LA CHASSE AUX ACTIVISTES S’INTENSIFIE EN RDC: LE CAS DE L’ACTIVISTE GAEL LEMA DIAKIESE DE TELEMA EKOKI, HARCELE DEPUIS DES MOIS ET PORTE DISPARU APRES LA MARCHE DU 25/02/2018

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La famille de l’activiste Gaël Lema Diakiese, membre du mouvement politico-citoyen TELEMA EKOKI, est à la recherche de son fils qui, depuis sa participation au sit-in de TELEMA EKOKI, en octobre 2017 devant l’Ambassade des USA à Kinshasa, était devenu une cible privilégié des agents de sécurité, dans sa commune de résidence à Bandalungwa (Kinshasa).

A l’occasion de la marche organisée par le Comité Laïc de Coordination, le 31 décembre 2017, Gaël Lema Diakiese participa à cette initiative pacifique des catholiques dans la paroisse sait François de Sales où il fut arrêté, alors qu’il venait de changer de résidence pour échapper aux menaces grandissantes qu’il subissait à sa précédente résidence de Bandal.

Enlevé par les services de sécurité,  Gaël Lema  fut acheminé à Bakayau, au bureau de la police dit  »Mbata », où il fut soumis à un traitement cruel, inhumain et dégradant.

Gaël Lema fut ensuite acheminé à l’Ipkin, le mardi 02 janvier 2018, alors que sa famille cherchait son lieu de détention au secret.

Coffré dans la chaudière de l’Ipkin pendant 3 jours,  Gaël Lema resta coupé de tout contact avec l’extérieur. C’est dans la soirée du samedi 06 janvier 2018 qu’il fut relâché par un capitaine de police,  après avoir été  auditionné pour  la troisième fois sur son engagement au sein de TELEMA EKOKI. Pendant ce temps, personne n’avait plus de ses nouvelles ni la famille, ni la coordination de son mouvement TELEMA EKOKI.

Le  dimanche du 21/01/2018,  lors d’une promenade,  Lema Diakiese se fera enlever près de l’hôpital de Kintambo, par des hommes en tenue civile et conduisant une voiture  Hiace au vitres fumés où d’autres jeunes étaient entassés.  Tous  passèrent par des coups de bâton et cela pendant trois jours.  Par la suite, ils se feront violemment embarquer sur  des pick-up de la police et seulement à cette occasion comprendront d’être  au cachot de la commune de Ndjili (quartier 1).

Tous furent  transférés à l’Ipkin où, encore une fois,  Lema Diakiese fut traité comme un criminel, pourtant marié et intellectuel de son état. Ils y restèrent jusqu’au mercredi 28 janvier 2018. Sept jours après la marche organisé par les Catholiques, il sera libéré avec d’autres jeunes arrêtés tous à l’occasion de la marche pacifique des chrétiens du 21 janvier 2018. Il était affaibli,  à cause  des tortures physiques et morales endurées, sa détention au secret se déroulant  dans des lieux insalubres, sans contact avec l’extérieur et étant privé   d’eau et de nourriture.

La plus grande inquiétude guette encore sa famille et TELEMA EKOKI car notre camarade   Gaël Lema Diakiese est encore porté disparu depuis la marche pacifique du 25 février 2018 dernier, qui s’est soldée par l’exécution extrajudiciaire de deux jeunes, dont  l’activiste Rossy Mukendi du mouvement citoyen Collectif 2016 et par plusieurs arrestations.

TELEMA EKOKI dénonce, à l’intention de la communauté nationale et internationale, le harcèlement violent et de longue date dont est victime l’activiste Gaël Lema Diakiese, porté disparu depuis le 25/02/2018,  alors que tous ses numéros de téléphones sont toujours inaccessibles et  sa famille n’a aucun signe de vie depuis une semaine.

TELEMA EKOKI exige sa libération immédiate.

Fait à Kinshasa, le 03/03/2018

TELEMA EKOKI

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COMMUNIQUE DE TELEMA EKOKI DU 27/02/2018: « Halte aux meurtres et tortures des activistes des mouvements citoyens! »

COMMUNIQUE DE TELEMA EKOKI DU 27/02/2018: « Halte aux meurtres et tortures des activistes des mouvements citoyens! »

Monsieur Adolphe TSHUNZA MUTOMBO, militant du mouvement politico-citoyen TELEMA EKOKI arrêté le dimanche 25 février 2018 au quartier 3 de Kingasani, a été par acheminé le même jour à l’Ipkin (Inspection générale de la police de Kinshasa) où il a subi des tortures morales et physiques (coups et blessures) pendant 48 heures, pour avoir tout simplement participé à la marche pacifique des chrétiens du 25/02/2018 contre la dictature en RDC. Il vient d’être relâché ce mardi 27 février, après avoir été gravement blessé  à son œil droit et dans d’autres partie de son corps.

Le camarade Adolphe TSHUNZA MUTOMBO a été arrêté avec quatre autres activistes qui militent dans les mouvements citoyens, dont on ignore le lieu de détention à ce jour ainsi que le sors que les forces « du désordre » leur ont réservé.

rossy mukendiTELEMA EKOKI tient aussi à dénoncer, avec la dernière énergie, l’exécution extrajudiciaire de notre camarade et ami Rossy MUKENDI, cadre du  mouvement citoyen « COLLECTI 2016 », lâchement exécuté par la police tirant à balles réelles,  alors qui se trouvait à l’ intérieur de l’ enceinte de la paroisse Saint Benoit, à Kinshasa, toujours la matinée du 25 février 2018.

TELEMA EKOKI rappelle que les assassinats, les enlèvements et les tortures infligées aux   militants pacifiques des mouvements citoyens ne peuvent continuer à rester impunis.

La jeunesse congolaise revendique la vérité et la justice pour la R.D.Congo.

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TELEMA EKOKI,

La voix du peuple

L’Afrique est le futur de l’Europe comme l’Europe est le futur de l’Afrique

Europe-Afrique

L’Afrique est le futur de l’Europe comme l’Europe est le futur de l’Afrique.

M. Kabila ne peut bloquer le droit à la libre circulation des congolais entre les deux continents à cause de son souverainisme daté et ombrageux, qui se solde par l’impossibilité, pour les citoyens congolais, d’obtenir un visa pour l’Europe, après la fermeture imposée de la Maison Schengen.

Résultat de recherche d'images pour La République Démocratique du Congo traverse une impasse politique dangereuse, consécutive à la faiblesse du leadership de M. Kabila, qui impose à notre pays une démarche isolationniste, centrée sur les stratégies fétichistes qu’il concocte dans les chaudrons de sa lugubre ferme de Kingakati, dans l’objectif inavouable de confisquer le pouvoir d’état par la force et faire de ce grand pays au cœur de l’Afrique sa « plantation personnelle ».

Même les signaux de décrispation politique les plus faciles à lancer, comme la libération des prisonniers politiques cités nommément par le Ch.5 de l’Accord de la Saint Sylvestre, restent un obstacle infranchissable par ce régime de l’imposture, qui affectionne la répression politique au plus haut niveau, au point de considère le rétablissement de la justice comme une faiblesse, ne respectant jamais les engagements librement souscrits.

Son Éminence le Cardinal Monsengwo Pasinya a fait sienne une image chère à Telema Ekoki: la RDC est réduite au stade d’immense « prison à ciel ouvert ». Les congolais, actuellement, sont privé du droit de circulation en Europe à cause de la diplomatie ombrageuse de M. Kabila, qui n’a pas peur de jeter « l’enfant avec l’eau sale » , pourvu qu’il puisse continuer à tonner dans le vide sur la scène internationale.

Telema Ekoki ne peut que soutenir, comme la majorité du peuple congolais, la « Révolution pacifique des Rameaux » initiée par l’Église Catholique et le Comité Laïc de Coordination, afin de dire « non » au délire de puissance absolue qui semble aveugler le président de fait de la République Démocratique du Congo, un pays en pleine débâcle économique et sécuritaire, où règne la loi de la jungle.

Un pays dépourvu d’infrastructures, à cause de la léthargie et de la boulimie de richesse des actuels dirigeants et qui a un besoin vital d’investissements et d’amélioration du climat des affaires. Malheureusement, dans la nouvelle jungle kabiliste, l’insécurité juridique bat tous les records, pas seulement polluant dangereusement le climat des affaires mais aussi et surtout anéantissant la sécurité des biens et des personnes.

Cela ne semble pas inquiéter le « Raïs » qui, après des années de silence, se découvre un humour noir logorrhéique à l’occasion de son dernier monologue devant la presse. Le message subliminal est clair: il est prêt à mettre l’Afrique Centrale à feu et à sang, pourvu qu’il demeure le Jupiter de Kingakati.

Des nouveaux anticorps se battent contre les virus qui tuent ce malade en phase terminal appelé RDC: des dignes filles et fils du Congo, qui croupissent en prison depuis des années, pour avoir dit « non » au système de prédation politique et économique que M. Kabila a instauré en RDC; les citoyens, toutes tendances politiques confondues, qui défient l’armada postée en position de tir devant les églises; l’élite catholique, protestante et dernièrement aussi musulmane, qui, dans sa nouvelle posture œcuménique et citoyenne, ose tenir tête au dictateur pour revendiquer les droits inaliénables du peuple congolais.

Faut-il s’attendre à une normalisation de la vie politique dans ce pays?

Rien ne le laisse présager.

Le Comité laïc, l’Église catholique, doivent continuer à maintenir la pression, défier l‘armée de mercenaires qui a déclaré la guerre au peuple congolais et continuer dans sa mission prophétique qui tire sa sève revigorante de la théologie de la libération, la théologie du peuple, chère au Saint Père François et, plus en général, de la théologie politique africaine.

Le Congo a besoin d’une deuxième indépendance, certainement de l’emprise prédatrice des multinationales mais aussi et surtout de l’élite africaine corrompue, qui veut dominer sur l’homme africain, s’alliant à ceux qui l’exploitent, plutôt que l’émanciper, le libérer du joug de la paupérisation et l’ouvrir au monde.

Les gravissimes violations des droits de l’homme en RDC dépassent même notre capacité à les énumérer toutes et à les condamner, en masse.

Terre de massacres, terre où la vie n’a plus de valeur, la RDC a besoin d’une révolution moralisatrice, qui remplace le système de antivaleurs prôné par ses dirigeants.

C’est un combat que la RDC ne peut mener seule: elle a besoin des autres leaders africains qui doivent hausser le ton face aux massacres à grande échelle qui endeuillent notre pays, frappé par la plus grande crise humanitaire au monde. Mais nous avons besoin aussi de l’Europe qui est, géographiquement et culturellement, la plus proche et la plus intéressée au déclenchement d’un vrai développement de l’Afrique Centrale.

Le vieux continent, dans la construction de sa nouvelle identité commune, a besoin de l’Afrique comme l’Afrique a besoin de l’Europe en termes d’échanges, de transferts de technologie, de connaissance ainsi que de commerce.

L’établissement d’une relation plus saine entre l’Afrique et l’Europe passe aussi par la libération du géant congolais de la dictature autiste installée dans ce pays depuis des décennies.

Le peuple congolais compte sur l’ambition de l’Europe à mener enfin sa propre politique étrangère, pour viser ses vrais intérêts à moyen et long terme.

La RDC ne peut être mise à l’écart dans cette dynamique, dans l’intérêt réciproque aussi bien du Congo que de l’Union Européenne.

Au moment où un régime politique décadent et myope se cloître dans un souverainisme de façade, privant les citoyens de la liberté de circulation, le peuple congolais, quant à lui, demande à l’Europe de le soutenir dans son élan vers l’émancipation d’une tyrannie centrée sur la recherche du pouvoir pour le pouvoir, l’enrichissement personnel des dirigeants et l’anéantissement de l’État qui en découle.

Les congolais sont debout: le futur de l’Europe étant l’Afrique, le vieux continent ne peut ignorer son appel de détresse

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TELEMA EKOKI

JOSEPH KABILA EST PRÊT A TRANSFORMER LA R.D.CONGO EN UN ABATTOIR, POURVU QU’IL SE MAINTIENNE AU POUVOIR: PLUS DE 12 MORTS, UNE CENTAINE DE BLESSES, 69 ARRESTATIONS ET 16 BÉBÉS INTOXIQUES AU GAZ LACRYMOGÈNE A LA MATERNITE DES SŒURS DE BINZA, SELON LE BILAN PROVISOIRE DE LA RÉPRESSION VIOLENTE DE LA MARCHE OEUCUMENIQUE, CITOYENNE ET NATIONALE DU 21 JANVIER 2018

entete 21 janvier 2018

Les catholiques, les protestants, les musulmans congolais ont marché, au péril de leur vie, pour revendiquer leur dignité de femmes et hommes libres, ce 21 janvier 2018, dans une marche chrétienne devenue, par la suite, œcuménique, citoyenne et nationale.

Le premier bilan de la répression violente est très lourd: selon des sources de l’Église Catholique et de la Mission de l‘Onu au Congo, Monusco en sigle, il y aurait déjà 12 morts fauchés par des balles réelles tirées à bout portant contre les manifestants pacifiques, une centaine de blessés et plus de 69 arrestations. Certains corps ont été emportés dans des camions militaires et ils seront jetés dans le fleuve Congo ou bien ensevelis anonymement dans des fosses communes, comme les forces du désordre ont l’habitude d’opérer pour d’effacer les traces de leurs crimes.

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KABATANTSHI Isaac, abattu par la GR sur le boulevard Lumumba à Kingasani, quartier 3 au coin de l’avenue Basoko. Père de sept enfants dont un bébé de trois mois, Mr Kabatansthi est un combattant qui prenait pacifiquement part à la marche du 21 janvier organisée par le CLC. Ayant pris part à la messe à la paroisse saint Marc de Kingasani, Isaac s’est éteint à la suite d’une fusillade de la GR venue appuyée la police qui était débordée et ne savait plus arrêter l’élan et l’engagement des habitants de la Tshangu.

 

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C’est le cas d’un sympathisant de TELEMA EKOKI Isaac KABATANTSHI, un homme de 42 ans tué par balle ce 21 janvier 2018, au niveau de l’Avenue Lubua, sur le Boulevard Lumumba, à Kinshasa, dont le corps sans vie a été emporté par des militaires, contre la volonté de son père, présent sur place.

Une jeune fille de 22 ans, Thérèse Mwanza a été tuée, à bout portant, à l’intérieur de l’Eglise Saint François de Kitambo, alors qu’un jeune élève de 15 ans a été blessé à la tête, à Lemba, toujours à l’intérieur d’une Eglise.

THERESE TUE A SAINT FRANCOIS
Paix éternelle à cette jeune fille, Thérèse Mwanza Kapangala (Dechade), 22 ans. Elle était aspirante religieuse et devait porter son foulard de sœur en juillet de l’année en cours. Elle a été tuée d’une rafale de mitraillette ce 21 janvier 2018 dans la Paroisse Saint François de la Sales de Kitambo en marge de la marche pacifique des chrétiens. Elle était fille d’un policier!

therese morte a kitambo

BEBE

16 nourrissons de la Maternité des Sœurs de Binza, qui se trouve à coté de l’Église du Saint Sacrement de Delvaux, à Kinshasa, ont été gravement intoxiqués par le lancement, à l’intérieur de la maternité, de 8 gaz lacrymogènes, lancé d‘une manière criminelle et incontrôlée par les forces du désordre: la vie de 16 bébés intoxiqués a été mise gravement en danger et un nourrisson a du être réanimé, son pronostique vital restant encore engagé.

BINZA

La marche des Chrétiens à Binza Delvaux avec lancement de gaz lacrymogène dont 8 cartouches ont touché la maternité de Soeurs de Binza

Pour TELEMA EKOKI, Le pouvoir sanguinaire et liberticide a décidé de transformer la ville de Kinshasa en un enfer déjà la veille de la deuxième marche des chrétiens, ce 20 janvier 2018.
Des check points érigés un peu partout ont paralysé la ville de Kinshasa, créant des embouteillages monstrueux et une circulation tellement anarchique et incontrôlée que des graves accidents mortels de circulation sont survenus, comme celui d’un taxi bus à Ngaba, à Kinshasa, qui a provoqué la mort de 16 passagers.
Les kinois ont subi des fouilles, pendant des heures, accompagnées des vols habituels d’argent et téléphones portables: c’était un exemple de plus de la « chosification » des congolais dont les forces du désordre affectionnent l‘exercice, avec le but d‘imposer un climat de peur et de terreur. Les policiers bloquaient les véhicules en n’importe quelle position dans les avenues de la capitale, complètement indifférents aux files monstrueuses de véhicules qui se formaient derrière eux.

Le Pasteur Efoko de l’Église de christ au Congo n’a-t-il pas dit qu’il n y a plus d’État en RDC ? Et pour avoir dit la vérité sur la situation catastrophique de la RDC, lors de la dernière prêche à la Cathédrale du Centenaire, le doyen de la Faculté de Théologie de l’Université protestante est obligé d’entrer dans la clandestinité pour se protéger des menaces de mort.

Que cherchaient-ils au juste?

Les bibles, les chapelets ou bien les croix que les chrétiens allaient arborer le lendemain, telles des armes de « destruction massive », pendant la marche interdite des chrétiens qui revendiquent pacifiquement leur liberté? Probablement, comme est-il aussi possible que ces barrages généralisés dans une ville de 10 millions d’habitants visaient à arrêter les prêtres, les opposants qui ont soutenu publiquement la marche et surtout les membres du Comité Laïc de Coordination, le groupe d’intellectuels chrétiens catholiques qui ont appelés les congolais à marcher, encore une fois, le 21 janvier 2018, pour exiger la décrispation politique, et qui sont tous, à leur tour, sous le coup de mandats d’amener après avoir revendiqué la libération des prisonniers politiques et l’exercice du droit à manifester, confisqué arbitrairement en RDC depuis des années.

Ce 21 Janvier 2018, les congolais se sont réveillé au son des cloches à 6h30, alors que le régime Kabiliste, pour le deuxième fois en trois semaine, venait de couper complètement l’internet, sur l’ensemble du territoire national: « Silence, on tue ! ».

Les messes ont été dites très tôt le matin et les congolais ont affloué nombreux dans les paroisses, malgré le déploiement massif de militaires lourdement armés devant les portails des églises.
Les chrétiens de l’Église Saint Joseph de Matonge se sont mis en exergue par leur héroïsme: malgré les menaces et les tirs à balles réelles qui ont blessé au moins 12 paroissiens, ils ont marché, nombreux, arborant les enseignes sacrées: les uns les croix, les autres les chapelets ou bien les bibles. Des chants liturgiques ont défié les tirs incontrôlés de gaz lacrymogènes mais, malgré la violence incompréhensible et incontrôlée des militaires apostés en position de tir devant eux, les chrétiens de Saint Joseph ont marché, les abbés et les sœurs en première ligne, pour dire NON à M. Joseph Kabila, l’autocrate barbare qui souille les tabernacles, qui tues les chrétiens, pourvu qu’il confisque le pouvoir par la force.

A l’Église Saint Augustin la même scène héroïque s’est reproduite, avec les chrétiens catholiques en procession, dont beaucoup ont été blessés (plus de 10) alors qu’ils marchaient avec des branches de palmiers à la main, en chantant des hymnes sacrés.

Dans certaines églises les chrétiens ont été séquestrés à l’intérieur des paroisses, pendant des heures sans possibilité d’en sortir, comme à l’Église Saint Luc, afin qu‘ils ne marchent pas.

A l’Église Saint François de Kitambo une jeune fille de 22 ans a été tuée par balle à l’intérieur de l’Église alors qu’à Lemba, une jeune homme de 15 ans a été gravement blessé à la tête toujours à l’intérieur pas loin de l’autel.

Mais selon les membres de TELEMA EKOKI participant à la marche dans les quartiers très populaires de Masina, Kimbanseke et Kingasani, surtout près du marché de la Liberté, la force brute des Bana Moura n’a pas réussi à freiner les habitants déterminés de ces quartiers périphériques de la capitale congolaise.
A Limete aussi, près de l’ Échangeur, un bastion de l’opposition politique à Kinshasa, la population à marché pour revendiquer son droit de souverain primaire suspendu depuis septembre 2016.

A Lubumbashi, Kisangani, Goma et Beni et bien d’autres villes les congolais ont aussi affronté la répression brutale, manifestant pacifiquement au péril de leur vie.

Malgré la coupure total de l’internet et des SMS, décidée par le régime Kabila pour tuer à huis clos, à l’abri de l’œil critique de l’opinion publique nationale et internationale, les premières informations qui sont parvenues à TELEMA EKOKI font état d’une adhésion massive des congolais à la marche des chrétiens. S’érigeant en mur infranchissable face aux bourreaux qui veulent confisquer le pouvoir par la force, les congolais ont mélangé les chants religieux à ceux plus politiques, exigeant le départ d’un « président » hors mandat, illégitime et illégal et qui n’a aucune intention d’organiser des élections deux ans après la fin de son dernier mandat.

Tout un appareil militaire a été déployé ce 21 janvier 2018 pour empêcher le peuple congolais de réclamer ses droits et son refus catégorique de vivre dans une immense prison à ciel ouvert.
Malgré l’ordre donné de tirer à balles réelle sur des manifestants pacifiques et désarmés, les congolais ont démontré qu’ils sont de plus en plus nombreux à réclamer le départ d’alias Joseph Kabila, leur bourreau nécrophile qui n’hésite pas à transformer leur pays, béni de Dieu, en un enfer de terreur, massacres, violence, insalubrité, 4.000.000 de déplacés internes, famine et injustice pourvu qu’il se maintienne coûte que coûte au pouvoir, ivre des milliards détournés et de la jouissance d’un pouvoir désormais absolu.

Les congolais ont dit « NON » à alias Joseph Kabila, et ils continueront à résister pacifiquement, chaque fois plus nombreux, sans jamais reculer, jusqu’ au départ définitif du despote, dont les mains sont tachées avec le sang de nos martyrs.

Que Dieu bénisse la République Démocratique du Congo,

Fait à Kinshasa, le 22/01/2018

TELEMA EKOKI,
LA VOIX DU PEUPLE CONGOLAIS

 

RD Congo: face à Kabila, le cardinal Monsengwo, un «joker» inattendu / COLETTE BRAECKMAN – LE SOIR

RD Congo: face à Kabila, le cardinal Monsengwo, un «joker» inattendu

DANS CET ARTICLE
Le cardinal de Kinshasa, Laurent Monsengwo, jouit d’un large prestige moral auprès de la population congolaise.

Le cardinal de Kinshasa, Laurent Monsengwo, jouit d’un large prestige moral auprès de la population congolaise. – Photo News.

La société civile, combien de divisions aligne-t-elle ? La classe politique, depuis le décès d’Etienne Tshisekedi, quel leader incontestable, capable de faire descendre les foules dans la rue, peut-elle présenter ? Les pressions internationales, que signifient-elles ? Avec le soutien de la Chine, de la Russie, des voisins africains et peut-être de la France, il y a moyen de contrer les opposants d’autant plus que les Etats, quels qu’ils soient, ont plus d’intérêts que de principes…

Sur le « terrain de jeu » congolais, voici quelques semaines encore, Joseph Kabila, longtemps sous-estimé et enfin révélé dans sa vraie dimension, était incontestablement le plus fort. Arrivé au pouvoir en janvier 2001, il s’était révélé un bon élève de Mobutu, lui-même disciple de Machiavel : capable de diviser une classe politique vulnérable, comptant sur l’efficacité de ses services de renseignement et la capacité de répression de ses forces de sécurité. Tablant sur la bonne volonté des évêques congolais qui s’étaient proposés comme médiateurs, il avait même cru, avec eux aussi, pouvoir jouer au plus malin, retarder autant que possible les échéances électorales et ne pas tenir ses promesses de libération des détenus politiques.

Rôle social

Ayant grandi en Tanzanie, Joseph Kabila, malgré une épouse très croyante, aurait-il sous estimé la capacité de mobilisation de l’Eglise catholique, la puissance de ses réseaux associatifs, de ses relais internationaux ? N’aurait-il pas mesuré le fait que dans ce pays où l’Etat incarne plus l’extorsion et la contrainte que le bien commun, c’est l’Eglise catholique, aux côtés des autres confessions religieuses, qui assure une grande part des services sociaux, de l’enseignement, de la santé ?

Avoir donné à la conférence épiscopale le sentiment d’avoir été flouée après l’accord de la Saint-Sylvestre a représenté une erreur politique qui n’a pas pu être corrigée par la publication de la loi électorale. Mais il y eut pire : avoir porté la violence à l’intérieur des églises – gaz lacrymogènes, tirs à balles réelles et à bout portant sur des chrétiens en prière, arrestations – ressemble fort à une erreur fatale.

Car face au rusé président, poussé à la faute par la manifestation des laïcs chrétiens, le 31 décembre dernier, l’Eglise a sorti son joker, et il est de taille : Monseigneur Monsengwo est monté en ligne. Le cardinal de Kinshasa, indigné par les violences, n’a pas mâché ses mots : « barbarie », « mensonges systémiques » « brutalités policières ». Avec une conclusion accablante, qui vise peut-être toute la classe dirigeante congolaise : « que les médiocres dégagent ».

Le pouvoir a beau démontrer que le prélat avait rencontré à Bruxelles des chefs de l’opposition (dont Moïse Katumbi) et suggérer qu’il y aurait eu manœuvre concertée, rien n’y fera : au Congo comme à Rome, le jugement de Laurent Monsengwo Pasinyia sera considéré comme parole d’Evangile et il fera date.

Figure marquante

En effet, l’archevêque de Kinshasa est à la fois un très haut dignitaire de l’Eglise catholique et une figure marquante de la vie politique congolaise.

Originaire du Bandundu, Laurent Monsengwo, 78 ans, part pour Rome après ses études au grand séminaire de Kabwe et obtient un doctorat en Ecriture sainte à l’Institut biblique pontifical. Intellectuel de haut niveau, il maîtrise le latin, le grec mais aussi l’hébreu, l’araméen et d’autres langues anciennes. Nommé évêque auxiliaire à Inongo puis archevêque à Kisangani, cet aristocrate de l’Eglise ne sillonnera pas beaucoup les brousses abandonnées et les paroisses rurales car en 1984 déjà il est élu président de la conférence épiscopale du Zaïre. Après qu’en 1991 le président Mobutu a décrété la fin du parti unique, la Conférence nationale souveraine sera l’occasion d’un immense « examen de conscience » national au cours duquel s’exprimeront toutes les forces vives de la nation. Voix nasillarde et timbre assuré, « Monseigneur » est élu président de la CNS- Conférence nationale souveraine – dont il dirige les travaux avec autorité. Alors que le président Mobutu, assailli par les critiques, perd peu à peu le contrôle de la situation, qu’Etienne Tshisekedi, élu Premier ministre, refuse d’assumer ses responsabilités et multiplie les manœuvres dilatoires, l’évêque de Kisangani semble être la seule personne sensée de cette fin de règne. Prudent, il refuse même de publier les conclusions des commissions consacrées aux « biens mal acquis » et aux assassinats. Son sens de l’Etat lui vaudra, de 1992 à 1996, d’être président du Haut-Conseil de la République, érigé en Parlement de transition.

La fin du président Mobutu semble alors inéluctable : le « Guide » est miné par le cancer, il est incapable de faire face à l’avancée des troupes rebelles qui progressent inexorablement vers Kinshasa. Dans une ultime tentative, la France proposera même que l’évêque de Kisangani se voie confier, provisoirement, les rênes de l’Etat, mais il est trop tard : le 17 mai 1997 les rebelles entrent dans Kinshasa, Mobutu s’enfuit, Laurent Désiré Kabila devient président, une page est tournée.

« Mon pouvoir est supérieur »

Serein, Monseigneur Monsengwo retourne à ses charges ecclésiastiques, à son diocèse, puis il est élu président du symposium des conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar et vice président de Pax Christi. Il déclarera plus tard « je n’envie pas le pouvoir politique… Si je le voulais, je l’aurais pris en 1997, avec la chute de Mobutu mais je ne l’ai pas fait car mon pouvoir ecclésiastique est mille fois supérieur au pouvoir politique. »

De fait, l’Eglise catholique a besoin de cet intellectuel brillant, de cet homme d’expérience, qui n’a cependant jamais rejoint la théologie de la libération et Benoît XVI, lors du consistoire du 20 novembre 2010, l’élève au rang de cardinal.

A cette occasion, on mesure combien le pouvoir de Kinshasa mesure mal le fonctionnement de l’Eglise : dans un premier temps, par des manœuvres de coulisses, la présidence tente d’influencer la diplomatie vaticane afin d’empêcher la promotion de cet homme jugé trop proche des anciens de l’UDI (union des démocrates indépendants), des conservateurs. Cette tentative s’étant soldée par un échec prévisible, elle est remplacée par les grandes orgues : à grands frais, une importante délégation est envoyée à Rome pour célébrer l’événement et par la suite le nouveau prince de l’Eglise sera accueilli en grande pompe à Kinshasa.

Discret sur le plan politique, le cardinal Monsengwo poursuit son ascension au sein de l’Eglise catholique : il participe au conclave qui élit le pape François en 2013, puis, en signe de confiance, ce dernier le choisit pour représenter l’Afrique au sein d’un groupe de huit prélats chargés de l’épauler dans la réforme de la Curie romaine.

Au courant de tout

Malgré ses responsabilités au sein de l’Eglise, le cardinal de Kinshasa demeure l’un des hommes les mieux informés du pays : il rencontre régulièrement les évêques des autres diocèses et des 160 paroisses de Kinshasa remontent toutes les informations de la base. Il n’ignore rien des carences de l’Etat, des coupures d’eau et d’électricité, des hôpitaux défaillants, des écoles dont les élèves sont chassés s’ils ne peuvent payer le minerval. Il sait que la violence a déplacé quatre millions de citoyens, et que, plus que jamais le Congo ressemble au Zaïre de Mobutu, « un pays où tout se vend et tout s’achète ».

Mais le cardinal sait aussi qu’à l’abri des églises se rassemble la nouvelle génération. Des jeunes qui refusent la corruption du système, qui luttent pour le changement, et qui réagissent au quart de tour lorsque la conférence épiscopale déclare, après l’échec des négociations, que les citoyens devront « se prendre en charge » et qu’un « plan B » sera mis en œuvre.

Nous y voilà. Longtemps préparé dans l’ombre, le mouvement « Telema Ekoki » (Mettez-vous debout) est désormais lancé et l’appel des laïcs n’est que la face visible d’une vague de fond qui secoue le pays et qui pourrait déboucher sur une « transition sans Kabila », c’est-à-dire un pouvoir intérimaire.

Pour diriger cette « TSK » qui se traduirait par de nouvelles tractations politiques, le temps d’organiser de futurs scrutins, plusieurs noms sont cités, dont celui du Docteur Mukwege ou de l’archevêque de KInshasa. Reste à savoir si ces hommes d’expérience sont réellement tentés par cette aventure à hauts risques et ne préféreront pas préserver une posture morale qui les place au-dessus de la bataille…

Le soutien des protestants

 COLETTE BRAECKMAN ET C.B.

Alors que le Comité de concertation des laïcs chrétiens a appelé à une nouvelle manifestation le 21 janvier prochain, les positions de l’Eglise catholique ont obtenu un renfort inattendu. Lors des commémorations marquant le 17e anniversaire de l’assassinat du président Laurent-Désiré Kabila, le pasteur protestant François David Ekofo, s’exprimant face à tous les dignitaires du régime – dont le Premier ministre et l’épouse du président Kabila – dans la cathédrale du Cinquantenaire, a tenu des propos ressemblant à ceux du cardinal Monsengwo. Il a demandé aux dirigeants « de léguer à nos enfants un pays où l’Etat existe réellement » et jugé inadmissible « le fait de dépenser le peu de devises que le pays possède pour importer de la nourriture alors que seuls 10 % des terres potentiellement arables sont exploitées ». Il a aussi suggéré au chef de l ’Etat de « passer le bâton à un autre ». La télévision nationale, qui retransmettait la cérémonie, a interrompu ses émissions.

http://plus.lesoir.be/134620/article/2018-01-17/rd-congo-face-kabila-le-cardinal-monsengwo-un-joker-inattendu


Le soutien des protestants

 COLETTE BRAECKMAN ET C.B.

Alors que le Comité de concertation des laïcs chrétiens a appelé à une nouvelle manifestation le 21 janvier prochain, les positions de l’Eglise catholique ont obtenu un renfort inattendu. Lors des commémorations marquant le 17e anniversaire de l’assassinat du président Laurent-Désiré Kabila, le pasteur protestant François David Ekofo, s’exprimant face à tous les dignitaires du régime – dont le Premier ministre et l’épouse du président Kabila – dans la cathédrale du Cinquantenaire, a tenu des propos ressemblant à ceux du cardinal Monsengwo. Il a demandé aux dirigeants « de léguer à nos enfants un pays où l’Etat existe réellement » et jugé inadmissible « le fait de dépenser le peu de devises que le pays possède pour importer de la nourriture alors que seuls 10 % des terres potentiellement arables sont exploitées ». Il a aussi suggéré au chef de l ’Etat de « passer le bâton à un autre ». La télévision nationale, qui retransmettait la cérémonie, a interrompu ses émissions.

TELEMA EKOKI / LE REGIME BARBARE D’ALIAS KABILA SOUILLE LES TABERNACLES AVEC SES MERCENAIRES LOURDEMENT ARMES, TUE LES MANIFESTANTS PACIFIQUES ET VIOLE LES SYMBOLES SACRES DES CHRÉTIENS : LE SALUT DU PEUPLE CONGOLAIS NE PEUT VENIR QUE DE  LA LEGITIME DEFENSE

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TELEMA EKOKI / LE REGIME BARBARE D’ALIAS KABILA SOUILLE LES TABERNACLES AVEC SES MERCENAIRES LOURDEMENT ARMES, TUE LES MANIFESTANTS PACIFIQUES ET VIOLE LES SYMBOLES SACRES DES CHRÉTIENS :

LE SALUT DU PEUPLE CONGOLAIS NE PEUT VENIR QUE DE  LA LEGITIME DEFENSE

Ce 31 décembre 2017, les congolais ont compris qu’il ne faut plus se faire des illusions:
le pouvoir despotique et liberticide d’ alias Joseph Kabila est prêt à tout pour conserver le pouvoir par la force; même la bienveillante et pacifique Église Catholique Universelle vient de le comprendre, d‘une manière on ne peut plus explicite, après les efforts de médiation consentis pendant deux ans de bons offices, à la demande de celui-la même qui tue aujourd’hui  ses fidèles et ses pasteurs.
Les chars de combat ont été déployés, depuis le soir du 30 décembre 2017,  dans les enceintes des églises et les militaires de la Garde  dite Républicaine assiègent la Cathédrale Notre Dame de Lingwala, dans la ville de Kinshasa mais aussi dans d‘autres villes de la RDC; les paroisses de Saint Luc, Lemba, Saint Joseph à Matonge et des dizaines d‘autres sont barricadées par des déploiements des militaires lourdement armés:
c’est une guerre déclarée par l’Anti-Christ contre le peuple des croyants.
Des scènes d’horreur défilent sous nos yeux; l’ imposture imposée à la tête de la RDC ne cache plus son vrai visage: celui de la violence brute, de la barbarie inculte et de la tyrannie la plus abjecte.
Des messes se sont tenues, malgré tout,  le matin du 31 décembre 2017 et les fidèles de certaines paroisses ont pu marcher, bibles et chapelets à la main, bravant les chars de combat et le tirs de lance-roquettes qui retentissent dans la ville de Kinshasa: ils ont manifesté leur soif de  liberté, de démocratie et du respect de la personne humaine. D’autres ont été pris en otage dans les églises, pendant des heures, car les militaires en position de tir devant les portes des lieux de culte  les ont empêchés de sortir et de marcher. D’autres sont morts, en martyrs de la foi et de la lutte pour la démocratie, ce jour historique de la Saint Sylvestre.
Pour TELEMA EKOKI, c’est une véritable guerre que M. Kabila déclare au peuple congolais.
Inutile de prétendre du bourreau de Tingi-Tingi un quelconque réflexe démocratique: il ne connaît que la force brute et il a détourné l’Armée Congolaises de sa mission constitutionnelle, en la réduisant au rôle de « chien de garde » de son pouvoir, lancé à l’attaque du peuple congolais plutôt qu’à la poursuite des vrais ennemis de la République, toujours plus nombreux et chaque jours plus agressifs.
Les FARDC n’ont plus la charge de la défense de l’État mais celle de la protection du pouvoir personnel, illégitime et illégale de M. Kabila et le groupe de thuriféraires inconscients qui l’entourent: des civils et militaires, aux mœurs légers, prêts à tout en échange du droit de se servir sur l’argent du contribuable congolais, assurés de toute impunité.
Alors que l’Église Catholique Universelle aurait bien voulu exorciser le régime sanguinaire qui sévit au Congo Kinshasa, celui-ci n’a aucune retenue :
les lieux de culte ont été envahis par les soudards, les tabernacles souillés et les abbés arrêtés, comme aux temps immémoriaux  où les chrétiens étaient massacrés dans les amphithéâtres des païens, il y a plus de deux mille ans !
Et tout cela se passe dans le principal pays catholique d’ Afrique !
Kabila et son goût immodéré pour la violence défie le monde civilisé, ses pairs africains, le Pape, le conseil de sécurité de l’Onu et chaque congolais épris de paix et justice: la seule parole qu’il écoute est celle des charlatans qui lui font boire le sang des congolais et faucher des vies en échange de fallacieuses promesses d‘éloigner, le plus possible, le moment où il sera inévitablement appelé à rendre des comptes. Cela ne l’empêche de vivre dans le cauchemar quotidien de la crainte d’être « tué par une balle dans la tête »,  comme il a lui-même l’habitude de confesser à ses proches.
L’imposteur, ivre de sang,  tétanisé par ses peurs, a tout détruit: la Constitution congolaise est réduite à un chiffon pour nettoyer ses bottes de dictateur; les lois ne s’imposent qu’aux adversaires politiques; les institutions publiques sont devenues des cercles d’applaudisseurs automatiques du geste le plus trivial  du « Raïs » ; les prisonniers politiques se multiplient et les leaders de l‘opposition politique sont toujours privés de liberté,  l’économie est à genoux: qu’importe, si les congolais meurent de faim, lorsque le dictateur peut amasser son immense fortune dans des paradis fiscaux et partager les miettes avec sa famille, ses courtisans et ses généraux d’opérette?
Les symboles sacrés de tout un peuple ont été violés, les tabernacles souillés, les rêves d’une solution pacifique à la gravissime crise institutionnelle et humanitaire  qui frappe la RDC se sont définitivement envolés. Kabila transforme le Congo en un enfer quotidien pour des millions de congolais et une « terra nullius » au cœur de l’Afrique, pour le reste du monde.
Le tyran n’a pas de parole. La nouvelle incarnation de Léopold II considère les congolais comme des sous-hommes qui habitent son domaine, la RDCongo, un pays qui  d’ailleurs lui appartiendrait en tant que bien privé.
Cela est contraire au principe de la dignité humaine, enseignée par l’évangile.
TELEMA EKOKI ne  cessera de lutter contre ces dérives et  la chosification du citoyen congolais.
Quand on déploie l’armée contre le peuple et surtout contre des hommes de paix, quand on prive tout un pays de la communication internet pour s’assurer que la répression sauvage puisse continuer à « huis clos » et sans témoins gênants des actes blasphématoires qui sont commis, des exécutions extrajudiciaires, des arrestations qui se sont multipliées ce 31 décembre 2017, des violences quotidiennes contre le peuple congolais devenu esclave dans son propre pays, alors tout dialogue devient pas seulement impossible mais surtout piégé: un poker menteur, dont seul le tyran dicte les règles.
Kabila n’a jamais respecté les principes de la démocratie: il n’ y aura jamais d’élections dans ce pays aussi longtemps qu’elles  ne soient transformées, par une Commission Électorale Nationale dite Indépendante (CENI) complice, en un énième plébiscite en faveur du despote.
Ceux qui parlent de la tenue de véritables élections alors que le peuple congolais est martyrisé, frappé même dans son âme, sont soit des ignares, soit des complices nourris aux mamelles nauséabondes  de la dictature.

 Les martyrs, bible à la main,  de la paroisse St. Alphonse de Matete (3 morts) et ceux de St. Adrien à Ngaba (2 morts),  du marché de la liberté de Masina (2 hommes et 2 femmes décédées), de Kananga (1 mort) et de Lubumbashi (2 morts), selon un bilan macabre encore provisoire, les nombreux blessés, les centaines de fidèles et prêtres  arrêtés, coupables de revendiquer leurs droits de souverain primaire suspendus depuis 2016, réclament Justice.

 Les tueries ignobles de ce 31 décembre 2017 et la guerre  que le régime Kabiliste a déclaré à l’Église Catholique Universelle et au peuple congolais, ont définitivement convaincu TELEMA EKOKI que nous vivons les affres de  la plus féroce dictature du 21ème siècle, détentrice du record mondial des fosses communes, et que le salut du peuple ne peut venir que de la   légitime défense.
Honneur et Gloire aux martyrs catholiques tombés le 31 décembre 2017.
Que Dieu bénisse le peuple congolais.
TELEMA EKOKI                                                                                                 
La voix du peuple
                                                                               LOGO TELEMA
 LES IMAGES DE LA MARCHE DES CHRETIENS DU 31/12/2017  – KINSHASA – BUKAVU

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Rapport de HRW : Telema Ekoki appelle à l’action des Congolais/ LE COURRIER DE KINSHASA

UNE COURRIER KINSHASA 111217 TELEMA EKOKIRapport de HRW : Telema Ekoki appelle à l’action des Congolais

Samedi 9 Décembre 2017 – 13:15

Dans un appel du 8 décembre, le mouvement politico-citoyen Telema Ekoki a dit prendre connaissance, sans surprise, du contenu gravissime du rapport de Human Right Watch (HRW), rendu public au début du mois et faisant état de la haute trahison du président Kabila « qui, accumulant chaque jour qui passe des forfaitures contre le peuple congolais, a commis un crime odieux de plus contre la nation congolaise, en sous-traitant les rebelles du mouvement de proxy filo-rwandais nommé M23, pour en faire une milice supplétive des Fardc et de la police nationale congolaise, afin de réprimer les manifestations pacifiques de l’opposition non armée qui, en septembre, octobre et novembre 2016 se mobilisait contre la violation intentionnelle de la Constitution ». Connus pour leur violence sanguinaire, a noté ce mouvement, les rebelles du M23, défaits par une coalition armée internationale et la Monusco, se sont réfugiés en Ouganda et au Rwanda afin d’échapper aux poursuites pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, demeurant ainsi à la disposition, comme un réservoir de mercenaires, aussi bien de l’Ouganda, du Rwanda, du Burundi que de M. Kabila lui-même.

Telema Ekoki rappelle également les révélations des enquêtes antérieures, qui ont accusé les officiers congolais d’armer ces rebelles du M23 pour semer désolation dans la population congolaise. « Il y a quelques années déjà, le groupe des experts de l’ONU sur la RDC, dont faisait partie  l’estimé Michael Sharp, éliminé dans des circonstances troublantes au Kasaï en 2016, avait mis en exergue et dénoncé la complicité du général Amisi Tango Four, accusé d’armer les M23 en lui vendant les stocks d’armes des Fardc. Selon le rapport très détaillé de HRW, c’est le même général Amisi Tango Four, resté impuni, qui est cité comme le recruteur des rebelles du M23 stationnés en Ouganda et Rwanda. Après les avoir travestis illégalement avec les uniformes de la PNC », a regretté Telema Ekoki. L’organisation a noté que « cette légion étrangères supplétive a été grassement payée pour tuer les Kinois et les Lushois, à l’occasion de la tenue des manifestations populaires pacifiques de l’opposition, fin 2016 ».

S’indigner, se révolter, s’assumer

Après avoir décrit cette situation ainsi que d’autres encore, le mouvement politico-citoyen fait observer aux Congolais qu’ils sont des esclaves dans leur propre pays. « Suivez ce qui se passe dans cette Assemblée nationale de la honte, issue du hold-up électoral de 2011, dont ce régime liberticide voudrait pérenniser les équilibres par l’adoption d’une loi électorale censitaire, qui exclut les vrais représentants du peuple et qui voudrait nous ramener à l’époque du MPR / PPRD parti état par l’introduction de seuils d’éligibilité anticonstitutionnels, sataniques et surtout incompatibles avec la géopolitique multiethnique de notre pays », a relevé Telema Ekoki qui souligne que les équilibres de l’Accord politique de Pretoria, fondation de l’actuelle Constitution, sont piétinés alors que l’Accord politique de la Saint-Sylvestre demeure inappliqué à ce jour.

Telema Ekoki, le régime de Kinshasa serait en guerre contre le peuple congolais, pas seulement pour confisquer le pouvoir d’Etat par la force mais prêt à tout pour mater l’esprit de révolte de ce peuple si fier et si meurtri. Cette association pense que le régime continue à s’enrichir honteusement, bradant les richesses naturelles du pays, sa terre, mais aussi l’argent du contribuable congolais qu’il considère comme un citron qu’on presse à fond pour l’abandonner ensuite à sa misère. Le mouvement politico-citoyen estime qu’ il est temps pour que chaque composante de la nation congolaise s’inspire de sa situation pour réclamer son dû. Il s’indigne également du fait que la communauté internationale, le Conseil de sécurité de l’ONU, à l’unisson avec les évêques catholiques, s’accommodent du travail de l’actuel chef de l’Etat « au point de lui faire un cadeau d’une année de plus de pouvoir prétendument légitimé par un Accord politique inappliqué, en échange d’un faux calendrier électoral qui contient dix-sept contraintes et qui est déjà caduc car, à peine pondu par une soi-disant Commission électorale nationale indépendante, certaines de ses échéances sont déjà dépassées et son financement est toujours incomplet ».

La déclaration relève que des leaders de l’opposition  embastillés, dont le nombre ne fait qu’accroître, sont toujours détenus et les manifestations pacifiques de l’opposition et des mouvements citoyens systématiquement interdites. Quant aux medias publics, poursuit la déclaration, ils sont des organes de propagande au service du régime et aucun droit fondamental n’est garanti et le plus important de tous, celui de la liberté d’expression, est le plus réprimé. Telema Ekoki pense que dans ce contexte, il est impossible que des élections libres et démocratiques puissent se tenir. Ce qui l’amène à lancer un appel à l’action populaire.

« Indignez-vous, chers frères congolais, car ils vous mentent, encore une fois. Indignez-vous, chers Congolais, car sous d’autres cieux, les peuples assument leur responsabilité face à l’histoire et ils arrivent ainsi à arracher leur libération. Armons-nous de notre indignation pour trouver le courage de briser les chaînes de cette dictature sanguinaire et son système d’asservissement, avant que la gorge insatiable de la bête ne dévore complètement notre Congo, émiettant, balkanisant, vendant la seule patrie que nous avons », a souligné ce mouvement.