choix crucial se présente aujourd’hui à vous : vous donner à vous-même et à votre famille une vie future paisible et honorable et jouir de l’immense grande fortune, fruit de seize ans a la tête de la R.D. Congo – ou vous mettre à dos le peuple congolais et la communauté internationale.

Assumant leur patriotisme, les élites résistantes vous exhortent à « vous retirer » pendant qu’il est encore temps.

La croisade sera certainement longue. Confiantes en la victoire finale certaine, les élites résistantes agiront constamment en éclaireurs déterminés à en finir avec tous les maux caractéristiques de votre passage à la tête de la R.D. Congo, notamment le mensonge, la corruption, les humiliations, la trahison, les violations des droits humains et les assassinats ciblés.

Contrairement à ce que vous imaginez, Mr. Le Président, la résistance ne sera pas seulement une affaire des élites résistantes congolaises, mais celle de tous ces intellectuels qui ploient sous le poids du chômage avec des diplômes universitaires obtenus au prix de mille sacrifices et abnégations, de tous ces jeunes abusivement appelés Kulunas qui ont perdu tout espoir dans l’avenir, de toutes ces femmes et filles victimes des violences, de toutes ces personnes déplacées puisque les terres de leurs ancêtres ont été vendues aux multinationales qui coopèrent avec vous.

La résistance viendra de partout et de tout le peuple congolais dont le front est resté «longtemps courbé » sous un régime autoritaire qui rappelle et dépasse celui de votre prédécesseur et homonyme « Joseph » Mobutu, un peuple appelé à se mettre « Debout » conformément à son hymne national et à « marcher » droit devant lui pour bâtir un pays plus beau qu’avant après près de vingt ans d’une gouvernance calamiteuse sous la présidence du «Raïs » Kabila.

Mr le Président, les élites résistantes et le peuple congolais tout entier que votre régime ne pouvait pas réussir à réduire au silence vous disent gentiment qu’il est temps de vous retirer car votre heure a sonné.

Kinshasa, Bruxelles, Paris, Washington, le 26/09/2017

TELEMA, RD. Congo

Convention des Congolais de l’Etranger (CCE)

Dynamique Shimon Dounia, Groupe Panafricain

SIMA KIVU, Asbl Belgique

LA LETTRE AU FORMAT PDF

Lettre des Resistants

 

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